Le premier match aux Marquis

Soirée haute en émotions

Il ne faut jamais perdre la rondelle de... ((Photo Rocket Lavoie))

Agrandir

Il ne faut jamais perdre la rondelle de vue. Vincent Richer et Simon Laliberté (9) en ont fait la démonstration pendant le premier match de la série entre les Marquis et les Prédateurs de Laval.

(Photo Rocket Lavoie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

Les Marquis de Jonquière ont trimé dur, hier, et ont remporté avec brio la première manche 5-2 de leur série quart de finale face aux Prédateurs de Laval qui prendra de toute évidence des allures de guerre de tranchées. D'ailleurs, aucun des 2007 spectateurs présents au Palais des sports n'a dû regretter le prix de son billet d'entrée à l'issue de cette rencontre aussi intense que rude.

Les Prédateurs ont joué le jeu de l'intimidation en alignant, dès le début de la rencontre, tous leurs «toughs», soit Steve Bossé, Chris Cloutier, Sébastien Laferrière, David Starenky et Joe Rullier, alors que du côté des Marquis, Sean The Sheriff McMorrow était le seul homme fort désigné. Cloutier a cherché McMorrow qui a préféré s'en prendre à Bossé près du banc des Marquis. Tous les matamores de Laval se sont rués vers McMorrow et il y a eu échauffourée. Pendant que Laferrière s'en prenait à McMorrow, Bossé a cherché noise à Olivier Croteau qui ne voulait pas jeter les gants. «The Boss» a alors surpris Croteau d'un coup de poing aussi vicieux qu'inattendu qui a couché le #71 pour plusieurs minutes. Croteau n'est pas revenu au jeu d'ailleurs.

Cela dit, le premier vingt a été âprement disputé. Le gardien des Prédateurs, Stéphane César, qui a déjà porté les couleurs des Saguenéens et des Marquis, a joué les héros en tenant tête aux Marquis malgré 18 tirs souvent dangereux contre seulement cinq pour Laval. Malgré quatre avantages numériques, dont un de cinq minutes, les Marquis ne sont pas parvenus à loger la rondelle derrière César, touchant les poteaux à au moins deux reprises.

L'ambiance est devenue électrique dans le Palais des sports durant les dix dernières minutes du deuxième engagement. Les Prédateurs ont semé le doute en marquant en dépit d'un désavantage numérique sur un tir de Chris Doyle. Moins de deux minutes plus tard, les Marquis croyaient avoir nivelé la marque, mais le but a été refusé, les officiels ayant jugé que la rondelle avait touché la barre horizontale sans pénétrer dans le filet. Qu'à cela ne tienne, les hommes de Lygitsakos ont redoublé d'ardeur pour enfiler trois buts sans réplique en deux minutes. Luis Tremblay a ouvert le bal, suivi de Dominic Léveillé, 21 secondes plus tard, et de Yannick Rindeau, sur un jeu de puissance dans ce dernier cas.

Les Prédateurs ont montré les dents en début de troisième quand Juraj Kolnik a fait mouche. Mais les Marquis ont su les museler de nouveau. Hugo Carpentier a montré qu'il était revenu en pleine forme en marquant en désavantage numérique, tandis que Riendeau enfilait le 5e but des siens sur des passes de Carpentier et Charette. Riendeau a largement mérité sa première étoile avec deux buts et autant de passes.

Caractère et discipline

L'entraîneur-chef des Marquis, Dean Lygitsakos, n'était pas peu fier de ses guerriers. Évidemment, il s'attendait à la mise en scène en Laval en début de match, mais a déploré le coup de poing de Bossé, un geste «inacceptable dans une ligue professionnelle, surtout quand c'est prémédité». Ses troupes ne sont pas tombées dans le piège à ours tendu par Laval.

Cela dit, il a donné le crédit à Stéphane César, car n'eût été son brio, les Marquis auraient pu se forger une bonne avance. Par contre, le pilote des Marquis a vu ses craintes se concrétiser en sentant ses troupes se crisper en deuxième après avoir été frustrées autant de fois. C'est dans de telles circonstances que les vétérans valent leur pesant d'or.

«Leur but lors de notre avantage numérique aurait pu nous tuer, mais quel caractère! On a explosé! Ça aurait pu être le moment clé du match en prenant les devants 2-0, mais le banc est resté calme et j'attribue ça à nos vétérans qui ont déjà gagné. On est restés calmes. Je trouvais qu'on était en contrôle de situation et qu'on jouait bien, donc cette game devait nous donner une victoire et c'est ce qui s'est passé à mon grand bonheur», a dit Lygitsakos.

Le pilote des Jonquiérois était aussi heureux de constater la qualité de son alignement, dont c'était le premier match ensemble pour ces 19 joueurs en raison des nombreuses blessures survenues en saison. Avec la perte de Croteau et Bérubé durant le match, il était heureux de pouvoir compter sur la profondeur de son équipe.

Il a aussi apprécié les partisans. «La foule a joué son rôle. Ça fait longtemps qu'on n'avait pas vécu une game avec autant d'excitation. Je trouve que les fans ont vraiment embarqué dans la game et ç'a été bon pour nous», a conclu celui qui a prévu 3-4 vêtements de rechange pour le match de dimanche à Laval...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer