Sags: l'avion passe avant les serviettes blanches

Le président des Saguenéens, Richard Létourneau.... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le président des Saguenéens, Richard Létourneau.

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Serge Émond
Le Quotidien

En décidant que l'équipe se rendrait à Sydney en avion pour les deux premiers matchs de la série contre les Screaming Eagles du Cap-Breton, Richard Létourneau estime que les gestionnaires des Saguenéens ont de nouveau fait la démonstration qu'ils entendent mettre tout en oeuvre pour avoir une formation gagnante et pour lui permettre d'évoluer dans les meilleures conditions possible. Il espère maintenant que partisans de l'équipe feront leur part à leur tour.

Rencontré pendant l'entraînement de l'équipe, lundi matin, le président des Saguenéens s'est réjoui de la décision prise la semaine dernière. Les événements ont donné raison aux gestionnaires puisque la formation chicoutimienne a gagné le premier match de la série et qu'elle assuré, dans le pire des scénarios, de disputer trois rencontres au Centre Georges-Vézina en séries. Bien entendu, Richard Létourneau espère que cette façon de travailler aidera les Saguenéens à passer au tour suivant.

«Nous avons pris une décision afin de mettre toutes les chances de notre côté, a expliqué le président des Saguenéens. Pour mettre les chances de notre côté, est-ce qu'il était préférable de donner des serviettes blanches et des choses qui font du bruit aux partisans pour les matchs à domicile ou de s'organiser pour aller gagner au moins un match au Cap-Breton?

«En voyageant en avion, tout le personnel de l'équipe a pu se rendre au Cap-Breton et nous avons pu entamer la série sur la même longueur d'onde que l'autre équipe. Nous avons pratiqué toute la semaine et nos joueurs ont été dans leurs affaires toute la semaine. En faisant le voyage en autobus, il aurait fallu partir mercredi. Nous serions revenus quand? Le lundi après-midi?

«Je travaille avec les Saguenéens comme si c'était ma business. Dans ma business, je m'organise d'abord pour que mon monde soit bien pour travailler. Dans le cas qui nous intéresse, on s'est demandé quelle était la meilleure décision à prendre pour augmenter nos chances de succès. Vendredi passé, l'autre équipe ne nous a pas vus arriver. Toute la préparation avait été faite comme si nous avions joué à domicile.»

Richard Létourneau a ajouté que la décision prise la semaine dernière avait encore des répercussions lundi. Il est convaincu que l'équipe n'aurait pas été en mesure de s'entraîner pendant 90 minutes si les joueurs avaient voyagé pendant 15 heures après le match de samedi.

Il a aussi noté que la présence de tout le personnel à Sydney a permis de bien gérer différentes situations que toutes les équipes vivent pendant les séries éliminatoires.

«Par cette décision, nous avons dit aux joueurs: ''On croit en vous, donnez votre maximum, nous vous donnons les moyens d'avoir de bons résultats''», a avancé le président des Saguenéens. Nous avons toujours parlé de fierté et de professionnalisme depuis que nous sommes en place. Ça en fait partie. Nous voulons que les joueurs soient professionnels et nous les traitons en professionnels.

«Nous voulons aussi démontrer aux partisans que nous prenons les moyens pour être représentatifs. Nous disons aux partisans: ''Nous faisons notre effort, prouvez-nous que nous avions raison en assistant aux matchs''. Dans la vie, il y a deux choses. Tu attends que les événements décident à ta place ou tu provoques les événements. J'essaye toujours d'éliminer les ''j'aurais donc dû''. Notre produit, c'est l'équipe. On met l'accent sur l'équipe. Et si cette décision nous permet d'avoir 200 personnes de plus dans les gradins, la différence entre un voyage en avion et un voyage en autobus se payera toute seule. Mes propos n'ont vraiment rien d'un chantage, mais je me dis que nous faisons notre bout et que j'espère que les amateurs vont faire le leur.»

Les Saguenéens se sont entraînés pendant 90 minutes... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Les Saguenéens se sont entraînés pendant 90 minutes lundi.

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Le mot d'ordre est de patiner

De toutes les statistiques rattachées au deuxième match de la série entre les Saguenéens de Chicoutimi et les Screaming Eagles du Cap-Breton, deux retiennent particulièrement l'attention. Les Saguenéens ont été limités à 16 petits lancers sur le gardien Alexandre Bélanger et les Screaming Eagles ont appliqué pas moins de 36 mises en échec.

Aux yeux de Yanick Jean, les deux statistiques trouvent leur source au même endroit. Le patin. En ne patinant pas, ses joueurs ont eu de la difficulté à générer de l'attaque et ils sont devenus des cibles faciles pour leurs adversaires.

Il espère évidemment que son équipe saura corriger la situation, mardi, quand s'amorcera la portion saguenéenne de la série. Les trois prochaines rencontres seront disputées au Centre Georges-Vézina, ce soir, mercredi et vendredi. Sur une patinoire aux dimensions olympiques, l'entraîneur rappelle que la vitesse prend encore plus d'importance.

«Il faut patiner sur notre grande glace, précise Yanick Jean. Il y a beaucoup d'espace et nous devons nous assurer de bouger nos pieds. Lors du dernier match, nous étions arrêtés. Nous étions des cibles.»

Yanick Jean trace un bilan mitigé des deux premières rencontres de la série. Dans un monde idéal, son équipe serait rentrée à la maison avec une avance de 2-0, après avoir gagné la première rencontre. Une égalité de 1-1 avec trois matchs à domicile à venir n'a rien de mauvais, mais le second duel l'a laissé sur son appétit.

Le pilote chicoutimien rappelle que les Screaming Eagles ont augmenté le rythme pendant la deuxième partie, ce que son équipe n'a pas été en mesure de faire. Elle doit donc apporter les correctifs qui lui permettront de mieux se défendre.

«1-1, c'est correct, mais nous ne sommes pas contents de la façon dont nous nous sommes comportés lors du deuxième match, précise Yanick Jean. Nous savions qu'ils (les Screaming Eagles) joueraient beaucoup mieux dans le deuxième match. Nous devons maintenant revenir à ce que nous avons bien fait lors du premier match. Il y a des choses que nous devons faire différemment, des choses que nous n'avons pas faites samedi.

«Ce n'est pas une question de savoir si l'autre équipe est ''battable'' ou non. Nous devons nous concentrer sur les choses que nous devons faire pour avoir du succès. J'ai adoré notre performance de vendredi. Nous avons joué exactement comme nous voulions le faire, comme nous l'avions préparé pendant nos entraînements de la semaine. J'ai beaucoup moins aimé la deuxième partie et nous devons revenir à ce qui nous a donné de bons résultats lors du premier match.»

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