Victoire de 7-6 en prolongation

Remontée spectaculaire

Ce n'est jamais fini tant que ce n'est... ((Photo Sylvain Mayer, Le Nouvelliste))

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Ce n'est jamais fini tant que ce n'est pas fini disait un certain Yogi Berra. En retard 6-3 avec 14 minutes à jouer, les Saguenéens ont orchestré une remontée spectaculaire pour créer l'égalité 6-6 et se sauver avec la victoire en prolongation, devant une salle comble de 4161 spectateurs au Centre Bionest de Shawinigan.

(Photo Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Dave Ainsley
Le Quotidien

(Shawinigan) Ce n'est jamais fini tant que ce n'est pas fini disait un certain Yogi Berra. En retard 6-3 avec 14 minutes à jouer, les Saguenéens ont orchestré une remontée spectaculaire pour créer l'égalité 6-6 et se sauver avec la victoire en prolongation, devant une salle comble de 4161 spectateurs au Centre Bionest de Shawinigan.

Négligés des parieurs, les Sags prennent les devants 1-0 dans la série quatre de sept.

Jean-Gabriel Pageau a mis fin au débat à mi-chemin en prolongation après que les Cataractes aient raté plusieurs occasions. L'attaquant de 19 ans a pris la rondelle dans le coin du territoire, après une belle feinte, s'est amené seul devant le gardien Alex Dubeau qu'il a battu de vitesse. «Je voulais juste aller au filet et créer une chance de marquer. En prolongation et en séries, ce n'est pas toujours le plus beau but», a lancé le héros du match avec le sourire accroché au visage.

Après plus d'une semaine d'inactivité, on s'attendait à un départ difficile des Cataractes et c'est plutôt le contraire qui s'est produit. Les visiteurs semblaient trouver que ça patinait vite pendant les cinq premières minutes. Les Chicoutimiens ont rapidement trouvé leur aplomb pour demeurer à un seul but après quarante minutes.

En l'espace de deux minutes au dernier engagement, tout s'est écroulé pour les Saguenéens qui avaient tenu tête jusque-là aux Cataractes largement favoris dans cet affrontement de deuxième ronde. Christian Ouellet venait de faire 3-3 avec son deuxième du match et les visiteurs avaient le momentum, mais ça s'est gâté par la suite alors que les locaux ont inscrit trois buts en l'espace de 1:49 et la victoire semblait dans la poche. En plus, il restait 3:50 à une double pénalité à Alexandre Beauregard. Ça s'annonçait bien mal pour la suite.

C'était mal connaître le caractère des Chicoutimiens qui ont graduellement repris le contrôle du match. Jean-Gabriel Pageau a d'abord redonné espoir aux siens et semé le doute chez l'adversaire en désavantage numérique. Yoan Pinette a par la suite rendu les Cataractes vraiment nerveux alors qu'il a profité de la superbe passe de Jérémy Grégoire. Guillaume Asselin a couronné une remontée improbable avec un tir qui a échappé à la vigilance de Gabriel Girard, qui a du même coup vu sa soirée de travail prendre fin au profit d'Alex Dubeau.

Hubert émotif

«Il ne faut pas être cardiaque pour faire du hockey junior», a lancé Marc-Étienne Hubert alors que quelques journalistes l'attendaient à sa sortie du vestiaire.

Le pilote des Bleus assure que même à 6-3, ses protégés sont demeurés positifs. «Je leur ai mentionné que ce match était à nous autres, qu'il nous appartenait. On ne pouvait pas l'échapper, a-t-il souligné. C'est une très grosse victoire. Les gars ont vraiment démontré beaucoup de caractère pour revenir dans la rencontre.

«Ils ont pris les devants bizarrement sur un but en désavantage numérique de Loïk Poudrier. Après, ç'a voulu faire pour eux. Jean-Gabriel Pageau nous a remis dans le match et par la suite, on n'a pas cessé d'y croire, a-t-il ajouté dans son point de presse alors que les partisans réunis à Shawinigan criaient «Go Sags Go».

«On y croyait, même si ça s'annonçait difficile. Les gars avaient un peu la mine basse sur le banc. Quand Pageau a marqué, tout de suite j'ai senti que l'étincelle était revenue.»

Marc-Étienne Hubert a bien sûr eu de bons mots pour Jean-Gabriel Pageau qui a vraiment élevé son jeu d'un cran en troisième et en prolongation. «Est-ce que c'est ça être un leader? Ce n'était pas facile pour lui en début de match. Il était moins deux après deux périodes. On l'a défié dans le vestiaire et il a répondu de cette façon. Avec un gars de même dans notre équipe, où ça va nous mener»

Sans dire que sa troupe a semé un doute dans l'esprit des favoris, l'entraîneur chicoutimien a tout de même avoué que sa formation avait lancé un message bien clair.

«Créer un doute, je ne peux pas dire. Toute l'année, nous avons joué du bon hockey contre eux. Ils savent qu'on est capables de leur faire face», a mentionné Marc-Étienne Hubert qui a admis que ses protégés devront réduire le nombre de revirements contre la puissante attaque des Cataractes.

À lire dans le Quotidien//

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