Lygitsakos a signé, hier au Palais des sports, sa 153e victoire (séries incluses) dans le circuit. Il bat le record établi par Daniel Bissonnette avec Sherbrooke et Thetford Mines.
La partie d'hier s'est terminée dans le tumulte. Les douze joueurs sur la glace ont lâché les gants. Même les gardiens Sylvain Michaud et Marco Émond se sont battus, suite à une mêlée dont Cédric Verreault a été l'instigateur.
Après avoir tiré de l'arrière 2 à 0 après une période, les Jonquiérois ont explosé avec six buts en deuxième. Hugo Carpentier, en échappée en désavantage numérique, Francis Charette (AN), David Massé (AN), Jean-Simon Allard (DN) et Jean-Michel Bolduc ont marqué. Carpentier a compté son deuxième alors qu'il ne restait que 0.8s au tableau indicateur. Charette est venu marquer dans un filet désert en fin de troisième.
«J'ai commencé à penser au record vendredi soir, après notre victoire contre Saint-Georges. Je dois rendre hommage à mes joueurs, à tous ceux que j'ai entraînés. Moi, je fais juste les sélectionner. Eux, ils se défoncent sur la glace. Depuis six ans, Éric Haley est mon adjoint. Je lui dois aussi beaucoup», a précisé Dean Lygitsakos, qui a entraîné le Caron et Guay avant de se retrouver à Jonquière.
Quant à la partie d'hier, l'entraîneur souligne à quel point son équipe est redevable de l'unité de désavantage numérique, qui a fait un gros boulot en première. Martin Grenier a tout d'abord écopé d'une punition majeure pour avoir été l'agresseur. Puis, les Marquis ont pris quatre punitions coup sur coup.
«Si le ''PK'' ne fonctionnait pas, il n'y avait plus de match. La victoire va à cette unité. En deuxième, nous avons encore prouvé que ce n'est jamais terminé contre nous. On peut exploser à tout moment. Je n'ai jamais vu une équipe bloquer autant de tirs dans la LNAH.»
Lygitsakos ne s'est pas gêné pour traiter de «chicken» certains joueurs de l'équipe adverse.
«Il y a eu des gestes bizarres. Il y a beaucoup de joueurs que je respecte l'autre côté, mais certains ont agi en ''chicken''. Chris Cloutier n'a pas voulu se battre contre nos batailleurs, mais il était bien correct contre Luis Tremblay. Les ''toughs'' de cette ligue doivent se battre contre les ''toughs''. C'est une question de respect.»
Maxime Joyal étant blessé, c'est à nouveau Marco Émond qui a eu la tâche de protéger la cage jonquiéroise. «Je lui lève mon chapeau. Il a connu un gros week-end. C'est un gagnant.»