Claude Bouchard s'estime choyé

Claude Bouchard vit une situation particulière, cette saison.... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Claude Bouchard vit une situation particulière, cette saison. Il partage son temps entre les Marquis de Jonquière et les Saguenéns de Chicoutimi. Il se considère choyé d'avoir cette opportunité.

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Enseignant en éducation physique à la Polyvalente Kénogami, Claude Bouchard file le parfait bonheur. En plus d'exercer son métier d'enseignant, l'entraîneur partage son temps entre les Saguenéens de Chicoutimi, comme adjoint de Yanick Jean, et les Marquis de Jonquière comme entraîneur-chef. «J'adore ce que je fais et je me considère vraiment choyé de pouvoir coacher dans les deux formations les plus importantes de la région», lance-t-il d'entrée de jeu.

À sa 12e saison derrière le banc d'une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), et sa deuxième saison à la barre d'une équipe de hockey senior, Claude Bouchard apprécie chacun des défis que lui offrent les deux calibres.

«Il n'y a pas une énorme différence entre les deux clubs. Dans les deux cas, c'est de l'élite. Les Sags, ce sont les meilleurs joueurs de 17-20 ans du Québec et des Maritimes, tandis que les Marquis, ce sont des joueurs qui ont joué professionnels, quelques-uns dans la Ligue nationale, plusieurs en Europe, dans la Ligue américaine ou dans la ECHL», souligne ce passionné de hockey.

La différence réside dans le travail avec les joueurs. «Les juniors sont en apprentissage, en développement, et ils aspirent à jouer dans les calibres supérieurs. Le travail que t'as à faire avec eux, c'est de les développer comme joueur de hockey, mais aussi comme individu. Plusieurs vont faire des joueurs de hockey, mais plusieurs vont aussi faire autre chose (avocat, médecin, etc.). Le hockey junior apporte beaucoup. C'est une discipline de vie. D'ailleurs, plusieurs ont bien réussi leur vie», explique-t-il.

Dans la Ligue nord-américaine, l'entraîneur dirige des joueurs qui ont roulé leur bosse. Plusieurs ont choisi de poser leurs valises au Québec.

«Pour la majorité des gars, c'est un choix de vie. Plusieurs pourraient encore jouer en Europe, mais ils ont choisi de revenir s'établir au Québec pour des questions familiales ou professionnelles. La majorité de ces gars n'ont plus d'objectifs (de faire le saut dans la LNH ou autres) pour leur carrière de hockey. Ce sont des joueurs qui ont beaucoup d'expérience, du talent et de la maturité», explique Bouchard qui en a d'ailleurs vu plusieurs évoluer dans les rangs juniors. Il cite en exemple Hugo Carpentier, Peter James Corsi et Jean-Sébastien Bérubé.

«Carpentier jouait pour Rouyn pendant que je coachais à Val-d'Or et on avait une bonne rivalité. Bérubé a joué à Rouyn quand j'ai quitté Val-d'Or et j'ai dirigé Corsi quand il avait 16-17. C'est le fun de le revoir dix ans plus tard et de constater son évolution comme joueur de hockey et comme individu.»

En constante évolution

Qu'est-ce qui est plus facile à diriger, des juniors ou des seniors? «J'ai coaché à peu près tous les niveaux, du hockey mineur jusqu'au senior, en passant par le midget AAA, et je ne pense pas qu'il y ait un niveau plus difficile que l'autre. Chaque niveau est un défi différent. C'est sûr que tu ne coaches plus en 2015 comme tu le faisais au début des années 2000», concède celui qui a fait ses premiers pas comme entraîneur dans le milieu des années 90.

À l'instar de la société, les mentalités changent et la façon de diriger des joueurs doit s'adapter. «Je vis la même chose avec les jeunes à l'école. La façon dont les jeunes sont éduqués est différente. Comme entraîneur de hockey ou comme professeur, il faut s'y prendre autrement. T'es un vendeur. Tu as un message à véhiculer et tu dois t'y prendre différemment pour le vendre. Il faut s'ajuster. Au hockey, il faut que tu évolues, que tu t'adaptes et que tes connaissances soient toujours à jour sur le plan tactique et stratégique. C'est la clé du succès.»

Par contre, Claude Bouchard apprécie les entraînements hebdomadaires avec les Sags et il aimerait bien avoir la chance de faire de même avec les Marquis. Le hic, c'est que la majorité des joueurs proviennent de l'extérieur de la région.

«L'absence de pratiques, c'est le bout que je trouve le plus difficile. Les joueurs et moi, nous aimerions pratiquer une fois ou deux fois semaine. Le niveau de jeu serait meilleur les fins de semaine, tout comme la forme physique des gars et leur synchronisme. Nous n'avons pas cet avantage parce que nous sommes plus loin que les autres. On compense avec le tableau et du vidéo. Par contre, comme ils ont une expertise et une expérience de la ''game'', ils vont assimiler plus vite (que des joueurs du junior majeur) quand on leur présente un système de jeu», constate-t-il.

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