La région a innové

Le grand manitou du volet de l'alimentation durant... (Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens)

Agrandir

Le grand manitou du volet de l'alimentation durant la 52e finale des Jeux du Québec à Alma, Roberto Martel (à gauche à l'avant) pose en compagnie d'une partie des employés et des bénévoles qui ont contribué aux succès de ce service. Ils ont spontanément été applaudis par les dizaines d'athlètes qui prenaient un dernier déjeuner à la cafétéria du PWD.

Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont réputés pour ne pas faire les choses comme les autres et la 52e finale des Jeux du Québec à Alma n'a pas échappé à la règle. Car l'édition qui vient de se conclure aura été marquée par l'innovation en ce qui concerne l'alimentation des athlètes.

Le grand manitou du volet alimentation des Jeux almatois, Roberto Martel, a en effet un peu rué dans les brancards pour mettre en place une structure plus souple que celle déployée habituellement par SportsQuébec. Et le bilan qu'il en trace lui a donné raison de vouloir changer certaines façons de faire, car son équipe et lui ont réussi le tour de force de nourrir quotidiennement plus de 3000 personnes sans problèmes.

Un tour de force qui risque de faire école pour les prochaines éditions. «Je ne peux pas vous dire à quel point je suis fier», avoue le volubile homme d'affaires, un peu ému, en traçant le bilan de ces dix jours intenses.

Chef de services aux participants (santé, transport, hébergement et alimentation), Roberto Martel s'est entouré de personnes fiables pour s'occuper des trois premiers volets, afin qu'il puisse se concentrer sur le secteur de l'alimentation. Encore là, il s'est entouré d'une équipe de responsables qui l'ont aidé à mener à bien le mandat cafétéria.

Une première

«On a réalisé une première pour la finale des Jeux à Alma en instaurant un concept qui faisait en sorte que nous étions les concessionnaires et qu'ainsi, on a pu louer les services de Coopsco et de son personnel. Grâce à une entente avec la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean et le Collège d'Alma, nous étions propriétaires des cafétérias pour la durée des Jeux. L'avantage de ce concept, c'est que nous étions propriétaires de nos stocks. Nous n'avions pas de limitation en matière de distribution des aliments», explique le propriétaire des Restos Roberto d'Alma, de Jonquière et de Chicoutimi.

Le grand manitou du volet alimentation s'est basé sur ce qu'il a vu aux Jeux d'été de Montréal pour suggérer des changements. «Je trouvais qu'il y avait trop de limitations dans les choix offerts aux jeunes. Des athlètes, il y en a des petits, des grands et il faut s'adapter à chacun. J'avais deux grands principes : tout comme on ne va pas à Montréal avec seulement 20 $ d'essence, un athlète doit avoir l'énergie nécessaire pour compétitionner, image-t-il. Le second, c'est que quand on reçoit de la visite, on la reçoit comme il faut. J'ai donc soumis mes principes de base au conseil d'administration et nous avons dû aller en dérogations sur certains points parce que ça ne s'était jamais fait auparavant.»

La flexibilité de la structure mise en place a permis d'éviter bien des bogues, dont le délicat dossier des allergies alimentaires.

«On a encore innové au chapitre des allergies, parce que selon les exigences de SportsQuébec, on ne doit gérer que huit allergènes. Mais avec le service et le Dr Dany Harvey, qui est aussi spécialisé dans les allergies, on a éliminé les arachides et le poisson, mais on a aussi traité le gluten. Sur les 2500 athlètes, on a servi 21 repas concoctés par L'Orée Signature, relate-t-il.

«Dans le 2e bloc, nous avions un végétalien. J'ai demandé à mon délégué de cafétéria d'aller le rencontrer pour savoir ce qu'il souhaitait manger et on lui a fait un menu par jour. Coopsco a tellement travaillé fort pour accommoder les gens. Nous avons été d'une souplesse et d'un accueil incroyable!»

Flexibilité

La flexibilité du service qui a été instaurée a aussi permis d'augmenter les portions pour les athlètes du deuxième bloc qui étaient plus vieux. «Quand j'ai vu la grandeur et la grosseur de ces athlètes, on a augmenté d'un item le choix des repas. Je pense que la plus grande force de notre service et de notre service a été sa capacité à s'adapter, estime-t-il.

Il a tenu aussi tenu à souligner le travail de ses bras droits durant cette aventure, dont Sabin Simard, responsable aux approvisionnements, qui a monté un système de bons de commande quotidiens. «Sabin a fait en sorte qu'on ne s'est pas ''garroché'' partout pour le stock et qu'on n'a pas exagéré. En faisant affaire avec les fournisseurs locaux, on avait aussi une flexibilité de commande. Tout le monde a collaboré et on a toujours été capables de s'ajuster rapidement.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer