Au 17e rang...

Une bonne, suivie d'une très mauvaise... Dominés dans... ((Collabotation spéciale Rémi Sénéchal))

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Une bonne, suivie d'une très mauvaise... Dominés dans toutes les facettes, les Saguenéens ont eu droit à une véritable leçon de hockey vendredi soir à Rimouski. L'Océanic en a profité pour retrouver le sommet du classement général avec une victoire de 8-1.

(Collabotation spéciale Rémi Sénéchal)

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Ce n'est certainement pas le scénario envisagé par les dirigeants des Saguenéens. Après une raclée de 8-1 subie contre l'Océanic à Rimouski, la formation chicoutimienne pointe au 17e et avant-dernier rang de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Ouch! Avant la saison, on nous avait pourtant vendu une formation excitante qui pourrait donner du fil à retordre aux meilleures équipes et qui serait assurément en première moitié de classement. Ça ne paraissait pas vendredi soir...

Il devient de plus en plus évident que cet alignement a été mal évalué. Les Sags ont l'équipe la plus vieille du circuit Courteau et le mur est de plus en plus proche. Personnellement, j'avais mis les Sags en quatrième place de leur division si la défensive faisait le travail. Sur la route, cette défensive est en train de s'effondrer. Pour un quatrième match de suite sur les patinoires adverses, les Chicoutimiens ont accordé vendredi sept buts ou plus. C'est très inquiétant et ce sont des chiffres qui n'ont pas été vus depuis 1999. On s'attendait à ce que certains soirs, ce soit plus difficile, mais les soirs pénibles sont la norme.

Qui blâmer pour cette débâcle? Il serait très facile de pointer en direction de l'entraîneur. Patrice Bosch fait avec les outils qu'il a sous la main et visiblement, il lui en manque. Le directeur général Marc Fortier a eu un excellent retour pour Charles Hudon avec Gabryel Paquin-Boudreau et Alexandre Ranger. Leur absence prolongée n'aide en rien la cause des Sags présentement, mais est-ce que les Sags sont à deux blessés d'avoir une équipe très ordinaire? Oui les Sags ont eu leur lot de blessures, mais d'autres équipes ont continué à cumuler les victoires malgré des blessures à des joueurs-clés. Le Drakkar, qui a perdu plusieurs éléments pendant l'été, bataille pourtant pour la première place et Jérémy Grégoire n'a toujours pas disputé un seul match. Oui les Sags ont des lacunes, mais ce n'est pas normal de ne simplement pas se présenter comme vendredi. À ce moment, il faut regarder du côté de l'entraîneur.

Pour les autres acquisitions estivales de Fortier, il n'y a rien de bien éclatant. Samuel Hodhod ne joue pas du mauvais hockey, mais la production tarde à venir. Alexandre Leclerc a coûté beaucoup trop cher (choix de 2e et 4e ronde) pour le rendement qu'il offre. C'est un bon défenseur défensif, mais sans plus et certainement pas un numéro 2. Acquis pour un choix de 6e ronde, Brian Lovell a de la difficulté à demeurer dans l'alignement et a été une distraction, lui dont la conjointe a donné naissance à un enfant avant d'être retourné à la maison pour une semaine. Il faut également questionner la décision de garder les deux joueurs européens Nikita Lyamkin et Janne Puhakka qui sont tous les deux très timides depuis le début de la saison. Puhakka avait montré une belle touche offensive l'an dernier avec 19 buts, mais c'est la catastrophe cette saison avec cinq points... et le 14e rang des marqueurs de l'équipe. Pour Lyamkin, oui il peut être spectaculaire, mais il a beaucoup de difficulté à évoluer dans un système.

La direction a également sa part de blâme avec l'improvisation qui n'a fait qu'accentuer le négativisme autour de l'équipe. La soirée des Playmates n'était vraiment pas l'idée du siècle, tout comme le congédiement de l'analyste des matchs à la radio. Décider de foncer dans une tentative d'accueillir la Coupe Memorial 2015 quelques mois après avoir donné la lune pour aller chercher Nicolas Roy démontre que le plan n'est pas clair.

Après 19 matchs, on ne peut plus parler de début de saison. Le temps est maintenant venu de se poser de sérieuses questions. Plus du quart de la saison régulière est maintenant chose du passé. Il n'est pas encore trop tard, mais le temps commence à manquer. Il est difficile d'imaginer les Sags foncer aux Fêtes avec la situation actuelle. D'un autre côté, il est tout aussi difficile de penser que cette équipe va vendre avec les conséquences sur les foules qui sont déjà en forte baisse. Et le statu quo est encore moins une option valable. Les partisans de l'équipe ont assez attendu et le mécontentement généralisé est très légitime. La pression est forte sur les dirigeants de l'équipe et c'est leur travail de redresser la barque. Sinon, des têtes pourraient rouler avant longtemps.

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