Des allées et venues qui rapprochent

Peter-James Corsi, Frédéric Piché, Benoit Gratton, Hugo Carpentier... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Peter-James Corsi, Frédéric Piché, Benoit Gratton, Hugo Carpentier et Samuel Groulx voyagent ensemble pour participer aux parties des Marquis à Jonquière.

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Les voyages forment la jeunesse, dit l'adage, mais dans le cas des Marquis de Jonquière, les voyages contribuent à tisser les liens d'amitié, un atout précieux pour la chimie de l'équipe.

C'est le cas de plusieurs joueurs des Marquis de Jonquière, dont le capitaine Hugo Carpentier, qui effectue depuis cinq ans le trajet Gatineau-Jonquière. À l'instar de Jonathan Paiement et Loïc Lacasse, Carpentier est responsable de l'une des trois fourgonnettes nolisées par les Marquis pour le transport des joueurs. Chaque passager se relaie derrière le volant et «personne ne conduit plus de deux heures de route», précise-t-il.

Comme il a joué son junior pour les Huskies de Rouyn-Noranda et auparavant dans la Ligue métropolitaine, le numéro 28 des Marquis n'a pas peur des distances et faire de la route n'a rien d'exceptionnel pour lui. Même qu'il y voit des avantages.

«Ça permet de tisser des liens. On est rendus quasiment comme des frères. C'est pour ça qu'on aime tant venir jouer à Jonquière. C'est comme une deuxième famille. On devient vraiment proches, et ce n'est pas pour rien qu'on a un bon esprit d'équipe. C'est un élément très important dans une équipe. Des gars comme (Alex) Bourret, (Mathieu) Brunelle et (Jean-Sébastien) Bérubé n'en reviennent pas de l'esprit d'équipe qui règne et du fait que tout le monde va aller à la guerre l'un pour l'autre», fait valoir Carpentier.

Pour le capitaine, l'esprit d'équipe est un atout qui vaut son pesant d'or. Il sait de quoi il parle, lui qui a vécu dans ses valises dans les circuits de la Ligue américaine et de la East Coast. «J'ai été trois ans dans mes valises, à faire du ''up and down'', à rester à l'hôtel et à ne jamais être sûr où j'allais. Ce n'était pas une vie que j'aimais. Ça me causait un stress. Ma dernière année dans cette ligue a été la plus belle parce que j'ai dit à mon coach de la Ligue américaine que je restais dans la East Coast», raconte le sympathique vétéran. «J'étais quasiment sur le bord de la dépression. J'étais le seul francophone de l'équipe et pendant quatre mois de temps, j'étais toujours seul à l'hôtel au bord de l'autoroute, sans auto. Dans la Ligue américaine, il n'y a pas un bel esprit d'équipe. Tout le monde a le même but, et personne ne se fait de cadeau.»

Bien sûr, il aurait pu continuer sa carrière dans la ECHL ou en Europe, mais il en avait assez de ce mode de vie. «Ma copine a un bel emploi au gouvernement et mentalement, j'étais épuisé. Je n'avais pas le goût d'y retourner.» Puis, il a reçu une offre des Marquis de Jonquière, une équipe dont il n'avait jamais entendu parler avant d'être repêché. «C'est Dean (Lygitsakos) qui m'avait appelé (à l'époque) et il a toujours été bon pour vendre. Ç'a cliqué avec les joueurs et l'organisation. Et je pense que les gens m'aiment bien là-bas», avance celui qui ne regrette pas sa décision.

«Quant à ceux qui n'aiment pas le voyagement, ils ne sont plus avec l'équipe. On les remplace par d'autres bons gars. Mais on ne rentre pas n'importe qui dans l'équipe. On regarde l'individu avant le joueur de hockey», nuance Carpentier, qui aime qu'avant d'aller chercher un nouveau joueur, le directeur général Marc Boivin consulte les vétérans pour savoir si le nouveau venu s'intégrera bien dans le groupe.

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