Inspirés par les anciens

Les Saguenéens ont testé le gardien Louis-Philip Guindon... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Les Saguenéens ont testé le gardien Louis-Philip Guindon à 26 reprises, avant de l'emporter en fusillade grâce à des buts de Smith et de Roy.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Pour la première fois en cinq duels entre les Saguenéens et l'Océanic de Rimouski, l'équipe à domicile a eu le dessus. Évoluant devant de nombreux anciens joueurs et dirigeants lors du 3001e match de l'équipe, au centre Georges-Vézina, les Chicoutimiens ont survécu à une fin de match hasardeuse pour s'imposer 2-1 en fusillade.

Avec moins d'une minute à faire, Mark Bzowey avait l'occasion de mettre un terme au match (en photos) avec un filet désert et une descente à trois contre un. L'attaquant ontarien a gardé la rondelle très longtemps avant de la perdre après avoir fait le tour du bout et à l'autre bout, Dylan Montcalm a forcé la prolongation d'un tir précis, qui a battu Julio Billia du côté du bloqueur. «C'est un manque de confiance offensivement. Ce sont des joueurs plus défensifs sur la glace. C'est sûr que si on ne gagne pas le point supplémentaire en fusillade, on est tous un peu à terre. Un match de hockey, des fois, ça ne dépend de pas grand-chose. On aurait quand même joué un aussi bon match même si on avait perdu en fusillade», a laissé tomber l'entraîneur-chef Yanick Jean dans son point de presse.

En tirs de barrage, Jake Smith et Nicolas Roy, même s'il a échappé la rondelle en cours de route, ont sauvé la mise, alors que le gardien des Sags n'a permis qu'un seul but. En tout début de deuxième, Jonathan Bourcier a profité d'un véritable cadeau du gardien Louis-Philip Guindon. En voulant rejoindre le défenseur Simon Bourque, sa passe a été interceptée facilement par Bourcier qui a touché la cible malgré un angle restreint.

En fin de première et en deuxième, les joueurs de l'Océanic ont écopé de sept pénalités consécutives, dont deux successives, mais les Sags ont été incapables d'en profiter pour s'éloigner au pointage. Deven St-Hilaire a même profité de la meilleure occasion. Accroché lors de sa percée en territoire des Sags, il s'est vu accorder un lancer de pénalité, mais Billia l'a stoppé de la jambière. Après la rencontre, Yanick Jean concédait que l'exécution avait été lente, particulièrement sur l'attaque massive. «C'est un système qui demande du momentum et de la pratique», a-t-il plaidé, mentionnant qu'il avait manqué de temps cette semaine à l'entraînement au retour du voyage dans les Maritimes.

Il était prêt à donner le bénéfice du doute à ses troupiers. Il n'a toutefois pas senti de manque d'effort contre un adversaire potentiel au premier tour éliminatoire et surtout difficile à affronter. «Tout aurait pu coûter cher. C'est quoi le jeu du match? Il y en a 6, 7 ou 8 et c'est tout le temps de même contre eux», de souligner le pilote des Bleus, remerciant les anciens de leur présence tout en avouant que ses troupiers étaient nerveux avant la rencontre, voulant bien faire devant eux.

«Faire une erreur de même dans un match de 1-0, c'est pas mal central, a pour sa part estimé son vis-à-vis Serge Beausoleil sur l'erreur de son gardien.

«On ne se mettra pas la tête dans le sable. C'est une erreur monumentale à ce stade-ci de la saison», a-t-il convenu, estimant que ses protégés avaient disputé un match moyen et arraché un point par une grande chance, pointant surtout l'erreur de Bzowey avec le filet désert.

«On a manqué d'énergie sur la rondelle. On est capables de mieux faire et les Sags ont été plus solides que nous sur cet aspect. Le chiffre des lancers (32-26 Océanic) est peu probant», a-t-il noté, ajoutant que la plupart des pénalités de son équipe étaient méritées.

Une grande fierté pour tous les anciens

Un mot revenait sur toutes les lèvres des anciens rencontrés jeudi en marge du match entre les Sags et l'Océanic: fierté. Ils avaient de nombreux souvenirs à raconter, peu importe l'époque.

«À l'époque, j'avais été échangé des Remparts aux Sags et j'étais bien content. Je retrouvais Luc Dufour (également présent jeudi) et je revenais également dans la région. Ç'a été un moment très marquant pour moi», racontait Roberto Lavoie qui a cumulé 291 points en deux saisons et demie entre 1981 et 1983.

«Je me rappelle des partisans, de la fierté et du sentiment d'appartenance envers l'organisation. On se préparait pour la période d'échauffement et le monde était déjà dans les estrades», de se rappeler le natif de Petit-Saguenay qui a également été adjoint de Gaston Drapeau lors de la saison 1994-95.

«Même aujourd'hui, des gens me parlent encore des Sags quand ils me croisent. Ça fait vraiment chaud au coeur», de confier Roberto Lavoie qui avait également participé à des retrouvailles l'an dernier organisées par le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, également un ancien des Sags au début des années 80.

Aussi échangé aux Saguenéens au milieu de sa carrière junior, le Chicoutimien Michel Bédard a porté l'uniforme bleu et blanc pendant deux saisons.

«C'était merveilleux, lance Michel Bédard qui avait amené un chandail de l'équipe avec le numéro 6 qui a une signification particulière pour lui. «J'avais choisi vite et en raison de mon père qui avait eu ce numéro avec les Saguenéens juniors. Maintenant, c'est au tour de mon fils de le porter au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec», d'annoncer Michel Bédard, en lien avec les Espoirs pee-wee AA du Saguenay qui représentent les Sags.

«Les Saguenéens, ça vieillit bien dans ma tête», a-t-il repris. Ç'a tout le temps été une fierté d'avoir joué pour les Sags. Ça m'a donné une éducation et une maturité. Ç'a ma toujours suivi. La personne que je suis devenue, il y a des Sags là-dedans.»

La cérémonie avant le match de jeudi a duré une dizaine de minutes. Des anciens joueurs, entraîneurs et dirigeants de l'équipe ont été présentés à la foule.

Les applaudissements les plus nourris ont été réservés à deux entraîneurs, Richard Martel et Yanick Jean. Marc Denis s'est adressé aux amateurs dans une vidéo diffusée sur l'écran géant.

30 ans à la tête de la LHJMQ

Le mois de février a signifié un moment important pour la concession des Saguenéens, mais aussi pour le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Arrivé en poste en 1986, il est à la tête du circuit junior depuis maintenant 30 ans, de loin le plus long règne de l'histoire.

Rencontré avant le match de jeudi en compagnie de plusieurs anciens, Gilles Courteau a rappelé qu'au départ, il avait été nommé par intérim. «Ça dure depuis longtemps», lance-t-il en souriant.

«C'est extraordinaire d'avoir pu durer aussi longtemps. Je n'aurais pas pu le faire sans être aussi bien entouré, au niveau du personnel, mais aussi avec le support des propriétaires», souligne le commissaire.

La plus grande réussite de son mandat est sans aucun doute la percée de son circuit dans les Maritimes à partir des années 90. Aujourd'hui, une division entière est composée de six formations de l'est du pays.

«Aujourd'hui, je dis que c'est ma plus grande fierté, mais dans le temps, c'était aussi le plus gros risque», plaide-t-il, mentionnant que le marché était occupé depuis longtemps par la Ligue américaine de hockey, un circuit professionnel.

Gilles Courteau n'hésite pas à qualifier Chicoutimi de centre nerveux pour sa ligue. Il n'a jamais été inquiet que le dossier des gestionnaires trouve une conclusion heureuse. «J'ai un peu des sentiments partagés dans ce dossier. Je suis malheureux que ça n'ait pas fonctionné pour le groupe d'Alain Deschênes», indique le commissaire.

«C'est aussi un bonheur incroyable de voir comment la ville tient à sa franchise. Lors de toutes mes discussions avec le maire Jean Tremblay, j'ai vu qu'il était passionné par son équipe», de souligner Gilles Courteau qui demeure à l'affût des développements alors que le groupe de Marc Denis, Jean-François Abraham et Richard Létourneau a accepté de diriger l'équipe jusqu'à la fin de la saison. Il voit également de manière très positive le projet de rénovation du centre Georges-Vézina.

Pointes de plume

• Le gardien des Élites de Jonquière Olivier Rodrigue a eu la vie facile jeudi dans une victoire de 6-0 du Canada sur la Norvège aux Jeux olympiques de la jeunesse, à Lillehammer. Il n'a fait face qu'à deux petits tirs pendant les 45 minutes de jeu, contre 37 pour son adversaire. Cette victoire a permis au Canada de terminer en tête de son groupe et affrontera la Finlande, vendredi, en demi-finale...

• 24 d'étudiants français assistaient à la rencontre de jeudi. Ils sont au Saguenay parce qu'ils participent à un échange avec leurs homologues du Séminaire de Chicoutimi. Ces derniers se rendront en France en mai...

• La candidate de l'émission La Voix, Sophia-Rose Boulanger, a interprété l'hymne national...

• Vêtu de son chandail de Laurent Dauphin, Steve Martel est reparti à la maison en étant propriétaire d'une motoneige de marque BRP SkiDoo Tundra. Dans le cadre de la promotion «3000 matchs... ça se fête!», les Saguenéens faisaient l'attribution du bolide et le grand tirage parmi tous les finalistes avait lieu jeudi soir. Annie Imbeault a quant à elle remporté 1000$ d'équipement chez Équipements Villeneuve où elle avait déposé son coupon de participation...

• Artem Maltsev l'a finalement obtenu son premier but dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Samedi dernier, à Charlottetown, le défenseur russe croyait avoir marqué, ce qui a été changé pour Jake Smith. Après révision de la séquence vidéo, la LHJMQ a finalement donné le crédit à Maltsev...

• Malgré la défaite, l'Océanic s'est assuré d'une participation aux séries éliminatoires...

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