Le destin fait bien les choses

L'entraîneur-chef des Huskies, Gilles Bouchard... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'entraîneur-chef des Huskies, Gilles Bouchard

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En entrevue avec le collègue Dave Ainsley il y a moins d'un mois, Gilles Bouchard avait dit être «un gars de destin». Force est d'admettre que celui-ci a frappé dans le mile en nous offrant une finale de la LHJMQ entre les Huskies de Rouyn-Noranda et les Cataractes de Shawinigan qui s'amorce mercredi soir en Abitibi.

Tout d'abord, Bouchard renouera avec une région qui l'a vu grandir en tant qu'entraîneur, lui qui a passé près de 15 ans dans l'une ou l'autre des équipes de hockey de la Mauricie. Quatre ans avec les Estacades de Trois-Rivières en tant qu'assistant-entraîneur, dont deux avec un certain Claude Bouchard, huit saisons à titre de «coach» en chef de la formation midget AAA et une autre dans les mêmes fonctions avec les Patriotes de l'Université du Québec, avant d'accepter le défi offert par les Huskies.

«La vie est faite de toutes sortes de rebondissements des fois, c'est assez extraordinaire», a convenu Gilles Bouchard, qui retrouvera également son complice d'antan Claude Bouchard face aux Cataractes. Le natif de Normandin est conscient que la situation est du bonbon pour les journalistes, mais il entend se concentrer sur la tache à accomplir.

«C'est une situation spéciale, mais ça demeure du hockey et le plus important est le prochain match, a relativisé l'entraîneur des Huskies, avouant au passage qu'il se fait même appeler Claude à l'occasion! La situation est spéciale, mais il faut mettre le ''focus'' à la bonne place. J'en parle aujourd'hui, mais à partir de demain, on tombe dans du concret et on se concentre sur la préparation de l'équipe.»

L'entraîneur de 45 ans risque donc d'être fortement sollicité lors de sa visite en Mauricie pour les parties numéro trois et quatre de la série, dimanche et lundi. Il a toutefois lancé un avertissement à ses amis qui auraient aimé passer du temps avec lui.

«J'ai beaucoup de connaissances et ça va être le fun de côtoyer des gens, mais il reste que je ne peux pas faire plaisir à tout le monde, a-t-il fait valoir. Ma concentration va être sur le travail que j'ai à faire, soit de diriger des matchs de hockey et de parler aux journalistes.»

Pour cette finale de la Coupe du Président, qui n'a jamais été remportée par l'une ou l'autre des deux équipes en lice, Gilles Bouchard veut que ses joueurs ne voient pas trop loin. Une facette qui a peut-être fait défaut en demi-finale face aux Wildcats de Moncton.

«On a semblé prendre certains matchs à la légère et mentalement, notre préparation n'était pas à point, a noté l'entraîneur qui se caractérise comme un homme calme et humble derrière le banc. On avait la tête un peu plus au lendemain qu'au présent. Ce sont des jeunes et c'est demandant pour eux. Il faut faire attention de ne pas tomber dans le piège.»

Gilles Bouchard sera privé de Timo Meier pour le premier match de la finale. L'attaquant suisse a été suspendu une partie pour une mise en échec douteuse, lors du sixième duel face aux Wildcats de Moncton dimanche.

Claude Bouchard minimise la situation

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L'entraîneur-chef des Cataractes, Claude Bouchard

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Claude Bouchard n'a pas voulu faire tout un plat avec le fait que l'entraîneur de Normandin affrontait celui de Jonquière.

«Je ne vois pas ça comme un affrontement entre Gilles Bouchard et moi, a assuré Claude Bouchard. C'est surtout un duel entre les Huskies et les Cataractes. On sait que c'est une bonne équipe dans la ligue et ils n'ont pas fini premiers pour rien.»

Volubile de nature, le pilote des Cataractes a cette fois pesé ses mots. Il a précisé que l'attention doit surtout être portée sur les joueurs des deux équipes.

«Je ne ressens rien de particulier de diriger contre un gars de la même région que la mienne, a-t-il répété. J'ai beaucoup de respect pour Gilles, j'ai adoré travailler avec lui lorsqu'il était avec les Estacades de Trois-Rivières, mais ce n'est rien de plus que ça.»

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