Yanick Jean, un an plus tard

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L'entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean

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Quand il est arrivé à la barre des Saguenéens de Chicoutimi, le 29 novembre 2014, Yanick Jean, était bien conscient de l'ampleur de la tâche devant lui. «On est sur la bonne voie. Mission accomplie, ce sera quand on va gagner un championnat», confie l'entraîneur-chef.

«Je connaissais bien le portrait de l'équipe. Comme j'étais seulement DG des Tigres avant mon arrivée (après avoir été entraîneur pendant sept ans), j'avais vu beaucoup de hockey junior qui n'était pas de mon équipe en début de saison. Je ne me suis pas lancé là-dedans les yeux fermés. J'avais déjà une bonne idée de la manière de faire les choses et de la direction à donner au club», mentionne en entrevue dans son bureau Yanick Jean, qui a quitté seul pour le Saguenay, l'an dernier, avant d'être rejoint plus tard par le reste de la famille. Avant d'accepter l'offre des Sags, et les changements dans sa vie, il a bien mûri sa décision.

«Ç'a demandé de longues heures de discussions familiales», avoue le pilote des Bleus. C'est sûr que j'ai un fort sentiment d'appartenance envers l'organisation. Il y a des gens qui sont encore ici avec qui j'ai travaillé dans le passé. Ils ont été pour beaucoup dans la décision.»

Fierté à retrouver

Le premier objectif de Yanick Jean à son arrivée était de redonner un sentiment d'appartenance et de fierté envers l'organisation. «Quand je suis arrivé, un joueur, dont je vais taire le nom, a dit à un autre: «C'est de valeur, tu vas partir de Chicoutimi et tu ne sauras pas c'est quoi vivre une vraie expérience de hockey junior». Ça m'a débâti, mais motivé en même temps. Ça m'a complètement viré à l'envers. Moi, les Saguenéens de Chicoutimi, mes quatre ans comme joueur ont été la plus belle expérience de ma vie. J'avais un grand sentiment de fierté envers l'organisation et j'entendais des joueurs dire que ce n'était pas ça du hockey junior. Je me suis juré que plus personne n'allait dire ça», de relater Yanick Jean.

Pour le directeur général, retrouver ce sentiment d'appartenance va de pair avec de bons repêchages. «Quand tu as 17, 18 ou 19 joueurs repêchés par ton équipe, tu retrouves ça. Quand tu en as juste 5 ou 6, tu ne peux pas y arriver», pense-t-il, calculant avoir maintenant 14 joueurs issus du repêchage, incluant les deux Russes.

Après un début difficile de neuf défaites consécutives, cette année de transition se passe plutôt bien pour les Sags qui, contre toute attente, ne sont pas très loin de la barre de ,500.

«Honnêtement, il faut donner le crédit premièrement aux recruteurs qui nous ont amené des jeunes passionnés qui veulent travailler. Il faut donner du crédit aux entraîneurs adjoints qui travaillent avec eux sur une base quotidienne pour qu'ils s'améliorent. Il faut surtout donner du crédit aux jeunes», insiste Yanick Jean qui a grandement haussé la charge de travail et la réponse des siens ne peut que l'encourager.

«Je n'en ai pas encore entendu un se plaindre», assure Yanick Jean, jurant ne jamais avoir eu de doutes, même au pire de la tempête.

«Pour moi, la seule contre-performance, c'est contre Drummondville (défaite de 7-2). Est-ce qu'il y a des matchs où on aurait pu mieux jouer? Oui. Quand tu passes à travers une épreuve en restant unis, comme on l'a fait en début de saison, ça crée quelque chose de fort. En aucun temps, je n'ai senti qu'un joueur voulait débarquer pour aller dans une autre direction que l'équipe, souligne Yanick Jean.

«J'attribue ça au leadership et à la qualité des individus qu'on a greffés à ce groupe et qui poussent dans la même direction. Ils ont embarqué dans le train et suivent», de louanger le grand manitou des Sags.

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