Amère défaite en prolongation

L'Isothermic élimine les Marquis

Jamais deux sans trois. L'adage s'est avéré hier,... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Jamais deux sans trois. L'adage s'est avéré hier, alors que l'Isothermic de Thetford Mines a éliminé les Marquis de Jonquière en demi-finale, en remportant le 5e match 3-2, encore une fois en prolongation. Une douce revanche pour la troupe de Bobby Baril qui avait perdu la finale l'an dernier lors du 6e match devant leurs partisans, eux aussi en prolongation.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

Jamais deux sans trois. L'adage s'est avéré hier, alors que l'Isothermic de Thetford Mines a éliminé les Marquis de Jonquière en demi-finale, en remportant le 5e match 3-2, encore une fois en prolongation. Une douce revanche pour la troupe de Bobby Baril qui avait perdu la finale l'an dernier lors du 6e match devant leurs partisans, eux aussi en prolongation.

Malheureusement pour la majorité des 2120 spectateurs et pour les guerriers de Dean Lygitaskos qui ont encore une fois chèrement vendu leur peau, le rêve de soulever une troisième coupe d'affilée s'est brisé.

Pour le pilote des Marquis, Dean Lygitsakos, il est clair que ses guerriers méritaient un meilleur sort, surtout que la grande majorité a joué malgré des blessures importantes ou en acceptant des missions auxquelles ils étaient peu familiers.

«Ces gars ont fait tout un job ce soir. On a joué une première nerveuse, mais les deux autres ont été phénoménales. Ce groupe-là, du premier au dernier, a gagné mon respect. C'est un honneur pour moi de travailler avec eux, insiste-t-il. Il y avait six réguliers absents aujourd'hui. On a manqué d'offensive et de finition tout au long de la série et les joueurs qui se chargent de la finition étaient blessés ou absents», a-t-il poursuivi, en saluant le courage de toutes ses troupes et le soutien du personnel médical qui ont tenté de faire de petits miracles plus d'une fois cette saison.

Lygitsakos a aussi souligné que ses troupes avaient atteint un nouveau sommet en termes de blessures, avant d'énumérer celles qui ont touché son équipe encore en série.

Pour en revenir au match, il a aussi déploré le travail des officiels. «Il y a eu des appels (d'infraction) manqués qui nous ont coûté cher. C'est décevant dans un contexte où les avantages numériques ont un impact important sur le match», a-t-il commenté, ajoutant qu'il ferait part de ses doléances à la ligue, car ce problème ne touche pas que les Marquis.

Unités spéciales

D'ailleurs, les unités spéciales ont encore une fois joué un rôle crucial dans cet ultime duel. L'indiscipline des Marquis a permis aux visiteurs d'être les premiers à s'inscrire au pointage. Après avoir fait chou blanc sur leurs deux premiers jeux de puissance du premier vingt, l'Isothermic a fait mouche sur le troisième par l'entremise du vétéran Matthew Medley

À mi-chemin de la rencontre, ce fut au tour des Marquis de profiter de l'indiscipline de l'Isothermic. Les locaux ont trimé dur, et c'est finalement Nicolas Marcotte qui a enfilé son deuxième des séries sur des passes de Jérémie Grégoire et Jean-Michel Bolduc. Marcotte a récidivé 2mn15 plus tard à la faveur d'un autre avantage numérique pour enfin procurer l'avance aux locaux, sur des passes de Jean-Simon Allard et Olivier Croteau.

Le mince coussin s'est envolé dès le début de la troisième lorsque Medley a créé l'égalité sur un jeu de puissance. Avec à peine un peu plus de deux minutes à faire dans le match, les guerriers de Lygitsakos n'ont pu capitaliser sur un jeu de puissance, forçant ainsi la prolongation. Encore une fois, l'Isothermic a réussi à se sauver avec la victoire, Pierre-Luc Sleigher marquant à 4mn14pour sceller l'issue de la série.

Marc Boivin en réflexion

Copropriétaire de la formation jonquiéroise depuis plusieurs années, Marc Boivin se sent prêt à passer la main à de nouveaux actionnaires.

«C'est sûr qu'on est déçu, car on rêvait tous de gagner. Il y aura une grosse remise en question. Ce n'est pas à cause de la défaite de ce soir, mais c'est plutôt l'accumulation des années à m'occuper de ça. Je pense que ça tire à sa fin. Je vais prendre une semaine de réflexion, mais s'il y en a qui sont intéressés à prendre la relève, ce serait le temps qu'ils lèvent la main. Je ne veux pas que ça finisse, mais la passion s'effrite. On voulait gagner et nous l'avons fait deux ans de suite. Cette fois-ci, ce n'est pas parce que les gars n'ont pas travaillé, mais le facteur chance n'était pas tellement de notre bord et les blessures nous ont détruits», a commenté celui qui s'est quand même dit prêt à continuer si personne ne se manifeste.

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