Dumont, de journaliste à entraîneur

L'entraîneur-chef des Screaming Eagles, Marc-André Dumont... (Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie)

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L'entraîneur-chef des Screaming Eagles, Marc-André Dumont

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L'entraîneur-chef des Screaming Eagles, Marc-André Dumont, est bien au fait de la réalité des journalistes. Avant de gagner sa vie avec le hockey, le Montréalais a mené une carrière de 12 ans dans le monde médiatique.

Dès 18 ans, Marc-André Dumont a débuté naturellement à la section sportive au journal Les Nouvelles Saint-Laurent, dans la région de Montréal. Il est rapidement devenu rédacteur en chef et éditeur. Quelques années plus tard, il a ensuite participé au lancement du journal Métro où il est demeuré pendant près de trois ans comme rédacteur en chef. «En parallèle à ça, j'ai toujours ''coaché''. Je ne suis pas passé de l'un à l'autre», raconte Marc-André Dumont.

«À l'époque où j'étais rédacteur en chef au journal Métro, j'étais adjoint de Guy Boucher avec les Lions du Lac-Saint-Louis. Je l'avais même engagé comme chroniqueur occasionnel», se rappelle l'entraîneur de 42 ans.

En 2003, Guy Boucher a quitté pour occuper un poste d'adjoint avec l'Océanic de Rimouski tandis que Dumont s'est retrouvé dans le midget espoir à Beauharnois. Après deux saisons, il a été engagé avec la nouvelle organisation de Châteauguay qui a fait des débuts fracassants dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec en 2005, remportant les grands honneurs.

À son embauche, c'est à ce moment qu'il a décidé de se consacrer uniquement au hockey. «J'ai beaucoup aimé le domaine du journalisme, mais il demeure que ma passion a toujours été le hockey. Quand l'opportunité de travailler à temps plein s'est présentée, je suis sauté à deux pieds dans le train», d'annoncer Marc-André Dumont.

Après un an comme adjoint de Benoit Groulx avec les Olympiques de Gatineau et un retour d'une saison et demie à Châteauguay, le Montréalais a finalement obtenu sa première chance comme entraîneur-chef dans la LHJMQ en 2009, avec les Foreurs de Val-d'Or. Congédié après trois ans et demi, il a conclu récemment sa troisième saison complète à la barre des Screaming Eagles.

Est-ce que son passé de journaliste l'aide à composer avec la presse quotidienne dans l'entourage d'une équipe junior majeur? «Je suis certain que je ne suis pas le seul entraîneur à penser ça, mais pour moi, c'est important d'être honnête avec les médias. Peut-être que mon expérience m'aide de ce côté, mais quand on s'adresse à eux, on s'adresse aux partisans. On ne peut pas tout dire, comme dans tous les domaines, mais ce qui est dit doit être la vérité», répond Marc-André Dumont qui convient que le monde des médias a beaucoup changé depuis son départ, notamment avec l'arrivée des médias sociaux.

«Quand je dois envoyer un long courriel ou un texte, ça vient me chercher. Je retrouve le plaisir que j'avais à l'époque, raconte l'ancien journaliste. Si je dois écrire un rapport ou rédiger quoi que ce soit, c'est quand je rentre là-dedans que je me rends compte que c'est quelque chose qui me manque de travailler, planifier un texte et livrer des idées.»

Un exemple de réussite

Pour les jeunes entraîneurs dans le hockey mineur, Marc-André Dumont représente un exemple probant qu'il est possible de gravir les échelons sans avoir précédemment connu de carrière professionnelle de hockeyeur.

Comme plusieurs, Marc-André Dumont a fait ses classes une à une en commençant avec les plus jeunes.

Ce n'est qu'une dizaine d'années plus tard, quand il a accédé au midget AAA comme adjoint à Guy Boucher avec les Lions du Lac-Saint-Louis, que c'est devenu plus sérieux.

«Ç'a été le coup de départ où j'ai senti que j'avais peut-être l'opportunité de pouvoir me développer au point de pouvoir gagner ma vie. Avant ça, je me donnais l'étiquette d'entraîneur de hockey mineur avec le désir de développer des joueurs pour le midget AAA», d'indiquer Marc-André Dumont.

«Ce sont des concours de circonstances. À la base, c'est une journée, un pas à la fois», d'ajouter l'entraîneur de 42 ans qui n'a jamais craché sur une opportunité de s'améliorer en cours de route.

Maintenant considéré comme un vétéran dans la LHJMQ, Marc-André Dumont ne rêve pas aux rangs professionnels. «Tout au long de mon cheminement, je n'ai jamais pensé au niveau suivant, assure-t-il. Pour moi, c'est vraiment de rester au moment présent. C'est ce qui a fait que j'ai gradué».

«Le junior, c'est un formidable niveau. On dirige de jeunes hommes qui sont passionnés, qui ont l'opportunité unique de se concentrer entièrement à un sport d'élite, reconnu au Canada et jouer devant des milliers de partisans. J'ai un plaisir immense», confie Marc-André Dumont.

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