La fièvre touche aussi les Marquis

Copropriétaire des Marquis de Jonquière, Marc Boivin... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Copropriétaire des Marquis de Jonquière, Marc Boivin

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Les Marquis de Jonquière n'échappent pas à la fièvre du hockey qui frappe le Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Il y a un engouement pour le hockey extraordinaire ces temps-ci et on le sent nous aussi, assure Marc Boivin, copropriétaire du club jonquiérois de la LNAH. « Il y a deux équipes de hockey qui vont bien et c'est sûr que ça paraît ! »

De fait, les Marquis amorcent la série finale contre l'Assurancia de Thetford vendredi soir, au Palais des sports, à compter de 20 h. Quant aux Saguenéens de Chicoutimi, ils sont en série demi-finale de la LHJMQ. Cette performance des deux équipes régionales n'a pas vraiment d'impact sur les assistances, assure le copropriétaire des Marquis. « Il y a des amateurs de hockey qui vont aux matchs des deux clubs, mais ce n'est pas vraiment la même clientèle. »

Jeudi, la vente de billets pour le match #1 allait bon train, avec près de 1800 billets vendus. Les propriétaires de la formation jonquiéroise seront très satisfaits si de 2500 à 3000 amateurs franchissent les guichets pour ce duel au calibre relevé qui sera teinté par la personnalité des deux colorés entraîneurs-chefs, Richard Martel pour Jonquière, et Bobby Baril pour Thetford.

« On ne peut pas avoir le même engouement que pour les Sags parce que c'est notre premier match et qu'on ne sait pas ce qui peut arriver. Mais ce qui est certain, c'est que c'est une bonne série qui débute », avance Boivin, qui a le logo des Marquis tatoué sur le coeur.

« On est rendu en finale. Ça fait quelques années qu'on livre la marchandise et qu'on est toujours de sérieux aspirants aux grands honneurs et je pense qu'on le sera encore une couple d'années. Nos joueurs ont touché au (circuit) professionnel et ça aide. C'est du gros calibre qui se joue dans la Ligue nord-américaine. C'est d'ailleurs le calibre de jeu le plus fort après la Ligue américaine, et au Québec, c'est le calibre le plus fort après la Ligue nationale », fait-il valoir.

Des joueurs déterminés

Quand Bobby Baril affirme que les Marquis ont un « gros payroll » pour s'offrir de bons joueurs, l'affirmation irrite Marc Boivin même s'il est habitué à cette vieille rengaine du ''coach'' adverse. « Pour avoir fait des transactions dans les cinq dernières années, je peux dire que quand j'envoie un joueur ailleurs, normalement c'est le (vrai) salaire qui est sur la feuille. Mais je ne peux pas en dire autant des autres (clubs). Mais on se fait toujours accuser. Moi, je crois que c'est parce qu'on travaille bien. Dans cette ligue, il y a moyen de se monter une bonne équipe pour plusieurs années. D'ailleurs, nous avons eu de bons hommes de hockey qui sont passés à Jonquière : il y a eu Fred Tremblay, Dean Lygitsakos, Steeve Larouche, et présentement, on a Lucien Paquette qui fait une bonne job et Richard Martel (comme dg et entraîneur-chef). Il faut que ça donne quelque chose ! »

Marc Boivin a évidemment confiance en ses troupes. « C'est sûr qu'on a une chance de gagner. On ne se présentera pas la tête basse. J'ai des gars qui jouent pour moi depuis 5-6 ans et qui sont habitués d'aller à la guerre. Ils étaient bien déçus de la manière dont ils avaient perdu l'an passé (7e match de demi-finale contre Sorel) et certains n'étaient pas sûrs de revenir cette année. Mais ils ont décidé de jouer une autre saison pour gagner. Ils ne veulent pas partir sans avoir gagné », raconte Marc Boivin.

Cela dit, le grand patron des Marquis ne tient rien pour acquis. « Sur papier, on n'a pas tant un avantage que ça. Ils ont aussi des gagnants et de bons joueurs de l'autre côté. Mais on a peut-être un peu plus de vitesse qu'eux par contre. Et il y a aussi plusieurs facteurs qui peuvent survenir dans une série, dont les blessures. Il y a des joueurs qu'on peut remplacer, mais il y en a d'autres que c'est plus dur de les remplacer », a-t-il conclu, tout de même confiant que les Marquis sauront parvenir à leurs fins.




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