Revers de 5-1 des Voyageurs

Fatal déçu de l'attitude des siens

Après chaque match des Voyageurs de Saguenay, Robert... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Après chaque match des Voyageurs de Saguenay, Robert Fatal réunit ses joueurs près du troisième coussin pour faire le point avec eux sur ce qui vient de se passer. Le monologue qui a suivi une défaite des 5-1 aux mains des Aigles de Trois-Rivières, hier, a été beaucoup plus long qu'à l'habitude.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Serge Emond
Le Quotidien

Après chaque match des Voyageurs de Saguenay, Robert Fatal réunit ses joueurs près du troisième coussin pour faire le point avec eux sur ce qui vient de se passer. Le monologue qui a suivi une défaite des 5-1 aux mains des Aigles de Trois-Rivières, hier, a été beaucoup plus long qu'à l'habitude.

Plus que le pointage final, l'attitude des joueurs des Voyageurs a irrité l'entraîneur en ce beau lundi soir de juillet. Oui, son équipe avait du pain sur la planche en accueillant une formation qui venait de coller 22 victoires consécutives (un record de la ligue), mais il aurait aimé la voir se battre avec plus de conviction. Fatal a eu l'impression que ses joueurs n'ont jamais cru en leurs chances.

«Je trouve que mes joueurs avaient l'air d'une équipe intimidée contre Trois-Rivières, a lancé Robert Fatal. On aurait dit qu'ils refusaient la compétition. J'aurais aimé voir les gars sortir et dire à Trois-Rivières: «On va vous laisser un message. On vient de battre Montréal (deux fois) et, même si nous sommes blessés, on va vous laisser un message et on sera là en séries et on va vouloir se battre.» Nous étions battus d'avance, même si Trois-Rivières n'a rien fait d'exceptionnel.»

Malgré l'ampleur de la tâche, les Voyageurs ont eu leurs chances de créer une surprise. Principalement en début de rencontre. Après avoir inscrit le premier point du match, ils ont placé trois coureurs sur les sentiers en deuxième manche sans un seul retrait. Ils ont été incapables de tirer profit de cette occasion et le lanceur des visiteurs, Joey Toupin, s'est assuré de fermer la porte pendant le reste du match.

Le reste de la soirée a appartenu aux Aigles et Toupin a pu savourer sa sixième victoire en autant de décisions en limitant les Voyageurs à cinq coups sûrs.

«À part Alexandre Morinville et Vince Knerr, j'aurais aimé voir des gars comme (Philippe) Saad, (Justin) Lévis et (Louis-Xavier) Labrosse prendre le bateau en main et aller en confrontation avec l'autre équipe, a repris Fatal. Certains se sont effacés ce soir.

«J'haïs ça quand on joue un match dans le stade et qu'on a l'impression d'être sur une grosse terrasse. Nous entendions le monde parler dans les estrades. C'est à nous de donner le ton. Si on donne le ton, la foule va suivre. Si on est "flat", la foule va jaser.»

Les Voyageurs n'auront pas à digérer cette défaite bien longtemps puisqu'ils reprendront l'action dès ce soir, à Charlesbourg. Pour l'occasion, Fatal donnera la balle à Édouard Delage.

«J'espère que certains vont se lever», a conclu Fatal.

Retour de Labrosse

Par ailleurs, Robert Fatal a eu une réponse intéressante quand il a été questionné sur le retour au jeu éventuel de Labrosse. Ce dernier est sur la liste des blessés depuis plusieurs semaines en raison d'une fracture d'un doigt.

«Je pense que Labrosse va attendre que la date limite des transactions passe (samedi à midi) parce qu'il n'est pas gros dans ses «shorts». À sa place, moi aussi j'aurais peur. Avec son geste de sans-dessein (il s'est blessé en donnant un coup de poing dans un mur), il nous a mis dans le trouble cette année», a répondu Fatal.

semond@lequotidien.com

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