Fédération française de football américain

Le Cégep de Jonquière officialise un partenariat

Le Cégep de Jonquière est devenu le 4e... (Le Progrès, Jeannot Lévesque)

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Le Cégep de Jonquière est devenu le 4e collège au Québec à ratifier une entente de partenariat avec la Fédération française de football américain (FFFA). Ci-haut, les représentants du Cégep de Jonquière, Dave McMullen et François Laberge (entraîneur-chef des Gaillards/football), entourent Emmanuel Maguet et Olivier Moret de la FFFA.

Le Progrès, Jeannot Lévesque

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Le Cégep de Jonquière vient d'officialiser ses liens avec la Fédération française de football américain (FFFA) en signant un protocole qui permettra de jeter des bases solides entre les deux organisations pour le perfectionnement des joueurs, tant ici que sur le Vieux continent.

L'institution jonquiéroise est la quatrième à emboîter le pas aux échanges développés avec la fédération française. L'an dernier, les cégeps de Chicoutimi, de Lévis-Lauzon et de Thetford Mines avaient ratifié une première entente d'un an renouvelable. Profitant du passage des deux représentants de la fédération, Olivier Moret, directeur technique national, et Emmanuel Maguet, chargé du haut niveau à la fédération et entraîneur-chef de l'équipe nationale U19, ces trois collèges ont renouvelé leur protocole respectif pour une autre année, tandis que Jonquière a ratifié une première entente

« Ça fait suite aux échanges que nous avions eu l'an passé avec la FFFA, a indiqué Dave McMullen, de la direction des affaires étudiantes et communautaires du Cégep d'Alma. Ils étaient venus l'an passé au Québec pour officialiser (les démarches) avec trois collèges, soit Chicoutimi, Thetford Mines et Lévis-Lauzon. Nous avions démontré de l'intérêt, en sachant que nous avions reçu plusieurs demandes de la France et nous avons voulu faire cela dans l'ordre des choses puisque les gens de la fédération sont la référence. » Le Cégep de Jonquière a accueilli neuf recrues françaises cet automne et compte déjà un vétéran de 3e année qui se joindra au Vert et Or de l'Université de Sherbrooke en janvier.

« La structure sportive d'ici et de là-bas ont beaucoup de similitudes tout en étant très différentes, mentionne-t-il. Ici, nous sommes attachés au milieu scolaire et quand ils nous réfèrent un jeune, même si c'est le meilleur, il faut qu'il possède les prérequis sur le plan académique, sinon ça ne sert à rien. C'est d'ailleurs l'intérêt de cette convention : ils nous ciblent les jeunes en mesure de venir étudier, qui ont un plan de carrière professionnel et un plan de développement de football. »

Dave McMullen a déjà dû retourner un jeune par le passé « parce qu'il n'était pas venu pour les bonnes raisons », dit-il. « C'est là qu'on a appris que la FFFA était en train de développer des conventions de partenariat et c'est exactement ce qu'on cherchait. »

Les dirigeants de la fédération ont accès aux résultats scolaires et les jeunes doivent aussi performer à l'école s'ils veulent conserver leur place au pôle. « Dans les pôles, les jeunes sont à l'école durant la journée, mais ils passent l'après-midi et le soir à l'entraînement. C'est la différence avec les clubs civils avec un recrutement non contrôlé. Le pôle, c'est comme un cégep », nuance Olivier Moret.

Un phénomène appelé à croître

Plusieurs joueurs français ont déjà fait un stage au sein d'une équipe collégiale de football au cours des dernières années et le phénomène devrait continuer de progresser au cours des prochaines années.

De fait, les partenariats structurés comme ceux qui ont vu le jour l'an dernier avec la FFFA et les cégeps québécois devraient favoriser encore plus ces séjours académiques/sportifs, d'un côté comme de l'autre. Surtout que les représentants de la FFFA ont rencontré ceux du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), ce qui devrait ouvrir quelques portes.

D'autre part, même s'ils perdent de bons éléments, les porte-parole de la FFFA perçoivent ces programmes comme un investissement. « Le départ de Français vers le Québec a toujours existé. Il n'est pas possible de l'arrêter et on ne veut pas l'arrêter, insistent les délégués de la fédération, Olivier Moret et Emmanuel Maguet. Par contre, d'accompagner le jeune dans un projet sportif et de formation, c'est beaucoup plus avisé, car vous avez une garantie sur le niveau de formation académique et sportive. D'où l'intérêt de la convention qui nous permet d'envoyer les meilleurs joueurs français dans des endroits où ils vont continuer à progresser sportivement. Un des points de la convention, c'est qu'on puisse les avoir sur les compétitions internationales. Les joueurs qui ont fait une année de cégep sont de bien meilleurs sportifs. »

Et comme les saisons québécoises et françaises ne se chevauchent pas, il n'y a pas de conflits de programmes.

Enfin, le représentant du Cégep de Jonquière, Dave McMullen, souligne que l'entente ratifiée offre aussi de belles occasions pour les jeunes d'ici. Il cite comme exemple une offre pour un joueur ayant complété sa formation collégiale qui souhaite devenir joueur senior. « Il y a des possibilités de placement. Ça nous permet d'obtenir des contacts sérieux. (...) Et c'est toujours le fun d'aller voir ce qui se fait ailleurs. » D'ailleurs, l'entraîneur-chef des Gaillards du Cégep de Jonquière, François Laberge, a pu faire un peu de coaching lorsqu'il est allé faire du recrutement en France l'an passé.




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