Séparation en bon termes

C'est fini entre les Marquis et Lygitsakos

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Le directeur général et entraîneur-chef des Marquis de Jonquière, Dean Lygitsakos, ne sera pas de retour à la barre de la formation de la Ligue nord-américaine de hockey pour une 5e saison consécutive.

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

Le directeur général et entraîneur-chef des Marquis de Jonquière, Dean Lygitsakos, ne sera pas de retour à la barre de la formation de la Ligue nord-américaine de hockey pour une 5e saison consécutive. L'organisation des Marquis de Jonquière a confirmé qu'elle n'avait pas renouvelé le contrat du grand manitou des Marquis parce que les deux parties n'ont pas réussi à s'entendre sur le plan salarial.

Car pour ce qui est de son travail, la direction n'a que de bons mots à l'égard de son ancien DG et entraîneur qui a mené ses troupes à la conquête de deux coupes consécutives du circuit Godin. Une première dans l'histoire de la formation jonquiéroise pour laquelle les dirigeants du club lui sont d'ailleurs reconnaissants.

«Sur le plan hockey, nous n'avons absolument rien à lui reprocher. Il a fait un excellent job et on a beaucoup appris. Et on tient à préciser que cette décision n'a aucun rapport avec le fait que les Marquis ont été éliminés en demi-finales. Nous devons modifier notre budget et on ne s'est pas entendu sur le salaire. Mais on se quitte en bons termes», assure Marc Boivin.

Le contrat d'Éric Haley, le fidèle lieutenant de Dean Lygitsakos, n'a pas été renouvelé non plus. Pour l'instant, seul Steeve Larouche, qui était l'adjoint au DG, demeure dans l'organisation. Des pourparlers sont en cours avec Karl Boucher, l'autre adjoint au DG. Il est déjà établi que Steeve Larouche travaillera avec Marc Boivin pour préparer le repêchage universel de la mi-juin à Sorel-Tracy.

Au cours des prochaines semaines, l'organisation tentera de dénicher un entraîneur dans la région. Évidemment, les noms qui circulent le plus souvent sont ceux de Claude Bouchard, Bob Desjardins et Richard Martel.

Deuil pour Lygitsakos

Joint ce matin, l'ancien DG et entraîneur-chef des Marquis, Dean Lygitsakos, avait l'impression de vivre un mauvais rêve. Le Trifluvien avoue qu'il est encore sous le choc et que les prochaines heures seront surtout consacrées à faire un deuil, non seulement sur le plan professionnel, mais aussi d'une belle association de quatre ans avec l'organisation jonquiéroise et des liens d'amitié qu'il a développés dans la région.

L'homme de hockey avait bien sûr le coeur gros de ne pas pouvoir poursuivre son association avec les Marquis. Par contre, il se dit très reconnaissant de la confiance que lui ont témoignée les dirigeants en lui laissant carte blanche pour bâtir une équipe de haut niveau qui jouit maintenant d'une excellente notoriété dans la LNAH.

«Je ne peux pas être fâché contre eux. Je ne peux qu'être reconnaissant d'avoir pu relever un défi aussi magique. Ils m'ont donné carte blanche pour faire des transactions, mettre ma philosophie et ma vision des choses en place, que ce soit du côté hockey et administration. Ils m'ont fait confiance. C'est apprécié et respecté et je leur en serai toujours reconnaissant.

«J'ai tellement eu de belles expériences. Je suis arrivé avec un beau bagage, mais j'ai tellement appris que j'en sors grandi sur tous les plans. Toutefois, c'est une tristesse de quitter une famille quand t'es encore en amour avec cette famille», a imagé le coloré personnage, conscient qu'il n'est ni le premier ni le dernier à être victime d'une décision d'affaires.

D'ailleurs, les deux parties se vouent un grand respect. «Ce sont des proprios en or qui ont tenu et continueront de tenir à bout de bras un projet qui a gagné en momentum. On a fait des réalisations incroyables en très peu de temps, souligne Lygitsakos. Je ne suis pas juste fier des victoires, mais aussi de voir d'où on est partis, du chemin parcouru et de la vitesse à laquelle ça s'est fait. La notoriété du club a grimpé en flèche grâce de la qualité de l'organisation. On a créé un aspect familial et une culture de gagnants, de professionnels et c'est à cause d'eux (tous les intervenants) que j'ai pu vivre ça. Je quitte en ayant le sentiment du devoir accompli, mais en ayant vécu des succès que peu de gens qui font du sport professionnel organisé peuvent se vanter d'avoir vécu. Ce qui me fait le plus de peine, c'est de ne pouvoir continuer avec ce groupe qui a encore la capacité de gagner la coupe l'an prochain, mais aussi de quitter des amis », a-t-il conclu.

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