Mondiaux courte piste: la bonne année ?

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La patineuse Marianne Saint-Gelais

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L'année 2016 sera-t-elle la bonne? Charles Hamelin cumule les médailles et les titres depuis le début de sa carrière, mais il y en a un après lequel il court toujours: celui de champion du monde. Est-ce cette saison qu'il quittera enfin les Mondiaux de patinage de vitesse courte piste avec la prestigieuse couronne manquante à son palmarès? Ses chances de réaliser cet exploit seront à Séoul, en Corée, ce week-end. Idem pour sa conjointe, la Félicinoise Marianne Saint-Gelais, qui a connu une saison mémorable.

Marianne Saint-Gelais et Charles Hamelin (à gauche), ainsi... (Photo tirée de Facebook) - image 1.0

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Marianne Saint-Gelais et Charles Hamelin (à gauche), ainsi que Samuel Girard de Ferland-et-Boilleau (6e à partir de la gauche), Valérie Maltais de La Baie (5e à partir de la droite) et Kasandra Bradette de Saint-Félicien (2e à partir de la droite) prennent part aux Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste en fin de semaine à Séoul.

Photo tirée de Facebook

Pour en revenir à Hamelin, le patineur de 31 ans se sent plus prêt que jamais. Il a connu une très bonne saison en Coupe du monde en totalisant six victoires, même en ratant le dernier rendez-vous de la campagne pour profiter d'une plus longue préparation en vue de Championnats du monde, a expliqué l'athlète de Sainte-Julie rencontré par Sportcom deux semaines avant son départ pour la capitale sud-coréenne

Si la tête d'affiche de l'équipe canadienne parvient à ses fins et monte sur la plus haute marche du classement général des Championnats du monde 2016, il sera le premier patineur du pays à le faire depuis le natif de Chicoutimi, Marc Gagnon, en 1998. Comble de bonheur, Hamelin, dont les grands-parents maternels (l'ancien maire Gilbert Goulet) sont de Péribonka, accomplirait cet exploit en terre coréenne, là où la popularité du patinage de vitesse est comparable à celle du hockey au Canada.

Saint-Gelais confiante

Marianne Saint-Gelais l'avoue, elle a changé et elle ne s'est jamais sentie aussi bien à l'approche des Championnats du monde. Cette année, elle croit vraiment qu'il est possible pour elle de se retrouver dans le top-3 du classement général. Un titre de championne du monde sur une distance trotte aussi dans la tête de la patineuse qui a seulement raté le podium une fois en 12 participations à des épreuves individuelles du circuit de la Coupe du monde cette saison.

«C'est sûr que je vais être nerveuse aux Mondiaux. Je pense que c'est important que je me le dise et que je le vive, parce que dans le passé, j'ai essayé de le cacher et je me suis un peu plantée. Je me cachais derrière cette pression et le stress m'envahissait au lieu que je le laisse sortir», a confié la fierté de Saint-Félicien.

L'événement prend une importance encore plus grande cette année parce que l'athlète de 26 ans a de très grandes attentes. «Cette année, je sens vraiment que c'est possible. Je sens que je peux avoir d'excellents Championnats du monde et c'est stressant, mais c'est aussi excitant parce que je sais que je n'ai jamais été aussi prête que ça. J'ai l'impression que cette année, je peux exceller sur les trois distances. Je ne me suis jamais sentie aussi bien que ça et je suis confiante.»

La patineuse attribue ses récents triomphes à tout le travail qu'elle a fait l'été dernier pour se transformer en une «nouvelle Marianne» sur la glace, une athlète plus agressive et qui est prête à tout pour gagner.

«Sans parler de médailles ni de résultats, je m'attendais à une bonne saison. Nous avons travaillé très fort, Frédérick Blackburn (entraîneur), Fabien Abejean (psychologue sportif) et moi, sur ma technique, mais surtout sur mon agressivité et mon attitude quand je suis sur la glace. Est-ce que je m'attendais à rafler cinq médailles d'or cette année? Non. Mais ç'a été une très belle récolte!»

Chez les hommes, le vétéran Charles Hamelin (à... (Archives PC) - image 2.0

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Chez les hommes, le vétéran Charles Hamelin (à gauche) de Sainte-Julie mènera la formation canadienne et il prendra part aux épreuves individuelles en compagnie de Samuel Girard (à droite) de Ferland-et-Boilleau.

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Girard, Maltais et Bradette sont prêts

Seulement deux athlètes masculins porteront l'uniforme canadien lors des épreuves individuelles aux mondiaux sur courte piste en fin de semaine puisque la troisième place de l'équipe masculine a été échappée l'an dernier. C'est le jeune Samuel Girard qui accompagnera Charles Hamelin dans sa mission. Malgré ses 19 ans, l'athlète de Ferland-Boilleau, qui a décroché sa première médaille en Coupe du monde cette saison, en sera déjà à sa deuxième participation à ce grand événement international.

Aux côtés du vétéran, il tentera de redonner au pays la chance de placer un troisième athlète sur la ligne de départ des épreuves individuelles dans un an. Pour ce faire, il doit atteindre le top-16 de la compétition qui présentera les meilleurs patineurs de chaque nation. «D'un certain sens, ça ajoute un stress. C'est sûr que les gens autour de nous veulent que nous retrouvions cette troisième place. Je ne veux pas me mettre de pression ni trop penser à ça pour ne pas perdre de vue la compétition. D'après moi, ça va bien aller avec ce que j'ai appris durant la saison et les résultats que j'ai eus cette année.»

Bradette et Maltais

La Félicinoise Marianne Saint-Gelais n'est pas la seule Bleuette aux Mondiaux. La Baieriveraine Valérie Maltais et sa concitoyenne Kasandra Bradette sont aussi sur la ligne de départ des distances individuelles. Un retour heureux pour Maltais, elle qui n'avait pas participé aux courses individuelles des Championnats du monde l'an dernier. Maltais avait connu sa meilleure performance aux mondiaux en 2011-2012 où elle avait été couronnée vice-championne du monde. L'année suivante, elle a terminé au troisième rang au classement cumulatif.

Pour sa part, Kasandra Bradette avait conclu au 13e rang du classement final à ses tout premiers mondiaux l'an dernier. Bradette est loin d'avoir connu la saison qu'elle espérait au niveau international. Disqualifications et malchances l'ont hantée dès le début de la campagne 2015-2016. La confiance de ses entraîneurs pour participer aux épreuves individuelles des Championnats du monde ce week-end, à Séoul, en Corée, est une belle victoire pour celle qui a parfois de la difficulté à trouver sa place au sein de l'équipe nationale.

«Cette année à l'international, ç'a vraiment été un flop. C'était déception après déception. Ma saison a très mal commencé avec une disqualification au 500 mètres à Montréal, ma distance de prédilection», a indiqué l'athlète de 27 ans. La patineuse a cependant beaucoup appris de ces moments difficiles. «Il faut vraiment que je sois à l'écoute de moi-même et que je comprenne que je ne suis pas comme les autres à l'entraînement. Mon corps a besoin de beaucoup de repos, je dois donc apprendre à doser et à arrêter quand j'en ai besoin.»

Bradette avait auparavant beaucoup de difficulté à s'imposer parmi ses coéquipières, car elle avait tendance à trop se concentrer sur les autres. «J'avais tendance à me demander ce que je faisais là lorsque je me retrouvais parmi les meilleures au monde et ça affectait ma confiance. Je dois arrêter de hiérarchiser les filles. J'ai appris à viser un petit peu plus haut», explique celle qui a amélioré cette facette grâce aux discussions avec son entraîneur, Frédérick Blackburn, et son préparateur mental, Fabien Abejean. «Quand j'arrive sur la glace, je ne me fie plus au classement des autres filles et j'embarque pour gagner! C'est comme ça que je veux aborder chaque course à l'avenir», de conclure celle qui vise un top-8 au 500 m et un top-12 au 1000m et au 1500m.

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