Un invité de marque aux Saguenéens

Ray Lalonde (à gauche) a passé le match... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Ray Lalonde (à gauche) a passé le match de jeudi en compagnie des dirigeants des Saguenéens, Richard Létourneau et Jean-François Abraham.

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Il y avait de la grande visite au centre Georges-Vézina, jeudi. L'ancien vice-président du Canadien de Montréal, Ray Lalonde, était un spectateur très attentif de la rencontre entre les Saguenéens et les Olympiques.

La raison est bien simple, les dirigeants de la Ligue de hockey junior majeur du Québec ont engagé comme expert-conseil le spécialiste en développement stratégique dans le domaine sportif. Accompagné de deux partenaires, il a donc entamé dernièrement une tournée de tous les amphithéâtres à travers le circuit junior québécois afin de trouver des opportunités pour chaque marché. Son mandat principal est de contribuer au développement de l'expérience et du produit de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Le message le plus important, c'est de créer une expérience unique qui fait en sorte que les gens trouvent que la valeur vaut la peine de se déplacer et de le consommer», indique Ray Lalonde qui en était à un 7e arrêt à Chicoutimi. Il était de passage à Baie-Comeau vendredi et se rendra prochainement dans les Maritimes.

«Autant de ce que représente le symbole et la marque de la LHJMQ que les 18 franchises distinctes qui ont tous des besoins et des situations différentes», fait valoir le spécialiste, qui remettra un bilan à chaque formation en plus d'un document stratégique à la direction du circuit Courteau.

«Dans un sens, standardiser, oui. Mais comme dans toutes les ligues, que ce soit la NBA, la LNH ou la NFL, les équipes offrent toutes une expérience différente. Tu ne peux pas demander aux Panthers de la Floride d'avoir la même expérience que les Blackhawks de Chicago. Ce n'est pas pareil, pour toutes sortes de raisons, comme la culture ou la profondeur du marché. C'est la même chose dans la LHJMQ», explique Ray Lalonde, citant en exemple dans la LHJMQ le centre Vidéotron de Québec qui offre aux Remparts une réalité bien différente dont les autres organisations ne peuvent profiter.

Une feuille de route bien garnie

Ray Lalonde n'est pas le dernier venu dans le domaine du marketing sportif. Dans le milieu depuis une trentaine d'années, sa feuille de route l'a mené jusqu'en Europe.

Ray Lalonde est surtout connu pour avoir occupé le poste de vice-président, chef de la direction marketing et vente chez le Canadien de Montréal, de 2001 à 2011. C'est lui qui a rendu une visite au Centre Bell mémorable. Il a quitté la Sainte-Flanelle pour prendre la présidence des Alouettes, mais son règne n'a duré qu'une seule saison pour lancer son entreprise. «Ça me permet de toucher à plein de projets différents plutôt que de rester dans un seul créneau», explique-t-il.

Avec sa compagnie, Lalonde Sport management, le natif de la Mauricie offre ses services pour structurer les organisations sportives, tant professionnelles qu'amateures, pour les rendre plus productives et efficaces. Il a notamment passé deux ans sur le projet de construction d'un amphithéâtre dans la région de Markham, à Toronto, et s'est rendu à Sotchi pour les Jeux olympiques de 2014 avec le Comité olympique canadien.

En début de carrière, Ray Lalonde a travaillé huit ans dans les bureaux de la NBA à New York, puis en Europe où il a également occupé un poste de direction pour la défunte NFL Europe.

À la fin des années 80, Ray Lalonde a fait partie du personnel d'entraîneurs de l'Université Penn State, tout en complétant sa maîtrise en administration du sport. À l'époque, il était devenu le premier Québécois à occuper un poste d'entraîneur en première division de la NCAA et il garde un souvenir impérissable de son passage dans le groupe mené par le légendaire Joe Paterno. «C'était quelque chose de particulier. Ça reste un souvenir vraiment incroyable, malgré les dix ans avec le Canadien, la NBA, etc. C'est dur à battre ce que j'ai vécu à Penn State», d'exprimer Ray Lalonde.

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