Troisième période endiablée au profit des Marquis

Jérémie Malouin a été le premier à inscrire... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Jérémie Malouin a été le premier à inscrire un but pour les Marquis, en début de troisième période.

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Bien malin qui aurait pu prédire la victoire de 5-2 des Marquis de Jonquière sur les Prédateurs de Laval après 40 minutes de jeu au Palais des sports samedi. Les quelque 1690 partisans des Jonquiérois ont en effet dû patienter 43mn22 avant de pouvoir enfin célébrer un premier but, alors que les locaux tiraient de l'arrière 2-0.

Mais l'attente aura valu la peine, car les hommes de Richard Martel ont inscrit cinq buts sans réplique au cours d'un dernier vingt endiablé pour savourer la victoire.

En l'absence des joueurs de centre de ses deux premiers trios, Richard Martel a dû modifier ses combinaisons. Blessé, Jean-Sébastien Bérubé a été habillé au cas où la situation l'aurait commandé. Martel a donc jumelé Jérémie Malouin avec son frère aîné, Dannick, complété par le Jeannois Simon Tremblay. Une recette qui a fonctionné à merveille, le trio réussissant à neutraliser le provocant Éric Laplante et l'excellent marqueur David Massé tout en s'avérant une bougie d'allumage en marquant les deux premiers buts des locaux dans ce match de la LNAH.

En entrevue d'après-match, Richard Martel a d'ailleurs eu un bon mot pour les frères Malouin qui ont mérité la première (Dannick) et la deuxième (Jérémie) étoile du match.

«Dannick avait joué à l'avant contre Sorel et il avait très bien fait même s'il avait peu joué. À l'avant, il est très physique et il complète ses mises en échec. Il a une bonne vision du jeu et un bon lancer. Ce soir, le trio composé des Malouin et de Simon Tremblay a bien fonctionné. Ils avaient à contrer celui de Laplante, Massé et Gascon. Ils ont fait tout un job», a commenté Martel.

Le pilote des Jonquiérois avoue toutefois qu'il avait hâte que ses joueurs marquent, eux qui tiraient de l'arrière 2-0. «C'était difficile, car on dominait. Mais Russo était en pleine possession de ses moyens et on avait de la difficulté à le déjouer. J'ai dit aux gars de ne pas lâcher, que ça allait venir. Même si on s'est fait compter en partant, les gars ont très bien réagi et n'ont jamais lâché.»

Persévérance

Si les partisans ont été patients, les Marquis, eux, ont été d'une persévérance exemplaire. Eux qui avaient manqué d'opportunisme la veille, ne semblait pas en avoir plus en première, même s'ils ont dominé 12-7 dans les tirs au but. Si bien que les Prédateurs ont été les premiers à s'inscrire au pointage, sur un tir de Dominic Léveillé. Même s'ils ont continué de multiplier les tirs en deuxième (16-6), les hommes de Richard Martel ne sont pas parvenus à percer la muraille Adam Russo.

La troisième a mal commencé pour les locaux, alors qu'avec à peine 55 secondes écoulées au tableau, David Massé a permis aux Lavallois de prendre les devants 2-0 à la faveur d'un avantage numérique.

Puis le vent a tourné et les efforts déployés jusque-là par les Marquis ont fini par payer. Jérémie Malouin, appuyé par son frère Dannick et par Simon Tremblay, a enfin réussi à loger la rondelle derrière le cerbère lavallois. Deux minutes plus tard, c'est au tour de Dannick Malouin de faire mouche. Un but chanceux qui a frappé l'épaule de Russo pour retomber dans le filet. Mais l'égalité ainsi créée a ravivé la flamme des locaux qui ont réussi à prendre l'avance pour la première fois dans la rencontre lorsque Alexandre Quesnel a marqué sur le retour de lancer décoché par Christian Ouellet.

Les Jonquiérois n'allaient pas s'arrêter en si bon chemin. Profitant d'un jeu de puissance, Yann Poirier a rapidement doublé l'avance des siens. Avec 2mn39 à faire, Laval a tenté le tout pour le tout en enlevant son gardien au profit d'un 6e attaquant, pour profiter au maximum d'un jeu de puissance. Mal leur en prit, car Jean-Michel Bolduc s'est emparé de la rondelle pour marquer dans un filet désert.

Le pilote des Marquis a aussi salué le travail de Cédrick Desjardins qui a fait de bons arrêts en troisième pour garder le momentum des siens. «Ce sont des matchs difficiles pour notre gardien aussi, car il n'a pas eu beaucoup de lancers», explique-t-il.De fait, Russo a fait face à 46 lancers, tandis que Desjardins en a reçu 20.

Dannick Malouin satisfait

Mission accomplie pour Dannick Malouin qui a été l'étincelle du match. «On a mieux joué que vendredi, en ce sens qu'on a pu capitaliser un peu plus sur nos chances. Et Russo a encore super bien goalé et fait des arrêts clés, mais on est content de sortir avec une victoire de 5-2», a-t-il indiqué.

Même si sa prestation à l'avant a été très fructueuse avec son cadet, le #51 préfère jouer les quarts-arrière. «Dans mon rôle à l'attaque, il est évident que je ne commencerai pas à essayer de déjouer tout le monde. J'essaie de faire les choses simples, de m'impliquer physiquement pour amener de l'émotion et avec la foule comme Jonquière, c'est plus facile de ce côté-là.»

Concernant Éric Laplante, l'aîné des Malouin estime que ce dernier a un rôle d'agitateur, un peu comme lui. «Aussitôt que j'ai vu qu'il embarquait dans ma game, ç'a été facile pour moi de juste lui parler et d'essayer de le sortir de son match. On a joué tout le match contre lui, Gascon et Massé et à la fin de la partie, on a pu voir que Massé était frustré», a-t-il fait valoir.

Richard Martel a abondé dans le même sens. «Je pense que c'est nous qui avons dérangé Éric Laplante et non l'inverse. Les frères Malouin ont commencé à jouer dans sa tête et Massé a pogné les nerfs. Ce trio est censé être le meilleur (des Prédateurs) et ils n'ont rien fait ce soir.»

Les Marquis ont donc divisé les honneurs du week-end et conclu leur saison contre les Prédateurs avec une fiche de cinq victoires et un revers en prolongation.

En bref

•L'ancien Marquis Éric Laplante joue très bien son rôle de chahuteur, mais il est aussi un bon comédien. En première, il semblait souffrir le martyre au centre de la glace. Lorsque l'arbitre en chef a fini par siffler, il s'est relevé et est retourné au banc en pestant contre l'officiel qui avait trop tardé à son goût. Ça s'appelle une guérison miraculeuse ? ...

•Laplante, qui est reconnu pour ses lourdes mises en échec, a été copieusement hué par la suite à chacune de ses présences sur la glace. En troisième, il s'en est pris à Dannick Malouin avec qui il voulait visiblement en découdre. Vers la fin de la rencontre, le #86 a été chassé pour mauvaise conduite, les officiels étant sans doute las de son cirque...

•Les centres Benoit Gratton, Stefan Chaput et l'homme fort Hubert Poulin n'étaient pas en uniforme. Poulin participait au Défi des Champions, mais il a malheureusement perdu son combat de boxe contre Karl Beaulieu...

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