Deux étoiles en quatre matchs

Ouellet s'adapte vite

Le Brunois Christian Ouellet a fait sa place... (Archives Gimmy Desbiens)

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Le Brunois Christian Ouellet a fait sa place avec les Gladiators de Gwinnett dans la ECHL.

Archives Gimmy Desbiens

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Serge Émond
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Tout en étant parfaitement conscient que le hockey professionnel est une entreprise et que les choses peuvent changer rapidement, Christian Ouellet file le parfait bonheur dans la ECHL. Il apprécie sa nouvelle vie et son rôle avec les Gladiators de Gwinnett ne fait que grandir.

«La différence avec le hockey junior, c'est que chaque jour tu peux perdre ton poste au hockey professionnel, note Christian Ouellet. C'est comme ça. Par exemple, Alex Belzile, un ancien de l'Océanic de Rimouski, vient d'arriver avec nous après avoir été retranché par une autre équipe. Il n'a pas été retranché parce qu'il n'est pas assez bon, mais simplement parce que l'équipe n'avait plus de place pour lui. Un de nos joueurs est blessé présentement. Quand il reviendra et si Belzile fait l'affaire, un autre joueur écopera. Je ne pense que pas que ce sera moi, mais tu dois te battre chaque jour pour garder ton travail.

«Chaque jour, je me présente sur la glace avec l'objectif de me donner à fond. Je cherche à offrir la meilleure performance possible et à m'améliorer. J'évite d'essayer de voir trop loin. Je veux bien jouer pour obliger l'entraîneur à m'utiliser régulièrement. Notre entraîneur est vraiment bon. Pendant les entraînements, nous faisons des exercices que je n'ai jamais vus auparavant. Je ne veux pas dire que mes anciens entraîneurs n'étaient pas bons, mais celui de cette année est différent.»

Au cours de ses premiers mois chez les professionnels, le hockeyeur natif de Saint-Bruno a constaté que la ECHL n'est pas à l'image de certains commentaires négatifs entendus avant son départ. À Gwinnett, il a découvert un milieu de vie agréable, un bon groupe de joueurs et une belle équipe de hockey.

Dans la vie de tous les jours, Christian Ouellet partage un appartement dans un bel environnement avec deux autres anciens joueurs de la LHJMQ, Maxime Villemaire et Louis Domingue.

Sur la glace, il fait partie d'une équipe qui évolue dans un aréna d'environ 10 000 places. Le club vient de gagner ses huit derniers matchs et occupe maintenant le premier rang de la ECHL.

L'ancien des Olympiques de Gatineau et des Saguenéens de Chicoutimi n'est pas étranger aux succès de sa nouvelle équipe. Il a participé à ses quatre derniers matchs, tous disputés sur la route. En fait, il ne s'est pas contenté de participer aux parties. Il a joué un rôle de premier plan dans leur déroulement, notamment en marquant le but gagnant en prolongation, mercredi dernier, contre les Solar Bears d'Orlando. Il a eu droit à la première étoile à la conclusion de cette partie et à la deuxième, samedi passé, face aux Everblades de la Floride.

Ouellet montre maintenant un dossier offensif de quatre buts et deux passes en dix parties.

«J'ai beaucoup de glace depuis quelques matchs et je ne peux vraiment pas me plaindre, indique Christian Ouellet. Récemment, j'ai joué en désavantage numérique et en avantage numérique. J'ai été utilisé à la pointe en avantage numérique. Je ne dis pas que c'est à cause de moi, mais notre jeu de puissance est devenu plus efficace. En fait, nous nous contentons de faire les jeux simples.

«Le calibre de jeu est très bon. En raison du lock-out dans la Ligue nationale, plusieurs joueurs qui ont disputé deux ou trois saisons dans la Ligue américaine se retrouvent dans la ECHL cette année. J'ai aussi joué contre des gars qui ont évolué dans la LNH comme Paul Mara, l'ancien du Canadien. Ils sont dans la ECHL pour garder la forme en attendant le règlement du conflit.

«Quand je me suis présenté au camp, je n'étais pas trop certain. J'étais en bonne forme, mais je ne savais pas ce qui m'attendait. J'ai disputé de bons matchs hors-concours, mais l'entraîneur ne m'avait jamais vu jouer avant cette année. Finalement, ça se passe très bien. À force de pratiquer, je me suis dégêné et j'ai pris confiance. Les joueurs sont plus vieux et je ne voulais pas prendre de la place trop rapidement. Nous avons vraiment un bon groupe de joueurs. Les gars ne veulent pas perdre. J'ai déjà entendu dire que les joueurs de la ECHL se balancent de gagner ou de perdre. Ce n'est vraiment pas le cas des joueurs de notre équipe. Ils veulent gagner.»

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