Un noyau intouchable

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CHRONIQUE / Depuis des semaines, Yanick Jean répète à qui veut l'entendre qu'il adore son équipe, particulièrement sa défensive. Cette affirmation s'est confirmée lors de la dernière période des échanges marquée par de la stabilité chez les Saguenéens.

Certains vont dire qu'il n'a pas assez bougé, mais Yanick Jean avait annoncé ses couleurs avant même l'ouverture des marchés à la mi-décembre. Il avait dit qu'il ne s'attendait pas à boucler énormément de transactions et fidèle à son habitude, il ne bluffait pas. Il a finalement réalisé sept trocs, sans vraiment faire quelque chose d'inattendu, si ce n'est que de l'échange du vétéran défenseur Garrett Johnston au Titan. Mais il l'a immédiatement remplacé par Élie Bérubé, en provenance de Gatineau, dans la transaction qui a envoyé Gabryel Boudreau avec les Olympiques. C'était logique de transiger Boudreau, le seul joueur qui était avec l'équipe en début de saison et qui avait de la valeur, sans être susceptible d'être de retour la saison prochaine.

Yanick Jean ne l'a pas caché dans son bilan de la période des échanges, il a reçu des offres très alléchantes pour son trio de vétérans Nicolas Roy, Frédéric Allard et Julio Billia. Certains diront que le directeur général aurait dû en envoyer au moins un ailleurs, afin d'accélérer le virage jeune, et même les trois. Ils représentent les fondations des Saguenéens, dont l'alignement a vécu son lot de chamboulements lors de la dernière année. La stabilité est cruciale au niveau junior.

L'an dernier, quelques semaines après son arrivée en poste, Yanick Jean avait profité de sa première période de transactions pour amener six nouveaux joueurs, environ le tiers de l'alignement. C'est toutefois dans l'entre-saison qu'il a procédé aux changements les plus importants, métamorphosant une équipe qui avait grandement déçu lors des mois précédents.

C'est donc dire qu'en regardant un alignement de novembre 2014, il ne reste que quatre joueurs toujours avec l'équipe: Nicolas Roy, Julio Billia, Frédéric Allard et Landon Schiller. À ce groupe, on peut ajouter Tim Simard, qui a été acquis en décembre. C'est très peu, et Yanick Jean a compris qu'il ne pouvait donc pas toucher à son noyau, malgré des offres irrésistibles.

Ce sont des joueurs qui ont grandi avec les Sags et s'ils sont toujours ici, c'est qu'ils incarnent ce que veut mettre en place le grand manitou de l'équipe. J'ai retenu cette phrase de Yanick Jean dans son allocution mercredi après-midi, et je pense qu'elle résume parfaitement la situation. «Je ne pouvais en aucun temps aller à l'encontre de nos valeurs par rapport à repêcher des joueurs, les développer et les amener à maturité. C'est la raison pour laquelle on a poursuivi dans cette veine et peu de joueurs sont partis d'ici.» Voilà, tout est dit!

De plus, en se plaçant dans le camp des «vendeurs modérés», Yanick Jean s'est assuré de continuer de mettre sur la patinoire une équipe compétitive qui gagnera son lot de rencontres d'ici la fin de la saison, surtout dans une division beaucoup moins puissante dans laquelle les Cataractes de Shawinigan passeront le rouleau compresseur. Ce n'est pas parce que les Sags se retrouvent dans un virage jeunesse que la défaite est une obligation. Les jeunes apprennent énormément et probablement même plus dans une ambiance victorieuse.

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