Après huit années à la barre des Voyageurs

Un bilan émotif pour Fatal

Robert Fatal n'a pu retenir ses larmes hier... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Robert Fatal n'a pu retenir ses larmes hier pour tracer le bilan de ses huit saisons à la barre des Voyageurs. L'entraîneur a pris en charge dernièrement la direction de l'Académie de baseball du Canada.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Robert Fatal a tourné avec beaucoup d'émotion la page sur huit années à la barre des Voyageurs de Saguenay, hier matin. Le nouveau directeur de l'Académie de baseball du Canada estime que l'organisation jonquiéroise est de retour dans les équipes majeures du sport régional.

«Aujourd'hui, je pense qu'on est rendus trois. Il y a les Saguenéens, les Voyageurs et les Marquis», de noter Robert Fatal qui n'a pu retenir quelques larmes dès le début de son point de presse pour faire le bilan de la dernière saison et du même coup, de son règne. «C'est spécial ''coacher'' au Saguenay», a-t-il laissé tomber, mentionnant avoir adoré la proximité avec les partisans et leur enthousiasme.

«Le rêve, quand je suis venu au début, c'était de remplir ces estrades-là. On voulait être l'équipe qui termine en dernier sur son propre terrain, mais surtout de redonner de la crédibilité aux Voyageurs... Je pense que la crédibilité, c'est mission accomplie», de noter Robert Fatal qui a dû s'arrêter à plusieurs occasions dans son intervention afin de reprendre son souffle.

Il a bien sûr rappelé la situation difficile du club à son arrivée en 2008, alors que les Voyageurs n'avaient remporté que neuf victoires et raté les séries éliminatoires, la seule fois sous sa gouverne. «J'allais m'entraîner avec un t-shirt des Voyageurs et je me faisais quasiment pointer du doigt. Il n'y avait rien de gai à faire partie des Voyageurs», de rappeler Robert Fatal.

«En toute franchise, quand j'ai quitté l'Europe pour venir à Jonquière, si on m'avait donné le vrai portrait de la condition de l'équipe, jamais je ne serais venu. La seule raison pourquoi je suis resté, c'est parce que j'ai trop d'orgueil et pour honorer le nom que mon père m'a donné. Je ne voulais pas sortir d'ici comme un perdant, mais aujourd'hui, c'est la journée où je suis le plus heureux de ne pas avoir gagné quand même», de souligner Robert Fatal qui croit fermement que la remise en forme de l'organisation a fait de lui un meilleur entraîneur.

«J'avais un gros palmarès et j'avais beaucoup gagné par le passé. Ça m'a appris à travailler de l'autre côté, quand tu n'es pas du bord gagnant. Je savais que j'avais du caractère, mais ça m'a appris à être persévérant et ça m'a développé une patience incroyable tout au long de ces années. Ça m'a appris aussi à être un peu plus humble. Quand tu es en haut, tu penses que c'est normal et tu ne comprends pas pourquoi les autres ne réussissent pas. Partir d'en bas et remonter une équipe, c'est aussi valorisant», a-t-il raconté, indiquant avoir reçu de 12 à 15 offres lors des dernières années, mais a décidé de terminer ce qu'il avait commencé. «J'ai aimé l'équipe. J'ai le logo tatoué sur le coeur», a-t-il exprimé.

«Je pense que j'ai pris mes responsabilités. Ça aurait été facile en 2009 de quitter le navire pour toutes sortes de raisons. Aujourd'hui, comme homme, je suis capable de me regarder dans le miroir et me dire que j'ai fait la job et que je laisse un héritage aux plus jeunes.»

«Mon seul regret, c'est de ne pas avoir fait gagner l'équipe. Je ne sais pas, mais peut-être qu'un jour je reviendrai pour la faire gagner», de confier Robert Fatal, précisant immédiatement qu'il ne faisait aucune promesse. Il a également profité de la tribune pour remercier les autorités municipales qui ont embarqué dans ses nombreux projets, dont celui de rénover le stade Richard-Desmeules.

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