De belles ambitions pour Girard

Les athlètes Samuel Girard et Kasandra Bradette.... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Les athlètes Samuel Girard et Kasandra Bradette.

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Mission accomplie pour Samuel Girard qui a conclu sa deuxième saison sur le circuit mondial avec des médailles d'argent au 1000 m et au relais, en plus de conclure au 7e rang du classement mondial final. Ce succès et ces progrès sur la scène internationale sont autant de raisons qui motivent l'athlète de 19 ans à viser encore plus haut pour la prochaine saison.

Profitant d'une pause de quelques jours dans la région, la fierté de Ferland-et-Boilleau a pris le temps de faire le point avec les médias hier, avant de participer, samedi, à une cérémonie en son honneur dans sa municipalité natale où résident encore ses parents, Grégoire Girard et Martine Bouchard. Au cours de cette deuxième saison au sein de l'élite internationale, le jeune homme estime avoir atteint tous ses objectifs.

«L'an passé, ça avait été une bonne première saison, mais ma participation au Championnat du monde avait été plus ou moins à la hauteur de ce à quoi je m'attendais. Je revenais des Championnats du monde juniors au Japon où j'avais été malade et je n'avais pas d'énergie mentale et physique pour vouloir performer, rappelle-t-il. Comparé à l'an dernier, j'avais hâte d'aller me mesurer aux autres et de prouver ce que je suis capable de faire. Ça fait un meilleur état d'esprit, une meilleure présence sur glace.»

«Je pense que le Championnat du monde reflète bien tout ce que j'ai travaillé cette saison. Mes courses étaient plus préparées et, quand j'arrivais sur la glace, j'étais beaucoup plus à l'aise, beaucoup plus alerte. Ma médaille d'argent représente bien ma saison et le relais, la chimie d'équipe qu'on a ensemble», analyse celui qui a aussi savouré ses premières médailles en Coupe du monde (l'argent au 1000 m à Montréal, l'or au 500m à Toronto et le bronze au 500m à Shanghai).

Aux mondiaux, il a poursuivi sa progression avec une médaille d'argent au 1000m, une 4e place au 1500m, une 7e position au 500m, une 8e place au 3000m et une médaille d'argent au relais pour une 7e place au final (contre une 16e place en 2015). Le jeune homme s'était aussi donné comme mission de faire en sorte que le Canada ait un troisième représentant aux mondiaux, ce qui a été fait avec la 2e place de Charles Hamelin et sa 7e place. 

Le patineur de Ferland-et-Boilleau n'a pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. La prochaine saison sera la dernière avant les sélections olympiques. «Ce sera important de travailler sur des points stratégiques et techniques pour justement être encore plus fort pour les sélections», souligne celui qui aimerait bien mettre la main sur un titre au Championnat du monde ou en coupe du monde pour la prochaine saison. «J'ai fini 3e (au classement général) au 500 m sur le circuit de la Coupe du monde. De maintenir ces résultats, ce serait super.»

Mission accomplie pour les patineurs Samuel Girard et... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Mission accomplie pour les patineurs Samuel Girard et Kasandra Bradette qui anticipent la prochaine saison en courte piste avec de belles ambitions en tête. Le couple pose ici avec les médailles remportées au Championnat du monde, soit deux médailles d'argent pour Samuel (1000 m et relais) et des médailles de bronze (1000m) et d'argent (relais) pour Kasandra. 

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Du bronze qui vaut de l'or pour Kasandra Bradette

La Félicinoise Kasandra Bradette a savouré une médaille de bronze qui avait la saveur de l'or à l'issue du 1000m, en fin de semaine dernière, au Championnat du monde de patinage de vitesse courte piste. «Un gros baume» sur une saison douce amère, mais aussi un vent d'optimisme pour l'avenir.

Ralentie maintes fois par les blessures, l'athlète de 26 ans n'avait pas obtenu les résultats escomptés en Coupe du monde, mais ce podium avec la crème de la crème du patinage de vitesse courte piste constitue non seulement un bel accomplissement, mais surtout, une confiance et un entrain retrouvés grâce à son entraîneur Frédéric Blackburn. Ce dernier semble en effet avoir trouvé la formule d'entraînement qui lui permettra d'avoir de l'énergie en compétition.

«À chaque compétition que j'ai faite, je n'avais pas l'impression d'être en forme. Dans les dernières étapes de la Coupe du monde, ça n'a pas été facile», confie-t-elle en entrevue. C'est que la jeune femme avait tendance à pousser ses limites et à moins s'écouter lors des entraînements, si bien que lorsqu'elle se présentait en compétition, elle n'était pas au meilleur de sa forme. «D'habitude, je suis quelqu'un qui a quand même assez d'énergie en général. Mais durant toute la saison, j'en avais juste assez pour faire ce que j'avais à faire.»

Malgré tout, la Félicinoise avait connu de bons moments au Championnat canadien de janvier en terminant en 3e position au classement cumulatif. Mais l'ambitieuse jeune femme ne se contente pas de se distinguer sur la scène nationale; elle veut faire aussi bien à l'international. Mais la saison a été parsemée d'embûches. «Je n'avais aucun résultat (en Coupe du monde) pour prouver que leur choix (Patinage de vitesse Canada) était bon», dit-elle.

Son entraîneur a fait plusieurs tests et lui a bâti un programme d'entraînement particulier qui facilite sa récupération. Pour les mondiaux, la recette a été un succès.

«Dans les dernières semaines avant les mondiaux, Fred m'a fait un plan que j'ai suivi à la lettre. Finalement, ç'a été un succès. Je ne me suis jamais aussi bien sentie en compétition cette saison. J'avais des jambes et de l'énergie en masse. Avant, pendant la saison, je me battais tout le temps en fin de course parce que je n'avais plus d'énergie. Mais là, j'avais la force, l'aspect tactique, je patinais bien. Fred est venu me voir (après la compétition) et m'a dit qu'il avait confiance en ce que je vais faire la saison prochaine», raconte avec enthousiasme celle qui aimerait bien être des Jeux de 2018.

Les entraîneurs ont mis un plan en place pour l'an prochain. «C'est vraiment le fun parce que tout le monde connaît mon profil maintenant et sait que je veux me battre, que je suis là pour gagner. De voir que tout le monde travaille pour m'aider, c'est vraiment le fun et j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Et j'ai encore plus hâte à la prochaine saison, surtout avec ce que j'ai connu aux mondiaux: faire des compétitions en forme», assure la Félicinoise qui avoue s'être remise en question. 

«Heureusement, j'avais toujours des gens autour de moi pour m'aider à revenir et à voir le bon côté», dit-elle en jetant un coup d'oeil à son amoureux et coéquipier Samuel Girard, qui est de ceux qui ont su l'épauler dans les moments de doutes.

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