Record d'anglophones chez les Sags

L'Ontarien Noah Bushnell est l'un des six anglophones... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'Ontarien Noah Bushnell est l'un des six anglophones à faire partie de la formation de Yanick Jean.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Au début de la saison 2016-2017, l'alignement des Saguenéens comptera plus d'anglophones que jamais. Regarder à l'extérieur du Québec est devenu un incontournable, estime l'entraîneur-chef et directeur général Yanick Jean.

«Tu n'as pas le choix. Quand tu fais le tour des équipes, c'est en moyenne 5-6 joueurs», annonce d'entrée de jeu le grand manitou des Sags qui a effectué l'exercice la semaine dernière en compagnie des autres membres de son personnel.

Au cours des dernières semaines, Yanick Jean a recruté deux attaquants en Ontario sans rien payer en retour, Ryan Verbeek et Noah Bushnell. Il a également fait l'acquisition du défenseur néo-écossais Morgan Nauss des Mooseheads d'Halifax contre un choix de 8e ronde au repêchage. Ces trois joueurs s'ajoutent à ceux déjà en place depuis l'an dernier, Marc Bzowey, Jake Smith et le Russe Dmitry Zhukenov. Pour Yanick Jean, le territoire ontarien possède la force du nombre. C'est donc normal que de bons joueurs se retrouvent disponibles sur le marché des agents libres. Cette saison, l'organisation a déployé deux recruteurs seulement en Ontario.

«Pour certains besoins spécifiques, tu n'as pas le choix de pencher de ce côté-là», convient le pilote des Bleus qui ne considère pas Keenan MacIsaac comme un anglophone étant donné qu'il se débrouille très bien dans la langue de Molière.

Dans l'esprit de Yanick Jean, le mélange des territoires aide à la chimie d'une équipe alors que les joueurs sont élevés différemment dans les Maritimes, qu'au Québec ou en Ontario. «La culture des deux fait en sorte que ton équipe est meilleure», affirme-t-il.

Souvent lors des dernières saisons, les Sags ne comptaient pas de joueurs unilingues anglophones, exception faite des Européens. Arrivé en poste en novembre 2014, Yanick Jean pense que la situation a commencé à changer avec Landon Schiller, puis Taylor Cooper la saison dernière. «Veut, veut pas, ça fait des petits», rappelle-t-il.

«Je n'ai plus de non à cause de la langue», assure Yanick Jean qui a senti une certaine résistance au départ.

«Le plus important, c'est d'arriver à ce qu'ils soient bien dans ton programme, énonce-t-il. Quand j'ai parlé à Bushnell, il s'est ensuite informé auprès des gars comme Jake Smith, Mark Bzowey et Ryan Verbeek. Ils lui ont dit que c'était le ''fun'' ici et qu'il allait aimer ça.»

Malgré tout, Yanick Jean n'a pas l'intention de mettre des énergies sur le recrutement d'Américains. Il note que dans les quatre États desservis par la LHJMQ au sud de la frontière, le Maine, Vermont, New Hampshire et Massachusetts, l'objectif premier des joueurs est de graduer dans la NCAA avec l'une des nombreuses universités sur ce territoire.

Bushnell voulait vivre dans un milieu francophone

Les Saguenéens n'étaient pas les seuls à vouloir les services de l'attaquant Noah Bushnell. Le joueur de 19 ans a choisi l'organisation chicoutimienne pour plusieurs raisons et la plus étonnante d'entre elles, c'est pour vivre dans un milieu francophone.

«Ma famille a un passé francophone. Ce n'est donc pas un gros changement pour moi. Ça va même m'aider à améliorer son français», plaide le très volubile nouveau venu dont le père est originaire de Stanstead. Né au Michigan, aux États-Unis, il possède la double citoyenneté.

Un autre élément a charmé Noah Bushnell quand il a discuté avec les dirigeants des Sags. Ces derniers l'avaient déjà vu en action et le connaissaient très bien comme joueur. «Pour moi, ç'a pesé lourd dans la balance», mentionne celui qui a fréquenté l'école secondaire avec Ryan Verbeek à Windsor.

S'il s'est retrouvé disponible dernièrement, après trois saisons avec le Sting de Sarnia, dans la Ligue de l'Ontario, Noah Bushnell le doit en grande partie à son style de jeu. Il avait demandé une transaction au cours de l'été et avec le changement de règles dans la LHO qui limite à trois bagarres avant une suspension, les équipes n'étaient pas très enclines à faire son acquisition et il a finalement abouti sur le marché des agents libres. Quelques autres équipes lui ont fait de l'oeil et il a finalement opté pour les Sags.

«Ça se peut que sur ma première présence, des gars m'invitent, mais je peux aussi disputer dix matchs avant que ça se produise», mentionne Noah Bushnell à propos des bagarres. En entrevue, il veut surtout mettre en avant-plan ses qualités de joueur et il pense pouvoir contribuer à la feuille de pointage régulièrement dans la LHJMQ. Il quittera l'équipe à compter du 15 septembre pour prendre part au camp des Coyotes de l'Arizona. L'an dernier, il s'était rendu au camp des Blues de St. Louis.

«Je vais marquer un peu plus souvent, ça s'est sûr», affirme l'attaquant de 19 ans qui a récolté 17 points, dont cinq buts, en 62 rencontres la saison dernière. L'année précédente, il avait enfilé l'aiguille à dix reprises. Il fait toutefois une fierté de son jeu défensif. L'an dernier, il a affiché un excellent différentiel de +13, étant rarement sur la patinoire pour un but de l'adversaire.

«C'est très important pour moi et j'y accorde beaucoup d'attention. Souvent, les gens pensent que j'apporte moins d'attaque, mais je ne me fais jamais prendre», annonce Noah Bushnell qui veut également contribuer à l'esprit d'équipe. «Pour moi, c'est ce qui est à la base des bonnes équipes», soutient l'adepte de la crosse pendant la période estivale.

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