Cinq Bleuets aux sélections nationales

Marianne St-Gelais... (Archives La Presse)

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Marianne St-Gelais

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Marianne St-Gelais: le dernier droit

Pour la Félicinoise Marianne St-Gelais, les Sélections nationales de patinage de vitesse courte piste représentent le début du dernier droit. La patineuse de 27 ans tentera de confirmer lors des prochains jours sur la patinoire de l'aréna Maurice-Richard à Montréal sa participation à ses troisièmes Jeux olympiques, en février, à Pyeongchang, en Corée du Sud.

Toutefois, si elle avait pu éviter cette étape de qualification, la double championne en titre de la Coupe du monde au 500 mètres l'aurait fait avec plaisir. «Ça ne me fait pas grand-chose sérieusement, de répondre St-Gelais sur son état d'esprit à l'approche de ses dernières Sélections nationales. «Les sélections, ce n'est pas le fun à faire. Je ne vais pas m'ennuyer de ça.»

Marianne St-Gelais demeure cependant très terre à terre sur le processus qui peut parfois être très cruel. Les trois premiers au classement tant chez les hommes que les femmes toucheront le gros lot, soit leur billet pour les quatre premières Coupes du monde de la saison, les Olympiques ainsi que le Championnat du monde en fin de saison, à Montréal.

«Si je ne me classe pas, ça arrête là, reconnaît St-Gelais. Tout se bouscule un peu dans ma tête. Je sais que ce sont mes dernières sélections. Il y a d'autres choses qui se passent vu que j'arrête. Ce ne sont pas juste des qualifications.

«Je sais qu'une malchance est vite arrivée et que les autres filles sont solides. Je vais devoir faire mes meilleures courses pour espérer finir parmi les trois premières», mentionne l'athlète régionale également intéressée par la qualification sur les trois distances.

À son dernier cycle olympique, elle estime que le moment était bien choisi pour décider de mettre un terme à sa carrière. «Je suis prête à m'en aller, assure Marianne St-Gelais. Je suis en paix avec ma décision et j'ai fait ce que je voulais faire.

«Je ne pense pas vraiment à la retraite parce qu'il reste encore tellement de choses avant d'arriver là. Même après les Olympiques, il va rester les Championnats du monde à Montréal et tu veux tout le temps bien faire devant tes proches», souligne-t-elle.  

Dans l'esprit de Marianne St-Gelais, les saisons olympiques sont quelque peu particulières. Après une pause de quelques semaines à l'issue de la dernière saison, les membres de l'équipe nationale ont repris l'entraînement sur glace dès la mi-avril. «En ce moment, je suis sur le ''cruise control'' et je vais le rester pendant toute la saison», raconte Marianne St-Gelais, convenant que son expérience sera très utile en cours de route.

«C'est là que ça paye. Au cours des dernières années, j'ai fait des erreurs, mais aussi des bons coups. Je mets ça dans mon sac de bagages et je pars», d'annoncer la Félicinoise.

Samuel Girard: en quête d'une première expérience olympique

Depuis son arrivée avec l'équipe nationale en 2015, Samuel Girard n'a jamais cessé de progresser. Si bien qu'il est maintenant un sérieux prétendant aux trois places d'office à l'enjeu lors des Sélections nationales. L'athlète de Ferland-et-Boilleau obtiendrait du même coup son billet pour ses premiers Jeux olympiques.

«Je n'y vais pas avec l'objectif olympique», précise d'entrée de jeu le médaillé d'argent au 1500 mètres lors du dernier Championnat du monde, agrémenté d'une troisième place au cumulatif.

«Pour moi, c'est plus comme une sélection comme chaque année. Je suis dans cet état d'esprit. C'est une pression que je ne veux pas avoir de focusser sur les Olympiques, reprend l'athlète de 21 ans. Si j'ajoute cette pression, ce ne sera pas avantageux pour moi.

«Je sais que c'est proche et atteignable, mais je ne veux pas me projeter dans le futur», de relativiser Samuel Girard qui, en se qualifiant, se retrouverait avec la plus grosse saison de sa carrière, ce qui ne serait surtout pas un problème pour lui.

«On est conditionnés à ce mode de vie et l'entraînement. On a quatre ans pour arriver à ça», de rappeler Samuel Girard.

Avant les premières places lors des Sélections nationales, Samuel Girard désire afficher de la constance. C'est ce qui va lui permettre de gagner sa place sur le podium après dix jours de compétitions. «C'est ce qui va payer. Même si je suis trop agressif pour essayer de gagner, il peut arriver des chutes ou une disqualification et que je me sorte d'une course alors que la 2e ou la 3e place me donnera plus de points», d'expliquer Samuel Girard.  

«Je n'ai rien à prouver. J'ai gagné ma place dans le passé et je ne l'ai pas volée à personne. Je dois prendre ce qui me revient», d'annoncer le patineur de Ferland-et-Boilleau.

Joanie Gervais

Membre de l'équipe nationale de développement, Joanie Gervais participera également à ses premières Sélections olympiques. La Jonquiéroise est maintenant rétablie d'une entorse à la cheville qui a cependant retardé sa préparation pour cette importante compétition. «C'est une grosse compétition et mon objectif sera surtout d'aller chercher de l'expérience. Réussir à me qualifier reste peu probable, même si ça peut être possible. Mais pour moi, ce sera aussi une première compétition qui se déroule sur dix jours. Le stress dure plus longtemps et c'est différent d'une compétition qui dure juste une fin de semaine. Ce sera donc une nouvelle expérience » avait raconté l'athlète de 23 ans le mois dernier.

Kasandra Bradette: dans des dispositions idéales

(Jonathan Hudon) - Les sélections nationales de l'équipe de patinage de vitesse courte piste 2018, qui débutent samedi à Montréal, ne pouvaient arriver à un meilleur moment pour Kasandra Bradette. L'athlète de Saint-Félicien arrive en pleine forme, autant mentalement que physiquement.

L'enjeu est plutôt grand pour les 16 hommes et 16 femmes inscrits, alors que Patinage de vitesse Canada va sélectionner les trois premiers athlètes de chaque sexe qui recevront leur billet pour les Jeux olympiques d'hiver, présentés à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février.

Pourtant, Kasandra Bradette ne se prend pas la tête et n'est surtout pas écrasée par la pression de bien faire à tout prix, même si elle vise une première participation aux Jeux. En cette saison olympique, c'est tout simplement le moment de prouver que le travail accumulé peut rapporter sur la surface glacée.

«Il ne faut pas voir ça comme une finalité, c'est une nouvelle compétition et je veux y aller avec l'application de mes apprentissages, a-t-elle mis en contexte. C'est une suite d'événements, ce n'est vraiment pas une fin.»

La jeune femme de 27 ans avoue qu'elle a toujours eu un peu de difficulté avec les compétitions de début de saison, mais au final, elle se rend compte qu'il s'agit de courses comme toutes les autres auxquelles elle prend part durant la saison. Elle a donc une nouvelle approche qui lui amène de la sérénité.

«Tout athlète qui se respecte et qui s'entraîne a comme objectif de participer aux Jeux olympiques, mais qu'on réussisse ou pas, je pense qu'il y a du bon à aller chercher au travers de ça», a philosophé la patineuse, qui en sera à ses deuxièmes sélections olympiques, après celles de 2014. Elle revenait alors de blessure.

«Je ne suis vraiment plus à la même place qu'il y a quatre et j'ai évolué à travers les années», a-t-elle observé.

À l'entraînement depuis le mois d'avril, Kasandra Bradette a tout de même pris du temps pour elle. Elle a pris soin de faire le vide mentalement afin d'arriver dans les meilleures dispositions possible en compétitions.

«C'était un gros été de préparation, mais l'objectif était de trouver un équilibre et de faire ce que j'aimais, a-t-elle raconté. Je voulais bien faire à l'entraînement, sans me brûler. J'aime cuisiner, j'aime aller marcher en forêt, j'aime faire de la randonnée. On dit souvent un esprit sain dans un corps sain, et c'est ce que j'ai essayé de trouver. Honnêtement, c'est mon meilleur été depuis que je m'entraîne à Montréal.»

Valérie Maltais se sent prête

(Jonathan Hudon) - Valérie Maltais trépigne d'impatience à l'idée de tenter de se qualifier pour ses troisièmes Jeux olympiques. D'abord parce qu'elle sait de plus en plus à quoi s'en tenir en raison de son expérience, mais surtout parce qu'elle a l'impression d'avoir fait le maximum à l'entraînement.

«L'entraînement s'est vraiment bien déroulé et je pense que c'est pour cette raison que j'ai particulièrement hâte que ça commence», a réagi celle qui a eu 27 ans en juillet.

La Baieriveraine a légèrement modifié sa préparation estivale en ajoutant du volume d'entraînement en vélo de route. Elle s'est d'ailleurs tapé un voyage au Mexique pour aller rouler en altitude. Elle a également mis l'accent sur l'aspect technique, qu'elle estime avoir amélioré au cours des derniers mois.

«La sélection olympique, ça fait longtemps qu'on en parle et c'est sûr que c'est l'objectif de tous de se qualifier pour les Jeux olympiques, a-t-elle soutenu. Je me sens prête et j'ai hâte de participer à la compétition, même si les attentes sont élevées et que la pression est forte. Je me sens bien et c'est le temps que ça arrive. Je ne voudrais pas que ce soit une semaine plus tard. J'ai bien suivi le plan d'entraînement et j'ai fait le travail qu'il fallait faire. C'est le temps de passer les examens.»

Preuve que le temps passe vite, Valérie Maltais avait 18 ans lors de ses premières sélections olympiques. L'expérience acquise au fil des ans a servi, mais il n'en demeure pas moins que les papillons sont toujours présents.

«Ce n'est pas parce que j'ai fait deux Jeux olympiques que je suis plus calme, parce que la pression est toujours là, mais on développe des méthodes pour mieux se préparer aux compétitions et aux événements stressants, a-t-elle mis en contexte. C'est certain que comparé à ma première sélection olympique lorsque j'avais 18 ans, c'est complètement différent. Je suis plus consciente de ce qui m'attend.»

Alors que la dernière compétition d'envergure a eu lieu l'hiver dernier, les patineurs sur courte piste n'auront pas le temps de se poser mille et une questions à l'aube de la saison olympique. La sélection qui débute samedi est la grande opportunité à saisir si un athlète veut vivre le rêve olympique.

«Oui c'est tôt dans la saison, mais c'est bien, a fait valoir Valérie Maltais. On est habitué, les sélections nationales ont toujours lieu en début de saison. D'avoir son équipe olympique avant d'amorcer la saison, ça nous permet de nous préparer pendant les Coupes du monde et on peut mieux se préparer mentalement à travailler ensemble.»

Comparativement aux autres années, les sélections olympiques se déroulent sur neuf jours au lieu de 14. Des courses ont lieu samedi et dimanche, avant de reprendre mercredi prochain. L'événement se conclut le samedi 19 et le dimanche 20 août.




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