Un triplé de bronze pour Annie-Kim Tremblay

Annie-Kim Tremblay a remporté trois médailles de bronze... (Photo le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Annie-Kim Tremblay a remporté trois médailles de bronze chez les plus de 63 kg. Sur la photo, elle s'exécute à l'arraché.

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Annie-Kim Tremblay peut dire mission accomplie. Diminuée physiquement en raison d'une blessure à l'épaule et au genou, la Normandinoise a surmonté les obstacles pour remporter trois médailles de bronze en haltérophilie, vendredi, chez les plus de 63 kg.

Tremblay a soulevé 64 kg à l'arraché et 75 kg à l'épaulé-jeté, bon pour un total de 139 kg. Cette performance lui a valu la troisième place dans les trois classements. Au terme de sa journée, elle ne pouvait demander beaucoup mieux.

« Je visais une deuxième place, mais on a eu droit à quelques surprises, a mis en contexte la triple médaillée de bronze. Une athlète qui est habituellement derrière moi a réalisé une performance au-delà des espérances. J'ai tout de même atteint mes objectifs parce que je voulais égaler mon record personnel à l'arraché (64 kg) et j'ai réussi. On s'est battu pour le podium et c'est ce qui est arrivé. »

À ses deuxièmes Jeux du Québec d'hiver, Annie-Kim Tremblay a réédité son exploit de 2015, alors qu'elle avait quitté Drummondville avec trois médailles de bronze. La signification de celles obtenues vendredi était toutefois un peu plus grande.

« Quand on est à Alma et devant son monde, c'est toujours un plus, a-t-elle mentionné. Quand tu te retrouves sur le plateau, ça donne de l'énergie et tu te dis que tu veux bien faire pour toi, mais aussi pour ta famille et tout le monde. C'est une grande satisfaction de les voir m'encourager. »

Au total, l'or est allé à Kathryn Vaudreuil, de la Capitale-Nationale, grâce à une levée de 145 kg. Anaïs Michaud a remporté les grands honneurs à l'arraché, devant Vaudreuil et Annie-Kim Tremblay. 

Vaudreuil a rendu la pareille à Michaud à l'épaulé-jeté, terminant sur la première marche du podium.

Doucet et Boudreault

Chez les moins de 58 kg, Jennifer Doucet a terminé en 12e position au total des épreuves. Après une neuvième place à l'arraché (41 kg), la Robervaloise s'est classée 13e à l'épaulé-jeté (71 kg). 

Chez les moins de 63 kg, Sophie Boudreault a réussi la sixième meilleure performance au total (98 kg). Avant de soulever 55 kg à l'épaulé-jeté, l'athlète de Girardville a levé une charge de 43 kg à l'arraché.

Samedi, Tommy Dallaire est le plus bel espoir de médaille, chez les moins de 77 kg.  L'action débute à 9 h 30 à la salle Michel-Côté.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte actuellement cinq médailles en haltérophilie.

Annie-Kim Tremblay... (Photo l) - image 2.0

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Annie-Kim Tremblay

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À la base de la pyramide

Lors de la dernière finale des Jeux du Québec d'hiver à Drummondville en 2015, le Saguenay-Lac-Saint-Jean avait récolté 12 médailles en haltérophilie. Cette année à Alma, le compteur est moins élevé et cette réalité n'a rien d'un hasard.

Entraîneur depuis 1985 et participant à ses « à peu près 13e Jeux du Québec », selon ses dires, André Fontaine explique qu'on ne développe pas un haltérophile en claquant des doigts.

« Pour former un athlète, ça prend trois ou quatre ans, soutient l'homme de 71 ans, toujours en très grande forme. Puisqu'il n'y a pas d'haltérophilie dans nos cégeps ni à l'université, on perd nos athlètes donc c'est difficile de former l'élite. Il y a deux ans, on avait une bonne équipe aux Jeux du Québec et cette année, elle est plus dans la moyenne. Dans deux ans, on devrait être de retour au sommet. Présentement, on se retrouve à la base de la pyramide. »

mauvaises perceptions

La cuvée 2017 de l'équipe régionale d'haltérophiles est composée de cinq gars et trois filles. André Fontaine observe une augmentation du nombre d'inscriptions chez la gent féminine. Il estime que les vieux mythes sont peu à peu en train de tomber, mais le recrutement en souffre encore.

« Il y a des mauvaises perceptions à l'effet que ceux qui pratiquent ce sport vont se blesser, rapetisser ou encore se casser le dos, exprime l'instructeur. Parmi tous les sports aux Jeux du Québec, l'haltérophilie arrive au dernier rang où il y a des risques de blessures. En 32 ans, je n'ai pas vu de blessure grave. C'est beaucoup plus dangereux de jouer au hockey ou au football. »

André Fontaine rappelle également que l'haltérophilie est une discipline complète qui renforce la majorité des muscles du corps.

« Ça aide dans tous les sports et un haltérophile va avoir une bonne position du corps toute sa vie, conclut-il. On parle de la base physique. »




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