Bouchard aimerait rester avec les Cataractes

S'il avait le choix, Claude Bouchard demeurerait à... (Photo Le Nouvelliste, Sylvain Mayer)

Agrandir

S'il avait le choix, Claude Bouchard demeurerait à la barre des Cataractes de Shawinigan la saison prochaine.

Photo Le Nouvelliste, Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Maintenant que la saison des Cataractes de Shawinigan est chose du passé, l'entraîneur jonquiérois Claude Bouchard aimerait poursuivre l'aventure l'an prochain.

«Si j'écoute mon coeur, mon plan A, c'est sûr que ce serait de revenir, révèle celui qui s'était amené à la rescousse de la formation de la Mauricie à la mi-février, à la suite du congédiement de Martin Bernard. 

«Je suis ouvert, c'est certain. J'ai adoré mon expérience. Quand tu te rends en finale, tu vis de très beaux moments d'émotions. Si on m'avait dit que j'allais revenir comme entraîneur-chef et que je pourrais retourner en finale et vivre de beaux moments, j'aurais acheté ça, sans aucun doute», d'annoncer Claude Bouchard avec sa verve habituelle. 

Des rencontres individuelles auront lieu avec les joueurs lundi et mardi et à la suite du bilan de saison, le Jonquiérois discutera ensuite avec le directeur général et l'un des propriétaires de l'équipe, Martin Mondou sur la suite des choses. «Après cette discussion, on va être plus en mesure de voir ce qui est mieux pour moi et pour eux pour les prochaines années», de spécifier Bouchard qui ne veut pas s'avancer et n'a pas eu le temps non plus de penser à la situation avec le tourbillon des séries éliminatoires.

Quand il s'est amené à la barre des Cataractes, Claude Bouchard avait bien peu de choses à perdre. Aujourd'hui, il se félicite d'avoir accepté le pari, à 34 jours des séries éliminatoires. «Il faut être honnête, lorsque j'ai été nommé, possiblement que bien des gens étaient sceptiques. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été en chef. Il y en a plusieurs qui pensaient que je réussirais, mais plusieurs aussi qui pensaient que je me casserais la gueule et que je ne serais pas capable de faire le travail. En bout de ligne, j'ai démontré dans ces trois mois que j'étais capable de coacher dans cette ligue», de mentionner Claude Bouchard, assurant que malgré les dix années depuis son passage avec les Foreurs de Val-d'Or, il s'est senti à l'aise dès qu'il est tombé dans le bain à son premier match face au Drakkar de Baie-Comeau. 

«J'ai toujours pensé que j'avais les qualités nécessaires. J'ai toujours espéré avoir une deuxième chance et je m'étais promis que si je l'avais, je ne passerais pas à côté. J'en ai profité une heure, une journée à la fois et je pense avoir rempli le mandat qui m'avait été donné», d'exprimer l'entraîneur régional. 

«Je n'ai jamais été excessivement longtemps à l'extérieur de la ligue. J'ai toujours suivi ce qui se passait et j'ai été dedans comme adjoint. Avoir travaillé avec Éric Veilleux une saison à Baie-Comeau et Yanick Jean à Chicoutimi, ça permet de voir où tu te situes et de voir les points que tu peux améliorer si tu avais à retourner. Ce sont deux des meilleurs entraîneurs et ça m'a démontré des choses», de reprendre Claude Bouchard, soulignant le travail de ses trois adjoints, Steve Larouche, Mario Richer et Joël Duguay.

Les Huskies, une meilleure équipe de hockey, selon l'entraîneur

«Tant mentalement que physiquement, je pense qu'on a soutiré le maximum de cette équipe. On est allés au maximum de nos capacités et on a tout simplement été battus par une meilleure équipe de hockey.»

Déçu par la défaite des siens en cinq rencontres lors de la finale de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Claude Bouchard rend tout de même hommage aux champions, les Huskies de Rouyn-Noranda. «J'en ai vu des belles machines, mais c'est l'une des belles que j'ai vues. C'est une équipe qui travaillait excessivement fort 60 minutes, qui s'impliquait physiquement, et engagée défensivement. Offensivement, ça ne nous donnait pas beaucoup de place», convient Claude Bouchard. 

«Quand on l'analyse, on ne peut qu'être très satisfait d'avoir atteint la finale. Quand je suis rentré le 13 février, possiblement que peu de personnes pensaient qu'on allait se rendre en finale. On est contents de notre parcours. On a battu de bonnes équipes et arrivés en finale, on a joué contre la meilleure équipe de la Ligue et la numéro 1 au Canada. On était conscients que la commande allait être lourde et elle l'a été. On n'a pas à rougir d'avoir perdu devant Rouyn-Noranda», d'indiquer le Jonquiérois, estimant que la défaite dans le premier match, où les Cataractes menaient 2-1 en troisième période, a fait très mal. Les deux autres rencontres ont ensuite été disputées dans des circonstances particulières, après un bris de glace au domicile des Huskies et les Shawiniganais tiraient rapidement de l'arrière 3-0. 

«Si on avait gagné le premier match, je dis bien peut-être, mais ça aurait pu être différent. C'est surtout la façon de perdre», de laisser tomber Claude Bouchard, avouant que certains éléments auraient pu offrir une plus grande contribution.

L'entraîneur d'expérience a eu l'occasion de diriger pour une première fois un autre produit régional, le défenseur Samuel Girard. Il n'a que de bons mots à l'endroit du Robervalois. «Je l'ai adoré», lance-t-il sans hésitation. 

«Oui c'est un bon joueur de hockey qui est important pour les Cataractes, mais c'est aussi un bon individu. Ses coéquipiers l'aiment beaucoup», reprend-il, estimant que le joueur de 17 ans retirera beaucoup de ce long parcours en séries éliminatoires. 

«C'est un compétiteur. Lorsque la situation l'exige, il veut être sur la glace. Que tu tires ou tu mènes à la fin, il veut être là. Du hockey, il en mange. C'est toujours le premier embarqué et l'un des derniers à débarquer. Si les journées de congé n'existaient pas, il serait bien content», de vanter Claude Bouchard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer