Yanick Jean lève le ton

Un problème d'éthique de travail

Claude Bouchard a fait ses débuts avec les... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Claude Bouchard a fait ses débuts avec les Saguenéens, hier après-midi. Il s'est dit une nouvelle fois très heureux d'effectuer un retour dans la LHJMQ et d'être enfin associé à l'équipe de sa région.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Serge Émond
Le Quotidien

(Chicoutimi) Yanick Jean a encore bien du chemin à faire avant d'avoir sous la main une équipe à son goût. Après une séance d'entraînement où il a levé le ton à quelques occasions, il n'a pas caché ses états d'âme, hier.

L'entraîneur des Saguenéens souhaite se retrouver un jour à la tête de hockeyeurs qui travaillent sans arrêt. Cet objectif, il est confiant de l'atteindre, mais il aura besoin de temps.

«Je cherche de la constance par rapport à l'éthique de travail et je n'ai pas l'impression de l'avoir, a expliqué Yanick Jean. Je ne l'ai pas. Ce n'est pas pour faire plaisir au coach, ce n'est pas une fois de temps en temps. C'est tout le temps. C'est une culture. Il faut que ça finisse par se faire tout seul, que ça devienne une culture.»

Yanick Jean est convaincu d'une autre chose. L'exemple doit venir des vétérans.

«Il faut que les plus vieux montrent aux plus jeunes comment ça doit être fait, poursuit le pilote des Saguenéens. J'ai des jeunes qui sont certaines fois les moins travaillants. Ça ne marche pas. Il faut qu'ils travaillent, qu'ils se mettent dans la tête de travailler tout le temps. Ça touche tout le monde. C'est de la mollesse. De la mollesse physique et de la mollesse mentale, par rapport à la concentration et à la persévérance.»

Yanick Jean a montré son insatisfaction à quelques occasions, hier, et il y a fort à parier que ce ne sera pas la dernière fois. Dans son esprit, il n'y a qu'une façon d'arriver à son objectif. La répétition.

«Il faut changer la culture, la mentalité, indique-t-il. Ça ne se fait pas en criant ciseau, mais ça se fait. Rome ne s'est pas faite en un jour.

«Le leadership des plus vieux doit être plus fort et les jeunes doivent embarquer. Il arrive un temps où les jeunes se le font dire par les plus vieux s'ils ne travaillent pas assez. L'entraîneur n'a même plus besoin de s'en occuper. Il n'a qu'à faire des ajustements. Nous sommes loin de ça.»

Yanick Jean assure que la situation qu'il déplore n'a rien de décourageant. En plus, il savait dans quel bateau il s'embarquait quand il a accepté l'offre des Saguenéens.

«C'est un plan à long terme, souligne l'entraîneur de la formation chicoutimienne. Ça fait partie du plan, ça fait partie du processus. Ce n'est pas la dernière fois que vous m'entendez parler de ce sujet. Ce sera probablement la même affaire dans deux semaines, dans un mois ou au prochain camp d'entraînement. Mais ce deviendra de moins en moins le cas et ils vont finir par comprendre. Ça va devenir une culture.»

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