Boxe olympique: trois belles médailles

Charles-Antoine Bergeron a tout donné, mais il a... (Photo le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Charles-Antoine Bergeron a tout donné, mais il a manqué d'énergie au troisième round pour s'incliner devant Jordan Gélinas de la Mauricie.

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Les pugilistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont gonflé la récolte régionale d'une médaille d'or et de deux médailles d'argent en boxe olympique dans le cadre de la finale des Jeux du Québec à Alma.

Charles-Antoine Bergeron (argent) et Emy Dallaire (or) étaient... (Photo le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 1.0

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Charles-Antoine Bergeron (argent) et Emy Dallaire (or) étaient tout sourire vendredi. Ils entourent ici Maxime Dallaire. Ce dernier tient la médaille d'argent de Vincent Gagnon, absent de la photo.

Photo le Quotidien, Gimmy Desbiens

voluant chez les 53 kilos, l'Almatoise Emy Dallaire avait à gérer le stress d'ouvrir le gala en plus de boxer devant plusieurs parents et amis. Faisant face à une adversaire qui avait une tête de plus et une plus longue portée, l'énergique athlète a dépensé plusieurs cartouches durant le premier round, mais elle a réussi à puiser dans ses ressources pour remporter son combat contre Magalie Longtin de l'Estrie.

Épuisée, l'athlète de 15 ans aurait aimé s'imposer davantage. « Je trouve que j'aurais pu faire mieux. Mais j'avais beaucoup de stress, j'étais plus fatiguée et je n'avais pas pu faire beaucoup de cardio en raison d'une blessure, a commenté celle qui en livrait son 9e combat (8-1). C'est sûr qu'elle était avantagée par sa grandeur, mais j'ai quand même réussi à bien gérer. »

Son entraîneur Maxime Dallaire du club Le Pugiliste, était satisfait de la prestation de sa fille. « Elle avait beaucoup de stress parce que c'était son premier vrai combat à Alma. C'est pourquoi elle semblait fatiguée. Le stress lui a demandé beaucoup d'énergie. Dans les circonstances, je vais lui donner un 8.5 à 9 sur 10, parce que le gros du travail pour ce combat a été le stress. Je lui donne un 9/10 pour la gestion du stress. Face à une adversaire plus grande, elle a bien appliqué le plan de match, mais l'énergie a manqué un petit peu. Le papa est fier et l'entraîneur est content. »

L'argent pour les gars

Du côté masculin, les Chicoutimiens Charles-Antoine Bergeron et Vincent Gagnon ont chacun mis la main sur une médaille d'argent.

Évoluant chez les 55 kilos masculin, Bergeron a donné tout ce qu'il avait dans le corps, mais il a manqué d'énergie au troisième round pour s'incliner devant Jordan Gélinas de la Mauricie.

L'athlète de 14 était satisfait de sa performance, même s'il aurait préféré remporter l'or. « Je trouve que ç'a super bien été. J'ai boxé comme on me l'avait demandé, mais j'ai manqué un peu d'énergie. Je vais essayer d'obtenir un meilleur cardio pour être capable de tenir jusqu'à la fin », s'est donné comme nouvel objectif celui qui joue aussi au baseball et au football. « C'est un de mes meilleurs combats depuis mes débuts il y a deux ans. Je visais l'or, mais l'argent va me suffire. »

Son entraîneur, Michel Desgagné, du Club de boxe de Chicoutimi, abonde dans le même sens. « Il a manqué d'énergie et de continuité dans ses attaques, malgré qu'il vient de livrer l'un de ses meilleurs combats, résume-t-il. On avait déjà vu son adversaire et on savait que c'était un bon technicien. Charles a sans doute dépensé deux fois plus d'énergie que l'autre. »

Combat de rue

Vainqueur de façon expéditive la veille, Vincent Gagnon a frappé un mur en finale des 65 kilos. Son troisième combat en carrière en fut tout un. Un véritable combat de coqs, un combat ouvert où les coups ont plu de part et d'autre. Les deux belligérants y sont allés à fond de train. Au deuxième round, le Chicoutimien a bien tenté de revenir après avoir reçu un premier compte, mais son adversaire a continué de le marteler et c'est son entraîneur qui a jeté la serviette. L'arbitre a arrêté le combat.

Son entraîneur Michel Desgagné estime que l'officiel aurait dû arrêter le combat avant. « Son adversaire était plus expérimenté, mais le combat était quand même assez égal. Ce qui a fait virer le combat de bord, c'est quand l'arbitre a donné un break et que l'autre l'a frappé par le côté. Il s'est fait sonner sur ce coup. L'arbitre aurait dû donner un break à Vincent parce qu'il venait de se faire sonner pour rien et il n'a pas été capable de revenir par la suite », d'analyser Desgagné.




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