Les Sags courtisent le milieu des affaires

Marc Denis, Yanick Jean, Richard Létourneau et Jean-François... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Marc Denis, Yanick Jean, Richard Létourneau et Jean-François Abraham

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Serge Émond
Le Quotidien

Les gestionnaires des Saguenéens de Chicoutimi entendent rencontrer les autorités municipales dans deux semaines pour présenter leurs recommandations sur l'avenir de l'équipe et, surtout, le modèle à utiliser pour assurer son bon fonctionnement et sa pérennité.

«Nous présenterons notre opinion sur la sorte d'organisation que ça prend pour être viable. J'ai quand même visité cinq organisations de la ligue pendant la saison. Aujourd'hui, nous sommes capables de nous faire une tête et nous arriverons avec nos suggestions pour les prochaines années», a précisé le président Richard Létourneau, lundi, à la conclusion du passage des principaux dirigeants de l'équipe devant les membres de la Chambre de commerce de Saguenay. À cette occasion, ils ont principalement rappelé que le support de la communauté d'affaires est primordial pour la bonne santé de la formation chicoutimienne.

Les gestionnaires actuels ne savent toujours pas s'ils poursuivront l'aventure après le 31 juillet 2016, mais ils avancent comme s'ils étaient en poste pour plusieurs années parce qu'ils croient qu'il faut surtout éviter de travailler à courte vue. Si jamais ils laissent leur place, pour une raison ou une autre, ils veulent s'assurer que tout aura été préparé pour leurs successeurs.

Le trio composé de Richard Létourneau, Marc Denis et Jean-François Abraham estime qu'il a atteint une bonne partie du premier objectif qu'il s'était fixé, lorsqu'il a été appelé à remplacer les anciens gestionnaires, en ramenant un sentiment de fierté chez les joueurs et les partisans. Ils souhaitent maintenant que ce sentiment atteigne les gens d'affaires.

Richard Létourneau a souligné que Saguenay demeure un marché idéal pour une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Ceci étant dit, le hockey junior majeur est devenu un gros bateau et une équipe comme les Saguenéens demande un budget de 2,2 millions$. Les voyages (204 000$), les joueurs (135 000$), les pensions (110 000$), la direction hockey (385 000$), l'équipement (105 000$), les bourses d'études et frais scolaires (80 000$) et les frais de la LHJMQ (85 000$) demeurent les principales dépenses. À cela s'ajoutent les coûts d'utilisation du Centre Georges-Vézina. Chaque match à domicile coûte 9500$ à l'équipe en raison de la présence de plus de 90 employés.

Au début de la saison, l'ancienne administration a vendu 804 abonnements et 87 loges. Les nouveaux gestionnaires ont ajouté 325 abonnements à la mi-saison et 1150 billets supplémentaires trouvent preneur d'une façon ou d'une autre pour chaque match, pour une moyenne de 2386 spectateurs. Les gestionnaires souhaitent vendre 2000 abonnements, 140 loges et 800 billets à la porte ou par promotion en 2016-2017 et ainsi atteindre une moyenne de 2940 spectateurs. De tels résultats leur permettraient de se rapprocher du budget nécessaire à l'opération d'une équipe de la LHJMQ.

«Pour atteindre ce résultat, nous devons aller au-delà de la commandite directe entre les partenaires et les Saguenéens, a expliqué Richard Létourneau. Le plus gros défi de la nouvelle direction sera d'aller chercher un sentiment d'appartenance avec la communauté d'affaires pour que des gens soient tous en arrière des Saguenéens. Il faut avoir un lien entre la communauté d'affaires et l'équipe. C'est la seule façon pour que l'équipe soit représentative et pour assurer sa pérennité. C'est à la direction des Saguenéens de faire les efforts pour mettre cela en marche.»

À ce propos, Richard Létourneau a assuré que des actions concrètes seront posées afin de présenter des idées intéressantes aux gens d'affaires. Il est convaincu qu'ils auront une oreille attentive aux Saguenéens

Richard Létourneau s'est aussi dit très conscient que les partisans de l'équipe n'ont pas été très gâtés depuis dix ans. Dans son esprit, la vente de 800 abonnements pour la présente saison est encore extraordinaire dans ce contexte. En ce sens, il croit que les Saguenéens ont aussi un travail à faire sur la glace et il pense que l'équipe est aujourd'hui sur la bonne voie. 

«Si on fait une moyenne des dix dernières années, les Saguenéens sont dans le dernier quartile de la ligue, a rappelé le président. Notre objectif doit être de prendre exemple sur une équipe comme Gatineau et de nous organiser pour être en moyenne dans le premier quartile. Ainsi, toute la population sera fière de son club.»

Ce que Yanick Jean a dit

«Il faut repêcher, développer et amener nos joueurs à maturité. Quand nous aurons, année après année, de 15 à 17 joueurs qui ont été repêchés, qui ont grandi dans l'organisation et qui sont fiers d'en faire partie, nous aurons constamment une équipe solide.»

«Les valeurs que nous véhiculons à nos joueurs sont l'appartenance, la discipline et le surpassement.»

«Sur le plan économique, est-ce que tu as directement le retour de ton investissement dans un club junior? Peut-être. Peut-être pas toujours. Mais tu contribues à développer et à changer des individus à tout jamais. Des adolescents qui deviennent de jeunes adultes. L'impact du milieu ne se calcule pas. Des anciens joueurs reviennent encore ici. Certains sont restés ici après leur stage junior. Il est impossible de calculer comment ces individus sont bons pour un milieu. Marc Denis en est un bel exemple. Quand les Saguenéens ont eu besoin d'aide, il a levé la main. Pourquoi? À cause de gens qui se sont impliqués il y a 20 ans pour que Marc se développe et ait le milieu à coeur.»

Ce que Marc Denis a dit

«Quand un adolescent quitte son milieu, il vient se créer un environnement qui lui est propre. Tous les milieux qui possèdent une équipe de la LHJMQ ont la chance de laisser leur empreinte sur la façon dont on va façonner un individu. Une équipe junior est un véhicule pour des valeurs qui vont rester toute une vie, ce qui est beaucoup plus important que tout total monétaire qui peut être versé.»

«Je ne peux pas vous garantir le retour en publicité sur l'investissement, mais à une époque où on connaît le prix de tout, on ne connaît la valeur de rien. La valeur de l'association d'une entreprise avec une équipe junior va bien au-delà de toute valeur monétaire.»

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