Les Marquis battus en fusillade

Manque d'opportunisme

Francis Charette a attiré l'attention de deux défenseurs... ((Photo Mariane L. St-Gelais))

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Francis Charette a attiré l'attention de deux défenseurs des Éperviers en s'aventurant un peu trop près du gardien Adam Russo.

(Photo Mariane L. St-Gelais)

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

(Jonquière) Au grand dam des 2008 spectateurs présents au Palais des sports, les Éperviers de Sorel-Tracy ont réussi à se sauver avec une victoire de 3-2 en fusillade aux dépens des Marquis de Jonquière. Il aura d'ailleurs fallu sept vagues de tirs de barrage avant de voir Éric Doucet marquer le but vainqueur à l'issue de ce duel de gardiens.

Les Marquis, qui ont tout de même ajouté un point au classement, auraient sans doute mérité un meilleur sort, eux qui ont dominé l'adversaire 37-27 au chapitre des tirs au but en temps régulier, mais leur manque d'opportunisme aura fini par jouer contre eux dans cette défaite crève-coeur. De leur côté, les Éperviers ne pouvaient demander mieux, eux qui ont inscrit un premier gain depuis belle lurette dans l'antre des Jonquiérois et qui se sont donné une légère avance en tête du classement de la LNAH.

À l'issue de la rencontre, le pilote des Marquis, Dean Lygitsakos, était évidemment déçu du résultat, comme l'ensemble des troupes d'ailleurs qui étaient très tranquilles dans le vestiaire.

«Je pense qu'on a joué un bon match de hockey, mais on a manqué d'opportunisme, a résumé l'entraîneur-chef des Marquis.

«J'ai trouvé que l'effort était là, qu'on a fini nos mises en échec, qu'on a bataillé pour les rondelles libres et au niveau du temps de possession de la rondelle, on les devançait de beaucoup, mais ce sont les buts alloués et marqués qui comptent et on n'a pas réussi à capitaliser. Mais je ne suis pas déçu de mon match en tant que tel. On a eu la preuve qu'ils ne lâchent jamais»,a-t-il commenté.

«On a tellement eu d'occasions (manquées) : le 5 contre 3, le lancer de pénalité de Charette et plusieurs chances en fusillade. Le but du jeu est de mettre la rondelle derrière le gardien et c'est ce qu'on n'a pas fait ce soir (hier)», a-t-il conclu en donnant le crédit au gardien adverse, Adam Russo qui a eu le dernier mot sur un Frédéric Piché, également en grande forme hier soir.

Adversaires coriaces

Les Marquis ont été les premiers à s'inscrire au pointage à mi-chemin de la première sur un but de Jérémie Malouin à la Brendan Gallagher. En effet, le tir de Malouin, posté derrière le but des Éperviers, a ricoché derrière l'épaule d'Adam Rousseau pour retomber dans le but. Peter-James Corsi et Olivier Croteau ont récolté une mention d'aide sur la séquence.

En deuxième, les visiteurs ont profité d'un jeu de puissance pour niveler la marque lorsque Dominic Savoie a fait mouche sur un long retour concédé par Frédéric Piché. De son côté, Russo, contrairement à la semaine dernière, a été solide devant son filet, et ce, même si les locaux ont multiplié les tirs au but (16 contre 10). D'ailleurs, les hommes de Lygitsakos n'ont pas été en mesure de mettre à profit un 5 contre 3 de 1mn27 en fin de deuxième.

À mi-chemin de la troisième, les Marquis se sont fait refuser un but, l'officiel ayant jugé qu'Hugo Carpentier avait poussé la rondelle avec son patin. Environ trois minutes plus tard, les Marquis réussissaient enfin à prendre les devants 2-1 grâce à la vivacité de Nicolas Marcotte (Corsi/Croteau). Mais les réjouissances auront été de courte durée, Mirasty marquant son premier but de la saison sur un tir bas de la pointe pour créer l'égalité.

Avec cinq minutes à jouer, les Marquis ont eu droit à un tir de pénalité, un Épervier ayant mis la main sur la rondelle dans le demi-cercle du gardien. Malheureusement, l'habile Francis Charette n'a pu déjouer Russo qui n'a rien voulu concéder malgré que les Marquis ont redoublé d'ardeur à l'attaque pour ainsi forcer la prolongation.

Rudes combats

Les hommes forts des Marquis ont voulu donner le ton à la soirée. De retour au jeu après une suspension de trois matchs, Alex Penner a livré un long combat contre la légende Jon Mirasty. Avantagé par sa longue portée, Penner a pu tester à satiété la capacité à encaisser les coups du dur à cuire des Éperviers. Malgré une pluie de droites bien placées, Mirasty n'a pas flanché. Domination de Penner à l'issue d'un combat épuisant juste à regarder.

La mise en jeu à peine faite, c'était au tour de Sean McMorrow de jeter les gants contre Martin Trempe. Malgré la carrure de son adversaire, le Shérif a entraîné Trempe dans une ronde tout en lui assénant quelques droites. McMorrow a fini par avoir le dessus sur Trempe qui a perdu l'équilibre et qui aurait visiblement aimé relancer le combat.

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