Les efforts académiques récompensés

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Frédéric Allard, Julien Carignan et Louis-Philippe Simard ont reçu les trois dernières bourses de la Fondation d'études des Saguenéens.

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La récompense est souvent le meilleur moyen d'encourager la persévérance et la Fondation d'études des Saguenéens de Chicoutimi l'a bien compris. Trois joueurs des Bleus ont reçu l'une des trois dernières bourses de la saison, mardi, en vertu de leurs efforts sur les bancs d'école.

Julien Carignan est reparti du Cégep de Chicoutimi plus riche de 500 $, en mettant la main sur la bourse Excellence ou engagement scolaire. Louis-Philippe Simard, le seul joueur des Saguenéens inscrit en Sciences de la nature, a reçu 200 $ en lien avec la bourse Persévérance, alors que Frédéric Allard a lui aussi obtenu un chèque de 200 $, remis au récipiendaire de la bourse Meilleure amélioration.

Les trois hockeyeurs ne se sont pas mis la tête dans le sable lorsqu'ils ont été interrogés. Ils savent bien que peu de joueurs réussissent à gagner leur vie avec le hockey, d'où l'importance de prendre l'école au sérieux.

« On n'a pas le choix d'y mettre des efforts lorsqu'on parle de plan B, a soutenu Frédéric Allard. Ce n'est pas tout le monde qui va jouer dans la Ligue nationale et tu dois penser à la suite des choses, que ce soit au niveau universitaire ou encore au marché du travail. Ce genre de bourse démontre toute l'importance que l'école a pour un joueur de hockey. »

Chez les Saguenéens, tous les joueurs sont dans l'obligation de suivre des cours. Certains fréquentent le cégep, les plus jeunes sont encore au secondaire et d'autres suivent des cours à distance. Le mythe du joueur de hockey qui néglige ses études est dépassé, selon Julien Carignan.

« Ce mythe vient d'une ancienne mentalité parce qu'aujourd'hui, tous les joueurs doivent aller à l'école et il faut réussir à performer là-dedans, a-t-il assuré. Comme Fréféric le dit, ce ne sont pas tous les joueurs qui font une carrière de hockeyeur donc les études prennent toute leur place. »

Les trois gagnants ont tenu à souligner tout le soutien offert par le Cégep de Chicoutimi. « Ça demande beaucoup de travail et d'implication, mais avec l'encadrement dont on dispose, ça rend le travail un peu plus facile », a partagé Julien Carignan. Éliminés des séries depuis trois semaines, les joueurs ont pu rattraper le temps perdu, en plus de reprendre une « vie normale » d'étudiants.

« On n'est plus habitué d'être assis pendant huit heures dans une classe, a convenu Frédéric Allard. C'est la plus grosse différence, mais ce n'est pas très long avant de reprendre le rythme. »

Le professeur et responsable du programme d'encadrement au Cégep de Chicoutimi, Pierre-Olivier Couture, avait un message à lancer aux étudiants-athlètes. « Au-delà des résultats scolaires, votre éthique de travail à l'école a été excellente tout au long de l'année, a-t-il louangé. Ce que vous avez développé va vous servir tout au long de votre vie. »

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La présidente de la Fondation d'études des Saguenéens, Joanne Leblanc

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Le travail loin d'être terminé pour les profs

Si les joueurs des Saguenéens ont rangé leur équipement le 4 avril, les nombreux enseignants ont pris le relais du groupe d'entraîneurs pour s'assurer de rattraper le temps perdu.

La présidente de la Fondation d'études des Saguenéens, Joanne Leblanc, qui est également conseillère pédagogique et enseignante pour les joueurs de l'équipe chicoutimienne, convient que la fin de la saison de l'équipe permet au personnel académique de reprendre le travail. Au cours des deux dernières semaines, les joueurs ont bénéficié de deux heures de récupération, du mardi au vendredi, pour un total de 16 heures.

«Ce n'est pas toujours facile après les séries, a affirmé Mme Leblanc. Les joueurs sont en mode séries depuis plusieurs semaines et du jour au lendemain, on leur demande de penser seulement à leurs études. Même s'ils reviennent en classe, ça fait trois semaines qu'ils sont moins présents lors des cours donc ils ne sont pas au même niveau que les autres.»

Lors de la session d'automne, les 14 joueurs inscrits ont tous réussi leurs cours. Cet hiver, 13 suivent des cours, pour un maximum de quatre par session.

«C'est impossible de leur donner une plus grande charge de travail», a mis en contexte Joanne Leblanc, tout en mentionnant que près de 60 professeurs étaient impliqués de près ou de loin dans le soutien des joueurs des Sags.

En plus des étudiants collégiaux, trois autres ont fréquenté l'Odyssée Dominique-Racine en 2015-2016, et autant à l'école secondaire régionale Riverside pour les joueurs anglophones. D'autres ont également suivi des cours à distance. La Fondation d'études des Saguenéens a été fondée en 2013.

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