Le Drakkar encore lessivé

Tim Simard a inscrit son premier but de... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Tim Simard a inscrit son premier but de la saison en désavantage numérique, pour faire 4-0 en début de deuxième période.

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Après une production de 12 buts vendredi, les joueurs des Saguenéens avaient gardé un peu d'attaque pour le deuxième match de la série aller-retour face au Drakkar de Baie-Comeau. Les Chicoutimiens ont été aussi opportunistes que dans le premier duel, pour voguer vers une sixième victoire de suite, 6-0, devant la meilleure foule de la saison, 2264 spectateurs au centre Georges-Vézina.

La fin de semaine a été très pénible pour les deux gardiens du Drakkar qui ont cédé 18 buts. Après 11 minutes de jeu hier, les Sags avaient déjà chassé du match le Métabetchouanais Keven Bouchard qui n'a bloqué que quatre rondelles, cédant trois fois avant d'être remplacé par Evgeny Kiselev. Lors des deux rencontres, les Sags ont été dominés 79-58 au chapitre des tirs, mais ont nettement eu l'avantage 18-1 là où ça compte, sur la feuille de pointage. «Ça nous prenait un bon début pour ne pas leur permettre de croire. Plus on restait serré dans ce match-là, plus on leur donnait la chance de se dire que vendredi était seulement un mauvais match», de souligner l'entraîneur-chef Yanick Jean dans son point de presse, ajoutant qu'il avait moins apprécié la fin de rencontre alors que le Drakkar a profité d'un relâchement pour obtenir bon nombre de chances de marquer, mais le gardien Xavier Potvin ne voulait rien savoir, lui qui a fait sa meilleure imitation de Julio Billia. Il a repoussé 37 tirs pour faire coup double avec sa première victoire ainsi que son premier blanchissage en carrière.

Antoine Marcoux, sur un retour, a ouvert la marque. L'attaquant des Sags a de nouveau été au centre de l'action sur le deuxième but quand Bouchard n'a pas été en mesure de mettre la mitaine sur la rondelle. Garrett Johnston a ensuite donné le grand coup avec un tir parfait dans la partie supérieure. Timothé Simard, en désavantage numérique, Frédéric Allard et Nicolas Guay, avec son premier en carrière, ont permis aux Sags de doubler leur priorité en deuxième. Au cours de l'actuelle série de six victoires, les Sags ont marqué 35 buts et n'en ont permis que sept à l'adversaire.

«Avant cette séquence, on avait des chances de marquer, mais on ne complétait pas. On va plus au filet. L'offensive vient également de différentes lignes. Ce n'est pas tout le temps les mêmes», d'observer Yanick Jean qui demeure dans le moment de présent et affirmait ne pas se soucier de l'ensemble du portrait. Il veut avant tout que sa jeune équipe continue sa progression quotidienne.

«On n'est pas premiers au classement. On a beaucoup de travail à faire et on va continuer d'avancer», de laisser tomber le pilote des Bleus, soulignant que la prochaine semaine représentait un bon test avec une visite à Victoriaville et des affrontements à domicile contre les Cataractes de Shawinigan et les Olympiques de Gatineau.

Drakkar: Pietroniro ne blâme personne

Malgré l'avalanche de buts concédés par son équipe dans les deux matchs face aux Saguenéens, l'entraîneur-chef du Drakkar, Marco Pietroniro, ne voulait surtout pas blâmer ses deux gardiens sur la place publique.

«C'est un moment ''rough'', mais on va gagner ou perdre en équipe. C'est une affaire qu'il faut apprendre. Au mélange qu'on a de vétérans et de recrues, on veut juste garder notre identité. Ce n'est pas moi qui vais envoyer un gars sous l'autobus. Si on a des messages à passer, on va le faire en privé», de mentionner Pietroniro, convenant que sa formation avait surtout de la misère à acheter un but. Le Drakkar montre la pire production du circuit Courteau, loin derrière avec seulement 27 buts marqués.

«On a cette équipe-là. On ne peut pas se retrouver trop vite dans une situation où on tire de l'arrière. On a quand même tiré 42 fois le dernier match et 37 aujourd'hui et ç'a donné un seul but», de faire remarquer l'entraîneur-chef.

«C'est quelque chose qui existe dans le mental des gars, mais on veut garder notre philosophie et c'est de travailler. Ça peut arriver qu'on se fasse marquer, mais souvent, ce n'est juste pas assez. Il faut être plus concentrés défensivement pour rester dans le match, a-t-il repris. Un moment donné, il faut arrêter de regarder le pointage et jouer comme il faut. Il faut se retrousser les manches et travailler.»

Pointes de plume

• Courtisé par les Sags le mois dernier avant de signer comme agent libre avec le Drakkar, le défenseur Matt Staples est sur la touche pour un moins en raison d'une blessure à un pouce. L'Américain a eu le temps de disputer quatre matchs et montrer des statistiques très intéressantes avec deux passes et un différentiel de +2...

• Avec le pointage 5-0 en milieu de deuxième, Landon Schiller a jeté les gants devant Simon Chevrier. Non seulement l'attaquant de 20 ans a été expulsé pour avoir enlevé le casque de son adversaire, mais s'est blessé à l'avant-bras dans l'escarmouche et portait une attelle après la rencontre. Dans la situation, Yanick Jean aurait préféré que le vétéran passe son tour. «Il paraît que les bagares font encore partie du jeu. Ça arrive, mais est-ce que j'ai aimé ça, non», a-t-il admis après la rencontre...

• Blessé sur le deuxième but des Sags, quand il a reçu un double-échec, Antoine Marcoux n'est pas revenu au jeu par la suite, ce qui a forcé l'entraîneur-chef Yanick Jean à jongler avec ses combinaisons offensives, d'autant plus après la perte de Schiller. Frédéric Allard

• Gabryel Boudreau a vu sa séquence de six parties avec au moins un but prendre fin hier. Avec une passe, Nicolas Roy a maintenant amassé un point à ses huit dernières rencontres et affiche une récolte de 15 points lors de cette période...

• L'entraîneur-chef du Drakkar, Marco Pietroniro, passera les prochaines semaines avec le programme national au Défi mondial des moins de 17 ans. Hier, après une troisième défaite consécutive, il avouait qu'il trouvait difficile de partir dans la situation actuelle. «Je suis un gars d'équipe. Le timing est difficile un peu. Je me sens juste mal de partir, mais je suis en confiance avec les personnes qui vont rester», de confier Pietroniro...

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