Bonne entrée en matière

Yanick Jean... ((Photo Michel Tremblay))

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Yanick Jean

(Photo Michel Tremblay)

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(Chicoutimi) Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais l'ère Yanick Jean avec les Saguenéens est partie du bon pied. Au-delà des deux victoires à domicile contre le Drakkar et les Olympiques, la manière est encore plus impressionnante.

Les effectifs étaient les mêmes, mais les Chicoutimiens étaient complètement métamorphosés lors de ces deux rencontres même si ce n'était pas parfait. Rapides, intenses et relativement disciplinés, ils ressemblaient à l'équipe que les partisans attendaient impatiemment depuis le début de la saison. Est-ce l'effet du nouvel entraîneur ou est-ce simplement que les joueurs des Sags performent enfin à la hauteur des attentes? La réponse se trouve dans les deux éléments.

Dès son premier entraînement mardi, Yanick Jean a amené une énergie et un enthousiasme au sein du club. Sa recette jusqu'ici n'est pas compliquée, mais fonctionne à merveille. Il exige que les joueurs soient «dans le tapis» toutes les fois qu'ils se retrouvent sur la glace, à l'entraînement d'abord, ce qui se transporte dans les matchs. Ça semble anodin, mais il pousse ses joueurs jusqu'à la toute fin d'un exercice. C'est le remède qu'il fallait à ce groupe. Questionné sur l'intensité à l'entraînement cette semaine, Yanick Jean a mentionné sans détour qu'il devait implanter une éthique de travail au plus vite. «L'important, c'est de sortir les joueurs de leur zone de confort. On est pas fâchés après eux, ni rien, mais il faut les faire travailler plus fort. Ils doivent se rendre compte que s'ils le font pendant trois semaines, un mois et ensuite une année complète, ça va devenir automatique.» L'amélioration est déjà notable.

Vendredi, quand les Olympiques ont donné une petite frousse aux Sags en troisième, il était très actif derrière le banc et n'a pas attendu que la solution tombe du ciel. Après un temps d'arrêt, il a pris une décision courageuse en envoyant les jeunes Nicolas Roy et Jérémy Bouchard sur la patinoire. Les deux joueurs de 17 ans l'ont remercié pour la confiance avec une présence impeccable qui a bien failli se terminer avec un but. La réponse de Yanick Jean la veille sur l'utilisation des jeunes après que Bouchard et Roy aient tous deux récolté un but et une passe: «L'effort n'a pas d'âge». Voilà tout un message à lancer à son groupe. Que le joueur ait 16 ans ou 20 ans, s'il travaille, il sera récompensé. Après une performance de trois points et possiblement son meilleur match de la saison, Landon Schiller a indiqué que tous les joueurs devaient se battre pour leur temps de glace. Cette saine compétition rapporte gros.

Avec leurs récents succès, les Chicoutimiens se rapprochent de plus en plus du milieu du peloton qui semble maintenant accessible, ce qui était un mirage il y a à peine deux semaines. Ils accusent six points de retard sur les Cataractes de Shawinigan au dixième rang avec deux matchs de plus à disputer. Mine de rien, ils ont une fiche positive de 5-4-1 pour 11 points à leurs dix dernières rencontres, leur meilleure séquence du genre depuis le début de la saison. Les Sags ont encore quatre parties à disputer avant l'ouverture de la période des échanges et il est certain que Yanick Jean, le directeur général, prend des notes. Il est sincère lorsqu'il dit ne pas encore avoir pris de décision finale sur la stratégie. Disons que ses joueurs pourraient lui forcer la main en continuant sur la voie de la victoire.

Le beau risque

Les dirigeants des Sags ont pris un «beau risque» avec le remaniement de la semaine dernière. Ils ont investi beaucoup pour amener Yanick Jean alors que plusieurs affirmaient haut et fort qu'ils n'avaient pas les moyens de faire le ménage. Ils l'ont fait et tout le crédit leur revient. Une chose est évidente, c'est que Yanick Jean fait l'unanimité chez les partisans de l'équipe qui croient qu'il est capable de renverser la vapeur dès cette saison. Peu importe la voie qu'il prendra lors de la période des échanges, les amateurs seront derrière lui à 100%. Dans cinq ans, personne ne se souviendra des circonstances de l'arrivée de Yanick Jean à la barre de l'équipe. Richard Martel est débarqué à Chicoutimi après trois semaines de négociations avec le Drakkar. Peu s'en rappellent, mais tous les amateurs savent que Richard Martel a remis l'équipe sur les rails et a permis de vivre quelques très belles saisons de hockey au centre Georges-Vézina. Yanick Jean écrira maintenant son histoire lors des prochains mois et les années à venir.

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