Des embûches jusqu'à la fin

Je ne prétends pas que la maladie qui... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

Agrandir

Je ne prétends pas que la maladie qui a touché cinq joueurs a empêché les Saguenéens de battre les Wildcats. Loin de là.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Serge Emond
Le Quotidien

Il y a quelques mois, en plein coeur de la tempête qui a emporté Patrice Bosch et Marc Fortier, avant de souffler un peu plus tard sur Pierre Guillot et Laval Ménard, je me suis amusé à vous raconter que quelqu'un, quelque part, devait posséder une poupée vaudou aux couleurs des Saguenéens de Chicoutimi et qu'il se faisait un devoir d'y enfoncer des aiguilles régulièrement.

Aujourd'hui, il faut bien avouer qu'on n'a pas encore retrouvé la (mau) dite poupée. Jusqu'au tout dernier moment, chaque lueur d'espoir aura été suivie par une embûche. Même les séries éliminatoires n'ont rien changé! Après la victoire de l'équipe dans le deuxième match à Moncton, on s'est surpris à y croire. Tous les joueurs étaient finalement disponibles, à l'exception de Samuel Hodhod, et le duel se transportait au Centre Georges-Vézina pour trois parties.

Et la gastroentérite a fait son entrée dans le vestiaire...

Je ne prétends pas que la maladie qui a touché cinq joueurs a empêché les Saguenéens de battre les Wildcats. Loin de là. Ce dernier élément me permet cependant de signaler que la saison qui vient de prendre fin aura été décevante du premier au dernier jour et que chaque petit moment d'espoir aura été suivi d'un coup sur la tête.

Il est inutile de revenir avec détails sur tous les épisodes qui ont marqué cette longue campagne. On a beaucoup parlé des blessures, des transactions qui n'ont pas donné les résultats espérés, des joueurs qui ont connu une année inférieure aux attentes, des circonstances incroyables qui ont entouré le congédiement de Patrice Bosch et de Marc Fortier, des nombreux changements apportés à la formation pendant la période des Fêtes, etc. Tout cela a fait partie d'une saison qui ne passera pas à l'histoire pour les bonnes raisons.

Parmi tous les développements qui ont façonné la saison des Saguenéens, un des rares points positifs est l'entrée en scène de Yanick Jean. Malgré quelques passages plus difficiles, l'équipe a généralement beaucoup mieux joué sous sa direction. Avec un contrat à long terme et une carte blanche dans les poches, il est bien placé pour entamer sa relance.

Longue route

Mais ne vous racontez pas d'histoire. Les Saguenéens ont encore une longue route devant eux avant de faire partie de la crème de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Yanick Jean a beaucoup de pain sur la planche. La liste des joueurs d'impact qui seront de retour dans l'uniforme de la formation chicoutimienne la saison prochaine est bien courte. J'en compte six ou sept, tout au plus.

Pour cette raison, la prochaine séance de sélection de la LHJMQ s'annonce particulièrement importante pour les Saguenéens. Ils ne possèdent plus leur propre choix de première ronde (cédé aux Screaming Eagles du Cap-Breton dans la transaction qui a amené Nicolas Roy), mais ils pourront au moins bénéficier de celui du Drakkar de Baie-Comeau (dernier soubresaut de l'échange de Charles Hudon) et aussi être actifs dans les rondes suivantes. Mais la marge d'erreur ne sera pas grande.

Les Saguenéens devront aussi trouver le moyen de mettre la main sur deux Européens de qualité. Depuis des années, les équipes qui dominent peuvent habituellement compter sur au moins un très bon joueur européen. Chez les Saguenéens, les deux places devraient être disponibles.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer