Un mauvais début de match coule les Sags

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Vincent Deslauriers a marqué le but qui a fait la différence lors de la séance de tirs de barrage.

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Minés par leur début de match, les Saguenéens ont dû se contenter d'un seul point face au Drakkar de Baie-Comeau, dimanche, au centre Georges-Vézina. Beaucoup plus convaincants à partir de la deuxième période, les Chicoutimiens se sont inclinés 3-2 en tirs de barrage.

Les Sags ont bien mal débuté la rencontre, concédant les deux premiers buts aux visiteurs dans les cinq premières minutes. Dès la 12e seconde, le Chicoutimien Jordan Martel a profité d'un bond favorable que n'a pu maîtriser Julien Carignan pour s'amener seul devant Xavier Potvin et le battre d'un bon tir. Puis, bien posté dans l'enclave, Vincent Lavoie a fait 2-0. À mi-chemin en première, les locaux n'avaient qu'un seul tir sur le filet adverse contre 11 pour leurs adversaires. Les Sags ont beaucoup mieux joué par la suite, marquant deux fois en avantage numérique.

En deuxième, Dmitry Zhukenov a récupéré un rebond et avec huit minutes à faire en temps réglementaire, Nicolas Roy a habilement fait dévier le tir de la pointe de Frédéric Allard.

Les deux équipes ont obtenu de très bonnes chances en fin de troisième, mais bizarrement, rien à souligner lors de la prolongation à trois contre trois.

Nicolas Roy a entamé la séance de tirs de barrage avec une superbe feinte, mais Jake Smith et Dmitry Zhukenov ont ensuite été stoppés par Trevor Martin pendant qu'à l'autre bout, Xavier Potvin était déjoué par D'Artagnan Joly et Vincent Deslauriers.

Avant même la première question de son point de presse, l'entraîneur-chef Yanick Jean a lui-même abordé ce fameux début de rencontre très timide des siens. «C'est sûr que si on avait été aussi bons en première que dans le reste du match, je suis convaincu qu'on aurait gagné ce match-là. On s'est compliqué la vie avec notre première, c'est clair», a-t-il admis, concédant que l'erreur d'entrée de jeu avait mis tout le monde sur les talons. Il a toutefois grandement apprécié la suite de la rencontre.

«Pour revenir, on l'a fait en restant à l'intérieur de la structure et non en trichant pour ouvrir la rencontre en donnant des surnombres. C'est la dernière chose qu'on veut faire. Ce n'est pas ça notre équipe. Je calcule qu'on a appris comparé à vendredi face aux Mooseheads», de pointer le pilote des Bleus, concédant qu'il avait fait chaud dans le vestiaire lors du premier entracte.

«Dans ce cas-là, ce n'est pas de voir le verre vide ou plein. C'est vraiment négatif en première avec notre approche mentale et vraiment positif ce qu'on a fait de mieux par la suite, de poursuivre Yanick Jean. Ça va arriver encore qu'on perde 2-0 après cinq minutes. Il y a une manière de réagir. En deuxième et troisième, on l'a très bien fait, contrairement à vendredi.»

Éthique de travail

Pour Yanick Jean, la recette du succès se résume à un seul mot: travail. C'est également ce qui a fait la différence entre les 20 premières minutes et les 45 suivantes.

«Quand tu n'as pas la bonne approche ou que tu penses que tu vas gagner sans avoir la pédale au plancher, tu te brûles», d'indiquer l'entraîneur-chef.

«Je ne suis pas convaincu qu'on avait 20 joueurs qui pensaient devoir travailler à fond pour remporter ce match-là. Je ne suis pas sûr de ça», de confier Yanick Jean, axant sur la parité à travers la LHJMQ.

Il a d'ailleurs rappelé que le Drakkar, installé au 16e rang du classement, n'est qu'à huit points des Sags et du 8e rang.

Le temps supplémentaire sourit au Drakkar

Le Drakkar et le temps supplémentaire vont bien ensemble. En quatre matchs lors de la dernière semaine, la formation de la Côte-Nord a étiré le plaisir et trois fois, elle a ramené le point boni.

Pas plus tard que samedi, le Drakkar l'avait également emporté en fusillade après avoir effectué une remontée à domicile face aux Mooseheads d'Halifax. «Rendu là, il n'y a plus de stratégie. On s'accote et on regarde ça aller, mais ce sont des points qui sont importants. Ça fait une différence pareil entre gagner et perdre. L'ambiance dans le vestiaire est différente. Avec ce qu'on est en train de construire, c'est positif», de laisser tomber l'entraîneur-chef Martin Bernard, notant une nette progression dans le jeu des siens à trois contre trois.

Mine de rien, après avoir raté les séries la saison dernière, le Drakkar cumule les points à un rythme beaucoup plus élevé cette saison. «On met des choses en place. Rien n'est plus important que le processus cette saison, mais en même temps, d'avoir des résultats ici et là et mettre des points au classement, ça aide beaucoup», de souligner Martin Bernard, ne se formalisant pas trop du retour des Sags dans la rencontre.

«Les Sags ont levé leur jeu d'un cran. Je suis convaincu que Yanick va dire dans son point de presse que ses joueurs n'étaient pas sur leur meilleur jour en première. De notre côté, samedi, ç'a été un match très émotif où on a brûlé beaucoup de cartouches. J'ai senti une fatigue non seulement physique, mais mentale. Au lieu de se contenter de faire des jeux simples, on garrochait la rondelle partout et les Sags avaient toujours l'occasion de récupérer la rondelle. Ils ont eu beaucoup de temps de possession pour cette raison», d'expliquer Martin Bernard.

Le Chicoutimien Jordan Martel connaît du succès offensivement... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.0

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Le Chicoutimien Jordan Martel connaît du succès offensivement avec le Drakkar de Baie-Comeau depuis qu'il évolue à l'aile gauche.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Jordan Martel: productif à sa deuxième saison

À sa deuxième saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Jordan Martel s'établit comme un attaquant de premier plan avec le Drakkar.

En marquant dès la 12e seconde face aux Saguenéens, l'attaquant originaire de Chicoutimi a fait d'une pierre deux coups, dépassant son total de buts et de points de la saison dernière (58 matchs), avec son 9e filet de la saison et son 19e point, en 27 rencontres.

L'entraîneur-chef du Drakkar, Martin Bernard, était convaincu que Martel était en mesure d'être l'un des piliers offensifs de la formation de la Côte-Nord.

«Les vidéos que j'avais visionnées et les matchs que j'avais regardés, je voyais de belles choses. J'aimais son patin et ses mains. Maintenant, comment il était pour réagir à l'enseignement pour le faire progresser, c'est une donnée que je n'avais pas. Il réagit bien. Il a beaucoup d'enthousiasme et est agréable à diriger», de raconter Martin Bernard, très heureux de l'avoir muté à l'aile gauche, même s'il lance de la droite.

«Le déclic s'est fait là, d'estimer l'entraîneur. Il est excellent pour déborder et utiliser sa vitesse. Quand il jouait à droite, il était tout le temps en train de se ramener de l'autre bord. Depuis qu'il est à gauche, ça va bien. Il est bien alimenté par Vincent Deslauriers. Avec Simon Chevrier, ce sont trois joueurs qui se complètent bien.»

Pointes de plume

• L'attaquant américain Matt Jones a décidé de quitté le Drakkar plus tôt cette semaine pour retourner à Phoenix, en Arizona. L'entraîneur-chef Martin Bernard désire poursuivre le mouvement jeunesse et ne pouvait garantir autant de temps de glace au vétéran de 20 ans qui montrait une récolte de 14 points en 21 rencontres...

• Acquis par le Titan le mois dernier pour pallier à la blessure du gardien Calvin Pickard, Simon Boudreault-Belzile a maintenant remporté ses quatre derniers départs. L'ancien des Élites de Jonquière dans le midget AAA maintenant avec les Jeannois d'Alma dans le circuit collégial n'affiche pas des statistiques impressionnantes (3,95 et .875), mais trouve une manière de gagner des matchs...

• Sans surprise, German Rubtsov participera au camp final de l'équipe russe en vue du Championnat mondial junior. Dimanche, dans un match de la Ligue continentale avec la formation de Vityaz, il n'a été sur la patinoire que pour 1min35 et n'a fait qu'une seule présence après la première période. Il n'a toujours pas obtenu de point en 14 rencontres...

• Blessé, l'attaquant de 20 ans Ryan Verbeek n'a pas été en mesure d'affronter le Drakkar. Yanick Jean a assuré qu'il n'avait pas été laissé de côté. La veille, l'entraîneur-chef avait signifié son insatisfaction envers le rendement de l'Ontarien qui s'était entraîné sur le 4e trio. «Il aurait joué. Vous savez sur quelle ligne, mais il aurait joué», d'indiquer le pilote des Bleus...

• Les Sags faisaient du temps supplémentaire pour une huitième fois cette saison. Ils mènent d'ailleurs la LHJMQ à ce chapitre, à égalité avec les Remparts, et malgré la défaite, connaissent du succès. Ils ont subi dimanche leur premier revers en fusillade, en quatre occasions, et ont récolté 14 points sur une possibilité de 16 en temps supplémentaire...

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