Trudel insuffle calme et confiance

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Le vétéran défenseur Francis Trudel souhaite mettre à contribution son tempérament calme et sa confiance en l'équipe pour aider les Marquis de Jonquière à remporter le championnat des séries dans la LNAH.

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Malgré une avance de 2-0 dans la série finale qui opposent les Marquis de Jonquière à l'Assurancia de Thetford, Francis Trudel est bien conscient que ses coéquipiers et lui n'ont que la moitié du chemin de franchie avant de mettre la main sur le convoité trophée de la LNAH. De par son tempérament calme et son expérience, le vétéran défenseur s'avère d'ailleurs un atout pour modérer les émotions fortes qui ponctuent cette série.

«En séries, ça fait cliché de dire cela, mais c'est un match à la fois, sans regarder trop loin en avant, car c'est toujours à recommencer», explique le défenseur de 33 ans en entrevue téléphonique. «On ne tient rien pour acquis. Nous avons plusieurs gars qui ont de l'expérience et qui ont déjà gagné dans cette ligue ou dans d'autres ligues professionnelles, mais ils en ont eux aussi (dans l'Assurancia). Ce ne sont pas des gars qui vont abandonner. C'est donc à recommencer chaque fois. Il faut qu'on soit prêts parce que c'est sûr qu'avec le genre de joueurs et d'équipe qu'ils ont, ils n'abandonneront pas», estime celui qui vise à soulever de nouveau le trophée des champions de série, comme il l'avait fait l'an dernier avec Rivière-du-Loup. 

«Ce sont les quatre matchs les plus durs à gagner de la saison, poursuit-il. On en a deux, mais il en reste encore deux et c'est pourquoi il faut se concentrer sur le prochain match et ne pas penser tout de suite au 4e. On est bien conscients que c'est loin d'être fini et qu'il en reste deux à gagner. 

«Que ce soit 2-0 ou 1-1, on se prépare en fonction de ce qu'on peut faire. C'est nous qui décidons de la façon dont on veut jouer et c'est ce qu'on va faire en vue du prochain match à la maison.»

Transigé à la fin janvier, Trudel est très heureux de l'accueil reçu et il souhaite contribuer aux succès de son équipe. «Personnellement, je donne tout ce que j'ai à chaque match. Si j'ai des points, j'ai des points. Si je n'en ai pas, je n'en ai pas. Je ne joue pas pour les dépisteurs. Tout ce que je veux, c'est gagner la coupe, peu importe le rôle que l'équipe me donne. Chaque année, je veux gagner et je suis dans une position où je pourrais le faire pour une deuxième année d'affilée. Alors je suis vraiment en mission et concentré sur cet objectif»,  assure le pilier défensif.

Fidèle à sa nature, Trudel est confiant, mais sans excès. «Je suis quelqu'un d'assez calme dans la vie. Je ne suis pas stressé. On a des gars émotifs dans l'équipe et j'essaie de tempérer les choses. De ne pas être trop excités quand on gagne et que si on perd, ce n'est pas la fin du monde; il faut juste se préparer pour le prochain match», indique celui qui a remporté le championnat canadien Air Canada avec les Cantonniers de Magog en 2000 et le championnat de l'Atlantique à deux reprises dans le circuit universitaire avec les Aigles Bleus.

Martel prudent

À l'instar de ses troupes, le pilote des Marquis, Richard Martel, reste prudent dans ses propos. «Thetford a une bonne équipe. On a réussi à mettre la main sur les deux premiers matchs, mais c'est déjà loin derrière nous. En fermant la porte à Thetford, c'était terminé et nous étions déjà en mode préparation pour le 3e match chez nous. Ça va bien, mais on sait qu'en séries, il n'y a rien de gagné tant que l'on n'a pas remporté les quatre matchs», rappelle-t-il.

Concernant l'arbitrage, Martel plaide que «l'important, c'est que les arbitres appellent les pénalités qu'ils ont à appeler et je pense qu'ils le font assez bien dans la présente série, mais il ne faut pas qu'ils lâchent.»

Mentionnons enfin que Jean-Simon Allard sera absent en fin de semaine pour des raisons professionnelles. Yann Poirier sera inséré dans l'alignement. De plus, les partisans sont invités à porter du blanc pour le match de vendredi, lequel sera précédé d'un «tailgate» à compter de 17h30, sur le stationnement du Palais des sports, à l'initiative de partisans.

Thetford doit limiter les erreurs

« Faut être meilleurs, et ce pendant 60 minutes. On a confiance d'en gagner plus qu'un (match), mais il faut commencer par un. »

À l'autre bout du fil, l'entraîneur-chef de l'Assurancia de Thetford, Bobby Baril, est convaincu que ses troupes sauront rebondir, même si sa formation tire de l'arrière 2-0 face aux Marquis de Jonquière, en finale de la Ligue nord-américaine de hockey.

Cela dit, ses protégés devront se mettre en marche dès le début de la rencontre et jouer sans relâche pendant 60 minutes s'ils veulent espérer signer un premier gain contre Jonquière dans cette quête de la coupe Vertdure. 

Buts gratuits

« On a commencé les deux matchs en retard. Les Marquis ont marqué 10 buts dans la série et nous sept », note-t-il, ajoutant que c'est autant que contre Sorel après les deux premiers matchs en demi-finale. « La seule affaire, c'est qu'on leur donne des buts gratuits où ils n'ont pas à travailler pour. Il faut limiter nos erreurs. »

Le pilote de Thetford ne croit pas non plus que les Marquis sont avantagés par leur vitesse. « Ils sont plus opportunistes au moment où on se parle », nuance celui qui souligne en outre que son équipe est privée de joueurs d'impact. « Depuis le début de la série, on joue sans deux de nos trois meilleurs défenseurs, Matthew Medley et Charles-Olivier Roussel, et ça nous fait mal au niveau de la profondeur », fait-il valoir, sans bien sûr dire si le retour au jeu de ces derniers est imminent.

Pour Bobby Baril, rien n'est joué. Ses troupes ont déjà démontré qu'elles étaient capables de revenir de l'arrière.

« On n'a juste pas joué une ''game'' complète. Il faut jouer 60 minutes. Il faut finir nos mises en échec et faire ce qu'on a à faire. On sait qu'ils ne jetteront pas les gants. Jérémie Malouin parle, parle et parle. C'en est rendu un peu ridicule parce qu'on sait qu'il ne fera pas ce qu'il dit. Il faut juste se concentrer sur ce qu'on a à faire et ne pas perdre de temps avec lui », lance-t-il, ne ratant pas l'occasion de jeter un peu d'huile sur le feu au passage.

un Gardien confiant

Concernant son gardien Gabriel Girard, son retrait samedi dernier après le 4e but d'affilée des Marquis n'a nullement affecté sa confiance, assure-t-il

« Ne vous cassez pas la tête avec sa confiance. Il a gagné une coupe Memorial », réplique Bobby Baril en référant à la conquête de l'emblématique trophée par Shawinigan en 2011-12, où Girard avait d'ailleurs mérité le trophée du meilleur gardien du tournoi...




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