Troisième revers de suite

Les Marquis en difficulté

Matthew Medley a fait mal aux Marquis en... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Matthew Medley a fait mal aux Marquis en trouvant le fond du filet avec moins de deux minutes à jouer en première période. Il a eu raison de Pier-Olivier Pelletier malgré le plongeon de Jonathan Parisien.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

Les Marquis de Jonquière n'ont plus le choix. Ils devront gagner le match de ce soir à Thetford Mines s'ils veulent éviter le balayage aux mains de l'Isothermic qui a pris les devants 3-0 dans cette série demi-finale de la Ligue nord-américaine de hockey en l'emportant 3-2, hier.

Malgré une foule imposante de 2500 spectateurs au Palais des sports, les Marquis ont encore une fois fait face à un gardien en pleine possession de ses moyens en Gabriel Girard. En plus de jouer de chance à quelques occasions, le portier thetfordois a repoussé 43 des 45 tirs dirigés contre lui, tandis que le cerbère jonquiérois, Pier-Olivier Pelletier a cédé à trois reprises sur 28 lancers.

Pourtant, pour une première fois dans cette série, les Marquis ont été les premiers à s'inscrire au pointage lorsque Dominic Léveillé est parvenu à faire dévier le tir d'Hugo Carpentier derrière Girard. Les Marquis semblaient avoir enfin imposé leur rythme, mais voilà que l'Isothermic a eu un regain de vie. Profitant d'un jeu de puissance, les visiteurs ont créé l'égalité sur un tir de Gabriel Lemieux. Puis, ils ont remis ça avec moins de deux minutes à faire dans une première robuste et mouvementée. Pelletier n'a pu étirer suffisamment la jambière droite pour bloquer le tir de Matthew Medley, qui a ainsi permis ainsi aux siens de retraiter au vestiaire avec l'avance 2-1.

Dès le début de la deuxième, Hugo Carpentier a ravivé la flamme des partisans en créant l'égalité sur des passes de Léveillé et Paiement. Toutefois, presque à mi-chemin de la rencontre, Sébastien Courcelles s'est échappé en interceptant une passe latérale de Paiement à la ligne bleue pour aller déjouer Pelletier. Malheureusement pour la troupe de Lygitsakos, ils ont eu beau multiplier les tirs, Girard a fermé la porte. Tant et si bien que même les unités spéciales, si efficaces lors du premier match à domicile, n'ont pu capitaliser sur trois occasions.

En troisième, les Marquis ont bourdonné autour du filet de Girard, notamment en avantage numérique, sans parvenir encore une fois à capitaliser. Pour ajouter à la déception, l'arbitre venait de siffler lorsque les locaux ont fait bouger les cordages. Le but a été annulé, ce qui a soulevé la colère de la foule. Profitant ensuite d'un 5 contre 3, les soldats de Lygitsakos se sont à nouveau heurtés à un Girard intraitable. Il a résisté aux attaques jonquiéroises jusqu'à la toute fin, même lorsque Pelletier a été retiré à la faveur d'un 6e attaquant.

Rien n'est joué

L'entraîneur des Marquis, Dean Lygitsakos, avait le visage fermé après la rencontre, mais c'était davantage parce qu'il se sentait lésé. À ses yeux, ses troupes étaient bien préparées pour ce match clé et il est clair, pour lui, que la série est loin d'être terminée.

«Je refuse d'accepter que cette série soit finie, a lancé Lygitsakos. J'ai toujours dit que ça prend quatre victoires pour gagner et on va vendre chèrement notre peau. S'il y a une équipe dans cette ligue qui peut faire ça, c'est bien nous. On ne regarde pas ça en bloc de quatre (matchs), mais en bloc de un. Les trois matchs se sont soldés par une différence d'un but. On a une équipe qui sait gagner et jusqu'à maintenant, la différence dans la série a été l'opportunisme. On a tellement eu de chances aujourd'hui (hier). On a raté des filets déserts. Leur gardien a fait une très bonne job, mais en troisième surtout, on a raté tellement d'occasions!»

Même s'ils sont acculés au pied du mur, Lygitsakos a confiance en ses guerriers.

«La majorité de ces gars-là nous ont donné deux coupes et j'ai confiance en eux. Je m'en vais au mur avec eux n'importe quand. On va se comporter comme des frères, comme des gars dont les liens d'amitié sont tissés serrés pour des soirées comme celles-ci où on est tristes et on se sent lésés.»

Les Marquis tenteront donc de faire tourner le vent ce soir à Thetford Mines s'ils veulent éviter un congé prématuré.

«L'effort était là, mais maintenant, il faut parvenir à mettre la rondelle dedans», de conclure le grand manitou des Marquis. Ils pourront prendre exemple sur Trois-Rivières qui a évité le balayage hier soir en blanchissant Sorel-Tracy 4-0.

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