Réveil tardif insuffisant

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En relève à Xavier Potvin qui a cédé deux fois sur les trois premiers tirs, Julio Billia a bloqué 30 rondelles. Alex Breton a été le seul à le battre, ce qui s'est avéré le but gagnant pour les Olympiques.

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Les Saguenéens ont commencé avec plus d'une période de retard face aux Olympiques de Gatineau, hier au centre Georges-Vézina. Un réveil tardif n'a pas été suffisant pour éviter d'encaisser un deuxième revers en moins de 24 heures au pointage identique que la veille, 3-2.

Après seulement quatre petites minutes, les visiteurs étaient déjà confortablement installés dans le siège du conducteur. La soirée de travail du gardien partant Xavier Potvin a pris fin après exactement 3 minutes 47 secondes. Après avoir été battu deux fois entre les jambes, sur trois tirs, dont une fois en avantage numérique, le gardien a cédé sa place à Julio Billia qui a réussi à garder l'écart intact en première avec dix arrêts. Pendant ce temps, ses coéquipiers ne dirigeaient que quatre tirs sur la cage défendue par Mathieu Bellemarre, tous par des défenseurs, dont trois par Frédéric Allard sur la même séquence.

«En première, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas travaillé comme ça. En deuxième, ça nous a pris un certain temps à décoller, mais ce n'était pas un manque de travail. Je pense que dans la deuxième portion du match, on a été très bons», analysait l'entraîneur-chef Yanick Jean après le match.

«J'ai besoin de meilleurs départs. Ça fait deux en ligne et quelque chose me bogue un peu. Ce n'est pas une question de paniquer, mais j'ai l'impression qu'on attend de voir l'autre équipe et quand on n'a rien à perdre, on se dit ''OK bang, on va y aller'', au lieu d'avoir cet instinct tout de suite en partant», de poursuivre l'entraîneur-chef, avouant qu'il n'était pas content des deux premiers buts, d'où le changement rapide de gardiens. Il a tout de même confirmé que Xavier Potvin verrait de l'action dans le voyage dans les Maritimes.

Les Olympiques ont eu le temps d'en inscrire un troisième avant que les locaux s'animent en fin de deuxième période, touchant la cible deux fois en 48 secondes. Encore une fois, le vétéran défenseur Garrett Johnston a été au coeur de la poussée. Il a d'abord inscrit les siens au pointage d'un tir vif et s'est ensuite fait complice sur le neuvième de Nicolas Roy sur un retour. «Il se comporte vraiment comme un vétéran. Il ne fait pas beaucoup d'erreurs et prend des chances quand c'est le temps. Il fait de la grosse besogne», de louanger le pilote des Bleus.

En fin de match, après une bonne troisième dans l'ensemble, les Sags ont obtenu toutes les chances de créer l'égalité, mais Mathieu Bellemarre a dit non. «Je ne suis pas à terre. Les gars nous ont donné le goût encore et n'ont pas lâché», de noter Yanick Jean qui voyait le verre à moitié plein à l'issue de cette semaine éprouvante même s'il aurait aimé mettre en banque des points lors des deux rencontres à domicile. «On ressort grandis de cette semaine. On est allés chercher deux gros points mercredi à Victoriaville et on s'est donné une chance dans les deux matchs en fin de semaine. Est-ce qu'on aurait aimé plus, oui c'est sûr», d'avouer l'entraîneur-chef.

L'entraîneur-chef des Olympiques, Benoit Groulx, a signé hier... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay) - image 2.0

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L'entraîneur-chef des Olympiques, Benoit Groulx, a signé hier une 436e victoire en carrière dans la LHJMQ. Il n'est plus qu'à quatre de rejoindre le regretté Gaston Drapeau au 4e rang de l'histoire.

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Groulx se rapproche de Drapeau

Avec sa 436e victoire en carrière, l'entraîneur-chef des Olympiques, Benoit Groulx, se rapproche tranquillement des plus grands de l'histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il n'est plus qu'à quatre victoires du 4e rang et du regretté Gaston Drapeau, qui a marqué le circuit junior majeur québécois, mais également l'organisation des Saguenéens de Chicoutimi.

«C'est un chiffre. Quand je serai à la retraite, j'en parlerai certainement avec beaucoup de fierté. Rejoindre et dépasser Gaston Drapeau, ça va être un honneur. Il était entraîneur dans la ligue quand je jouais. Il m'avait remis le trophée d'entraîneur de l'année quand je l'ai gagné en 2004. C'est un monsieur qui représente bien ce qu'est un coach de hockey. Il a fait beaucoup de sacrifices pour le devenir et ça lui a pris plusieurs années avant de remporter un championnat. C'est quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'estime», a souligné Benoit Groulx qui n'a été qu'à la barre des Olympiques.

Drapeau, en revanche, a fait plusieurs formations au cours de sa carrière de plus de 15 ans, dont les Saguenéens. Il a également dirigé les Bisons des Granby, les Remparts de Québec, les Draveurs de Trois-Rivières pour terminer avec les Voltigeurs de Drummondville. Il a effectué deux passages avec les Sags. Congédié à l'issue de la saison 1989-90, il est revenu à la tête du club en 1993-94 et a soulevé le trophée du Président, à la suite d'une saison record de 43 victoires. Gaston Drapeau a été admis au Temple de la renommée de la LHJMQ en 2004.

Sur le match d'hier, Benoit Groulx s'expliquait mal cette déconfiture en fin de deuxième période alors que son équipe était en parfait contrôle de la rencontre. «Ça fait deux fois en deux soirs qu'on fait ça. Hier à Baie-Comeau, à 3-0, on aurait pu fermer les livres et on ne l'a pas fait. Aujourd'hui, en fin de deuxième, on a manqué totalement de concentration. Il faut apprendre et c'est le temps de le faire quand on est encore au mois d'octobre», de rappeler Benoit Groulx qui jusqu'aux deux buts rapides des Sags, adorait la prestation des siens, notamment au niveau de la vitesse. Il a également vanté la prestation d'Alex Dostie qui effectuait un retour au jeu après une absence d'un mois en raison d'une blessure à l'épaule. La chimie qui s'était installée avec le Russe Vitalii Abramov est revenue instantanément. «Ils ont semblé se trouver facilement. J'espère maintenant que Yakov (Trenine) va réussir à sortir de sa torpeur parce que ce n'est pas facile pour lui présentement», de convenir Benoit Groulx, dont la troupe complètera une séquence de trois matchs en trois soirs, cet après-midi au Centre Vidéotron de Québec, face aux Remparts.

Qui sont les meilleurs joueurs de l'histoire?

Les amateurs pourront décider lors des prochains mois du top 5 de chaque organisation de la LHJMQ. Chaque semaine, un vote populaire sur le site internet du réseau TVA Sports permettra d'établir les meilleurs de l'histoire de chacune des 18 équipes.

L'initiative a débuté la semaine dernière avec les Cataractes de Shawinigan et a permis de couronner le meilleur marqueur de l'histoire, Patrice Lefebvre. En 312 parties pendant quatre saisons, de 1983 à 1987, Patrice Lefebvre a marqué pas moins de 206 buts et ajouté 459 passes. Stéphane Robidas, Patrick Lebeau, Jason Pominville et Stéphan Lebeau complètent ce palmarès initial. Cette semaine, le Titan d'Acadie-Bathurst, anciennement basé à Laval, est à l'honneur. Pour les Saguenéens, le vote populaire se déroulera en janvier.

Rencontré vendredi en marge de l'affrontement entre les Sags et les Cataractes qui était télédiffusé sur les ondes du réseau sportif, l'animateur Mikaël Lalancette mentionne que l'idée est venue en réunion dans le but d'encourager les gens à participer. La réponse des amateurs a été excellente, annonce le natif du Saguenay. «Chaque personne dans l'équipe d'animation donne son top 5 personnel et on fait une banque de dix joueurs par équipe et les gens peuvent ensuite voter», explique Mikaël Lalancette qui ne manquera pas de suggestions pour les Sags, lui qui a grandi comme amateur de la formation chicoutimienne.

Pointes de plume

• Le nouveau joueur russe des Olympiques, Vitalii Abramov, a déjà un surnom qui lui va à merveille, Abracadramov. L'attaquant de 17 ans est vraiment époustouflant sur deux patins. Avec deux passes hier, Abramov a maintenant amassé 24 points en 17 rencontres...

• Au lieu de prendre la route vers les Maritimes avec son équipe, l'entraîneur-chef Yanick Jean mettra plutôt le cap ce matin vers Dawson Creek, Colombie-Britannique, pour assister au début Défi mondial des moins de 17 ans à compter de lundi. Il ratera le match de mercredi contre les Screaming Eagles du Cap-Breton, mais sera derrière le banc pour les deux autres à Halifax et Moncton. Pendant son absence, son adjoint Jean-François Jolin prendra la relève. Questionné sur l'objectif du voyage, Yanick Jean, qui occupe également les fonctions de directeur général de l'équipe, a indiqué qu'il voulait épier les meilleurs joueurs européens, même si les Sags en ont deux, Dmitry Zhukenov et Artem Maltsev, qui peuvent être de retour la saison prochaine. «On ne peut pas passer ce tournoi. C'est extrêmement important», d'insister le pilote des Bleus qui rejoindra en Colombie-Britannique le recruteur-chef de l'équipe, Daniel Demers, qui est déjà sur place...

• En marquant en supériorité numérique en début de match, les Olympiques ont mis fin à une séquence des Sags de 25 désavantages numériques sans permettre de but...

• En deuxième, Yanick Jean a passé un message à Dmitry Zhukenov qui s'est retrouvé sur un trio défensif parce qu'il n'était pas satisfait de son niveau de compétition...

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