Des solutions pour les bancs vides

Le cogestionnaire Alain Deschênes cherche des solutions.... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le cogestionnaire Alain Deschênes cherche des solutions.

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Serge Émond
Le Quotidien

Transformer des bancs non occupés en un coup de pouce pour des clubs sportifs ou des organismes qui oeuvrent auprès des jeunes. Tel est le programme que préparent les Saguenéens de Chicoutimi.

Faut-il le rappeler, les Saguenéens connaissent un début de saison difficile. Et leurs ennuis ne se résument pas aux résultats sur la patinoire. Les amateurs tardent à se rendre au centre Georges-Vézina. En attendant que la situation se corrige, ils se disent qu'il serait intéressant de donner raison au proverbe «À quelque chose malheur est bon».

L'idée consiste à profiter des bancs libres pour offrir des billets à un prix raisonnable à des clubs sportifs. Ces derniers pourront ensuite les vendre et conserver une partie des recettes.

«Le programme est assez avancé, précise Alain Deschênes, cogestionnaire et vice-président administratif des Saguenéens. On travaille pour collaborer avec des clubs sportifs. Ces clubs sont souvent en train de chercher des modes de financement et nous avons l'intention de leur proposer une nouvelle formule. Nous pensons que chacun y trouvera son compte. Ça va nous aider en attirant du monde de plus et ça va aider les clubs sportifs ou les organismes en leur permettant d'amasser de l'argent avec la vente des billets. Tout le monde sera gagnant.

«Nous commençons à approcher des clubs et des organisations qui cherchent un mode de financement. Nous avons l'intention de lancer ce programme cette saison.»

Une grosse journée

Par ailleurs, Alain Deschênes a connu une journée particulièrement occupée, mardi. Lui qui n'aime pas particulièrement les caméras et les micros a été appelé à commenter sur toutes les tribunes un sujet qui fait surface chaque année, la situation financière des Saguenéens.

C'est un secret de Polichinelle, les nouveaux gestionnaires des Saguenéens ne roulent pas sur l'or depuis leur entrée en scène, en 2012. Leurs premières saisons ont été difficiles et la présente s'annonce aussi ardue sinon plus. Le grand patron de l'équipe assure qu'il n'est pas question, en ce moment, de songer à remettre les clés à la ville ou à ajouter des actionnaires. La deuxième possibilité a déjà été regardée, sans résultat concret. Il ne dit pas que ça n'arrivera pas un jour, mais la conjoncture économique ne fait rien pour aider. «Depuis que nous sommes en place, personne n'a perdu d'argent avec les Sags, assure Alain Deschênes. Oui, les gestionnaires en ont perdu, mais les gens qui ont fait affaire avec nous n'ont jamais perdu d'argent.

«Nous avons fait des changements en niveau hockey et au niveau administratif. Je pense que nous pourrons avoir éventuellement une entreprise en santé avec tous les gestes qui ont été posés. Il s'agit d'être patients.»

Alain Deschênes reconnaît que discuter de la situation financière des Saguenéens sur la place publique peut inquiéter des gens. Est-il bon de le faire? Il préfère croire que ce sera positif et se dire que ce qui est fait est fait.

Quand on lui demande si les gestionnaires n'ont tout simplement pas présenté une soumission trop élevée en garantissant un revenu annuel de 350 000$ à Saguenay, il y a trois ans, il préfère ne pas trop s'étendre sur le sujet.

«La réponse est oui en ce moment parce que les assistances ne sont pas là. Ce n'est pas ce que nous avions prévu dans notre budget à l'époque, mais le passé est le passé. Je regarde en avant et j'essaye de m'en sortir», indique Alain Deschênes.

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