Effort, implication physique et discipline

Pas de période de grâce pour Jean

Yanick Jean n'hésite pas à arrêter un exercice... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Yanick Jean n'hésite pas à arrêter un exercice pour donner des consignes claires à ses joueurs ou parce qu'il n'est pas satisfait de l'effort.

(Photo Jeannot Lévesque)

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(CHICOUTIMI) Si les joueurs des Saguenéens croyaient pouvoir profiter d'une période de grâce avec leur nouvel entraîneur, ils peuvent oublier cette possibilité. Après l'entraînement d'hier, Yanick Jean a été très clair. Il n'acceptera pas les demi-mesures et le manque d'effort, et ce, à compter de la minute initiale de son premier match derrière le banc de l'équipe, ce soir, lors de la visite du Drakkar de Baie-Comeau.

«Non, parce qu'on ne peut pas se permettre de tourner les coins ronds, lance-t-il sans hésitation. Je suis capable de comprendre qu'ils sont nerveux et que c'est un jeu d'erreurs, mais pas un manque d'effort, d'implication physique ou de discipline.»

À Chicoutimi, Yanick Jean veut implanter une culture d'organisation basée sur le travail, ce qui fait sa renommée depuis son entrée comme entraîneur dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il est conscient que cette identité prendra quelques semaines à s'implanter dans la tête de ses protégés même s'il a déjà vu une différence dans l'attitude des siens. Hier, les joueurs en ont encore patiné un coup lors d'un entraînement de près de deux heures. Lors d'un exercice de descente à deux joueurs, à trois occasions, il a stoppé parce qu'il n'était pas content de certains éléments.

«L'important, c'est de sortir les joueurs de leur zone de confort. On est pas fâchés après eux, ni rien, mais il faut les faire travailler plus fort. Il doivent se rendre compte que s'ils le font pendant trois semaines, un mois et ensuite une année complète, ça va devenir automatique, confie Yanick Jean. Ça te fait progresser aussi de repousser tes limites et ça fait de toi un meilleur joueur de hockey.

«Ensuite, les nouveaux n'auront pas le choix de suivre et d'embarquer», ajoute le pilote des Bleus qui n'hésite pas à dire que s'il doit laisser un joueur sur le banc au détriment possible du résultat en raison d'un effort insatisfaisant, il le fera.

«Je ne veux pas qu'on perde de temps parce qu'on a des points au tableau, mais le plus important est d'implanter des choses solides», affirme le nouveau patron des Sags qui n'a pas eu beaucoup de temps pour travailler sur le jeu collectif.

«Je veux le voir dans les matchs, c'est sûr. On va garder ça extrêmement simple. On ne changera rien de majeur par rapport au système, mais les joueurs individuellement», indique Yanick Jean.

Dainsley@lequotidien.com

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