Maîtres chez eux

Benoit Gratton a ouvert la marque en avantage... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Benoit Gratton a ouvert la marque en avantage numérique sur un retour. Il touchait la cible pour une dixième fois cette saison.

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Les Marquis sont les rois et maîtres du Palais des sports. Ils ont savouré vendredi une dixième victoire consécutive devant leurs partisans, 6-3 contre le Blizzard de Trois-Rivières, devant 2237 amateurs dans l'amphithéâtre jonquiérois, la meilleure foule de la saison.

Avec une quatrième victoire en autant d'affrontements face à leurs rivaux de la Mauricie (voir photos), les Marquis ont du même coup confirmé leur emprise sur le premier rang de la Ligue nord-américaine de hockey, alors que le Blizzard a été dépassé au deuxième rang par Thetford-Mines.

Les locaux ont profité du premier avantage numérique, mais ont tout de même accordé le premier but quand Tommy Castonguay a logé la rondelle entre les jambières de Loïc Lacasse. Les Marquis n'ont toutefois pas raté leur coup sur leur deuxième attaque massive. Ce n'était pas le plus beau, mais Benoit Gratton a tout de même inscrit son 10e de la saison. Son partenaire de toujours François Fortier était de retour au jeu après un mois d'absence et la chimie entre les deux n'a pas mis de temps à se faire sentir. C'est d'ailleurs Fortier qui a donné les devants pour de bon aux Jonquiérois d'un tir d'une précision chirurgicale.

Trente secondes plus tard, Peter-James Corsi l'a imité et le tour était joué, même si le Blizzard s'est rapproché à un but en avantage numérique avant la fin de l'engagement. Les visiteurs ont connu leurs meilleurs moments en troisième, mais les Marquis se sont éloignés au pointage, bien appuyés par Lacasse à l'autre bout. Jonathan Paiement a redonné une priorité de deux buts aux siens quand son tir de la pointe a été redirigé par Benjamin Lecompte directement dans son but. Avec cinq minutes à faire, Mathieu Brunelle a cogné le dernier clou avec une belle percée individuelle, suivi quelques secondes plus tard de Corsi sur une passe parfaite d'Hugo Carpentier lors d'une descente à trois contre un.

«On a joué un bon match, mis à part un petit segment de 7-8 minutes en troisième, a résumé l'entraîneur-chef Claude Bouchard qui savourait une deuxième victoire en 24 heures avec une équipe différente après les Sags la veille. «Dans des situations comme la troisième, le fait de ne pas pratiquer certaines facettes nous rattrape», d'estimer l'entraîneur-chef qui veut tenir quelques séances d'entraînement d'ici les séries éliminatoires. Hormis cette petite séquence, Bouchard était comblé par la performance des siens.

«Ce n'est pas parce qu'on ne fait pas 25 tic-tac-toes en entrée de zone et qu'on n'est pas spectaculaires qu'en bout de ligne, on n'est pas efficaces. Un moment donné, quand tu sors d'une période, c'est dur de ne pas penser qu'on ne fait pas le travail. En première, on a patiné, on a frappé. On a passé la majeure partie de la période dans leur zone. Je nous ai trouvés très bons également en deuxième. C'était à peu près la même recette», a-t-il laissé tomber, précisant qu'avec un seul homme fort en uniforme, il pouvait aligner dix attaquants réguliers et n'a pas détesté l'expérience.

Débarqué en grande pompe avec les Marquis la semaine dernière, l'attaquant Anthony Stewart a été blanchi pour une première fois de la feuille de pointage, à son troisième match. Même s'il tarde à se mettre en marche, Claude Bouchard a vu une certaine progression dans son jeu par rapport à sa fin de semaine initiale. Il convenait que les attentes des partisans à son endroit étaient peut-être un peu irréalistes.

«Il y a un mot-clé avec lui, c'est patience», de rappeler l'entraîneur, ajoutant que Stewart n'avait pas atteint la LNH comme joueur de finesse, mais avec un bon coup de patin et son implication physique. «Même si le gars a joué dans 300-400 matchs dans la Ligue nationale, quand il est arrivé ici la semaine dernière, il n'avait pas joué dans une ligue organisée depuis novembre 2014. On va se dire les vraies choses. Un, avait-il la forme physique pour avoir un impact tout de suite dans cette ligue? Je ne suis pas sûr. Deux, c'est sûr qu'il est surpris par le calibre. Je suis convaincu qu'il ne pensait pas que c'était aussi rapide», de noter Claude Bouchard.

Les Marquis en bref

• Les traditions se perdent. Depuis quelques matchs, aucun poulet se retrouve sur la glace pendant l'hymne national...

• Moment cocasse lors de l'annonce du gagnant de la loto-Marquis des Fêtes qui s'appelle Jean Charest Plusieurs personnes ont même hué, en référence à l'ancien premier ministre du Québec. M. Charest, qui était présent, est tout de même reparti avec un très joli magot de 6000$...

• En raison de la présentation du Tournoi provincial de hockey pee-wee la semaine prochaine, les Marquis ne seront de retour au Palais des sports que 22 janvier lors de la visite de Saint-Georges-de-Beauce. D'ici là, ils se rendront à Thetford-Mines vendredi prochain...

• L'alignement du Blizzard était composé de 12 joueurs de moins de 25 ans hier. La règle de la Ligue nord-américaine stiupule que pour chaque rencontre, chaque équipe doit en aligner un minimum de cinq. D'ailleurs, Trois-Rivières n'avait que 18 joueurs en uniforme, un de moins que la limite, et seulement cinq défenseurs...

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