St-Gelais ne contrôle pas la situation

Marianne St-Gelais a chuté lors d'un entraînement, à la... (Photo La Presse, Olivier Jean)

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Marianne St-Gelais a chuté lors d'un entraînement, à la veille du début des sélections olympiques à Montréal.

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Marianne St-Gelais se retrouve dans une situation qu'elle n'a jamais connue. Celle qui est habituée de ne rien laisser au hasard doit se rabattre sur la décision de Patinage de vitesse Canada si elle désire participer aux Jeux olympiques d'hiver, à la suite d'une commotion cérébrale subie vendredi.

La patineuse de vitesse courte piste a chuté lors d'un entraînement, à la veille du début des sélections olympiques à Montréal. Victime d'une commotion jugée modérée, elle a dû renoncer à participer aux compétitions en compagnie des autres filles. St-Gelais doit maintenant attendre la décision de Patinage de vitesse Canada (PVC), qui va étudier sa demande d'exemption.

Ce laissez-passer devrait lui être octroyé sans problèmes. Meilleure Canadienne sur courte piste depuis quelques années, elle doit tout de même attendre, sans aucun pouvoir décisionnel. Son curriculum vitae est son seul argument. La décision finale devrait être rendue le 30 août lorsque PVC va annoncer la composition de l'équipe nationale, formée de cinq hommes et cinq femmes.

« On veut toujours entrer par la grande porte, aller chercher ses points pour qu'il n'y ait aucun sous-entendu et que ce soit clair pour tout le monde, a souligné Marianne St-Gelais en entrevue téléphonique dimanche. Ceci dit, j'ai des beaux résultats pour me ''backer'' et je demeure confiante d'avoir ma place sur l'équipe. Il reste qu'en ce moment, la décision n'est pas entre mes mains et c'est ce qui est frustrant. On est habitué de gérer les choses et de les contrôler, mais je n'ai aucun contrôle. C'est un comité qui va décider de ma place. Il va y avoir une crainte jusqu'à tant que la décision soit prise, même si je suis confiante. En tant qu'athlète, on n'aime pas être dans cette situation. »

Ordonnance des médecins en main, Marianne St-Gelais ne peut assister aux compétitions à l'aréna Maurice-Richard, question d'éviter le bruit, les lumières et l'excitation du moment. « Je m'emballe un peu quand je vais là », a-t-elle avoué. Elle doit être 24 heures sans aucun symptôme de commotion avant d'amorcer le protocole vers un retour à l'action. 

« J'ai toujours des symptômes, mais ça s'en va tranquillement, a partagé la Félicinoise, victime d'une troisième commotion cérébrale en carrière. J'ai encore des maux de tête et j'ai aussi une sensation d'oreilles bouchées, un peu comme si je revenais d'un vol d'avion. On a été prudent et la convalescence ne devrait donc pas être trop longue. »

Marianne St-Gelais n'a pas tardé. Lorsqu'elle a appris qu'elle devait mettre une croix sur les sélections, elle a aussitôt rempli le formulaire d'exemption. Elle est consciente qu'elle place tout le monde dans une situation difficile, y compris les autres Canadiennes qui luttent présentement pour une place sur l'équipe nationale. 

« Je pense que je mérite ma place dans les trois distances (500, 1000 et 1500 mètres), mais il reste que la décision est délicate, a-t-elle convenu. Quand tu te classes en battant les autres filles, il n'y a pas de sous-entendu, sauf que là, elles peuvent se dire qu'elles m'auraient peut-être battue si j'avais été là. Elles ont totalement raison de penser comme ça parce que le patinage de vitesse courte piste étant ce qu'il est, on ne sait pas ce qui se serait passé si j'avais été sur la glace. »

L'objectif de Marianne est toujours le même : gagner aux Jeux olympiques. Sauf que d'ici sa guérison, l'athlète de 27 ans met ses ambitions en suspens.

« Ça serait irréaliste de ma part d'annoncer maintenant que je m'en vais aux Jeux, a-t-elle soutenu. Je suis confiante parce que j'ai fait de très belles choses dans le passé, et heureusement que j'ai ça. Le choix discrétionnaire et la demande d'exemption sont là pour protéger les meilleurs et j'ai cette chance de justifier cette demande. Ce n'est pas tout le monde qui peut faire une demande aussi gourmande. »

La première Coupe du monde de la saison en patinage de vitesse courte piste est à Budapest, du 28 septembre au 1er octobre. « Aucun doute que je vais être prête », a assuré St-Gelais.

Des victoires pour Girard et Maltais

Samuel Girard et Valérie Maltais ont ajouté des points, dimanche, lors de la deuxième journée des sélections olympiques canadiennes de patinage de vitesse courte piste. Girard a remporté le 1000 mètres et a fini deuxième au 1500 m, tandis que Maltais a remporté le 1500 m féminin.

Samedi, Samuel Girard avait amorcé les sélections qui se termineront le 20 août avec des victoires à la première épreuve du 1500 m ainsi qu'au 500 m. Ses résultats des deux premiers jours lui donnent d'excellentes chances de se qualifier pour les Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud.

« Je suis quand même allé chercher beaucoup de points, a résumé le patineur de Ferland-et-Boilleau par voie de communiqué. La clé dans une compétition comme celle-là, c'est la constance, et j'ai effectivement été constant jusqu'ici. Ça me fait un super bon coussin pour la suite. Ça m'enlève un poids des épaules, même si je ne vais pas chercher à m'asseoir non plus. Je vais continuer à mettre l'accent sur les mêmes points de base qui m'ont permis d'avoir du succès jusqu'ici. »

De son côté, Valérie Maltais a signé une première victoire aux sélections nationales. Après une chute au 500 m samedi, elle sortait de sa deuxième journée d'action avec le coeur un peu plus léger. « Ça s'est vraiment bien passé pour moi aujourd'hui (dimanche), a résumé la Baieriveraine à Sportcom. Même hier (samedi) à la fin de la journée, j'étais satisfaite. J'avais manqué un peu de stratégie, je crois, mais j'ai quand même entamé ma journée avec confiance. Ça m'a permis de mettre toute mon énergie dans mes courses.

« La semaine est bien entamée, mais encore jeune, a ajouté Maltais. J'ai de bons points, mais je ne dois pas m'asseoir là-dessus. Je vais être plus calme durant mes deux journées de repos par contre, ça, c'est sûr. Je vais pouvoir arriver confiante mercredi. »

Les sélections olympiques reprennent mercredi soir, avec la présentation du deuxième 500 m de l'événement. En plus de Samuel Girard et Valérie Maltais, Kasandra Bradette et Joanie Gervais sont les autres représentantes du Saguenay-Lac-Saint-Jean aux sélections.




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