Trop de pénalités

Une deuxième période coûteuse

Le gardien des Saguenéens, Julio Billia, a frustré... ((Photo Le Nouvelliste))

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Le gardien des Saguenéens, Julio Billia, a frustré Brandon Gignac sur cette séquence survenue en première période.

(Photo Le Nouvelliste)

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Serge Emond
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Les Cataractes de Shawinigan ont prolongé les malheurs des Saguenéens de Chicoutimi en leur infligeant un revers de 6-1, hier, au Centre Gervais Auto de Shawinigan. Pour y arriver, ils n'ont eu besoin que d'une période, la deuxième.

Pendant cet engagement, les Cataractes ont trouvé le fond du filet à cinq reprises pour transformer un retard de 1-0 en une confortable priorité. Les vainqueurs ont changé l'allure de la rencontre en comptant sur la complicité de leurs rivaux. En effectuant trop de visites au cachot, les Saguenéens sont devenus leurs propres ennemis et ont ouvert la porte toute grande à leurs rivaux.

Les ennuis des Saguenéens ont débuté au milieu de la deuxième période quand Jérémy Carignan a écopé d'une pénalité majeure pour avoir frappé un rival par derrière. Pendant son absence de cinq minutes, les Cataractes ont déjoué Julio Billia à trois occasions. Le troisième but a été marqué alors que les Chicoutimiens travaillaient avec deux hommes en moins.

Ajoutez à cela un but marqué en début de période, aussi en avantage numérique, et un autre dans les dernières secondes et vous avez une bonne idée du sort qu'ont connu les Saguenéens pendant ces 20 minutes interminables.

«Nous avions un excellent match de hockey avant cette deuxième période, a résumé l'entraîneur des Saguenéens, Patrice Bosch. Le geste de Carignan méritait une pénalité de cinq minutes, ça ne fait aucun doute. Mais, dans les minutes qui ont précédé, Landon Schiller a reçu un coup de bâton dans les dents. Il a des points de suture et des dents croches... Ils étaient quatre (arbitres) sur la glace, dont un qui était tout près de moi et qui avait le même angle, et ils ont décidé qu'ils ne savaient pas s'il avait reçu un coup de bâton ou si c'était son visage qui avait frappé la glace. Pourtant, c'était assez clair. Il n'aurait pas eu de points de suture entre le nez et la bouche si son visage avait touché la glace.

«La pénalité pour le geste sur Schiller n'a pas été appelée. Un peu plus tard, ils ont donné le cinq minutes à Carignan et Shawinigan a marqué plusieurs buts en avantage numérique. Encore une fois, nous n'avons pas fait le travail en désavantage numérique. Un appel sur le geste sur Schiller aurait changé bien des choses. D'abord, Jérémy Carignan n'aurait pas été sur la glace puisque je ne l'utilisais pas en avantage numérique...»

Les Saguenéens ne jouaient pourtant pas mal avant d'attirer trop souvent l'attention des officiels. L'équipe de Patrice Bosch a disputé une excellente première période en ne donnant qu'un petit lancer dangereux aux Cataractes. Seul l'excellent travail du gardien Marvin Cüpper l'a empêchée de prendre une avance intéressante au tableau indicateur. Malgré de nombreuses occasions de qualité, les Chicoutimiens ont été limités au but de Charles Guèvremont.

«Nous avons vraiment joué une très bonne première période, mais ça s'est gâté en deuxième, a noté Patrice Bosch. En fait, nous avons très bien fait en première période et en troisième parce que nous avons joué à cinq contre cinq. Les gars n'ont jamais abandonné. Shawinigan a profité de ses chances et nous n'avons pas été bons en désavantage numérique.»

Mauvaise fin de semaine

Peu importe les raisons (les nombreux blessés, les pénalités, etc), les Saguenéens de Chicoutimi viennent de connaître une fin de semaine très difficile. En deux rencontres à Rimouski et Shawinigan, ils ont encaissé pas moins de 14 buts et leur attaque n'a produit qu'à deux occasions.

Interrogé sur les remèdes qui peuvent être utilisés pour remettre le bateau dans la bonne direction, l'entraîneur des Saguenéens a d'abord exprimé le souhait de diriger une équipe en meilleure santé dans les prochains matchs.

«Nous avons encore fini le match à trois trios, a fait remarquer Patrice Bosch. Il faut d'abord qu'on soit en santé. À cinq contre cinq, je n'ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs. Ceux qui étaient présents n'ont pas vu un match de 6-1, mais c'est le résultat.

«Il y a quand même une réflexion à faire et il y a des choses qu'on doit changer. Je vais faire ma réflexion et j'en parlerai plus ensuite. Je trouve juste que nous ne devons pas prendre de mauvaises habitudes. Je sens que les gars ont beaucoup de frustration en raison des défaites. Personne n'est content, mais il ne faut pas tomber dans le négativisme. Une saison de hockey ne se joue pas au mois de novembre. Nous devons trouver des solutions, c'est clair.»

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