Les Couguars à Bordeaux

Les joueurs des Couguars de Chicoutimi se rendront... (Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie)

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Les joueurs des Couguars de Chicoutimi se rendront à Bordeaux, en France, pour affronter l'équipe nationale junior. Le dossier a été mené par le conseiller à la vie étudiante et aux sports, Jean-Pierre Bolduc, l'entraîneur-chef, Nicolas Ménachi, et le directeur des services aux étudiants, Marc Gagnon.

Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie

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Les Couguars du Cégep de Chicoutimi se rendront à Bordeaux, en France, en mai 2017 pour affronter l'équipe nationale française junior. L'année suivante, ce sera au tour des cousins de faire le voyage de l'autre côté de l'océan Atlantique pour un séjour au Saguenay.

« On a la fenêtre, l'opportunité et les contacts. C'est le temps de le faire et ce sera un beau moment », souligne l'entraîneur-chef des Couguars, Nicolas Ménachi, qui a travaillé le dossier avec le conseiller à la vie étudiante et aux sports, Jean-Pierre Bolduc, et le directeur des services aux étudiants, Marc Gagnon.

L'un des entraîneurs des Mustangs depuis la saison dernière, Quentin Schiano, est le responsable du pôle aquitain jeunesse. Présentement dans son pays natal, il a donc grandement facilité les discussions avec l'entraîneur-chef de l'équipe des moins de 19 ans, Emmanuel Maguet.

Dans la région aquitaine, les joueurs des Mustangs et de la formation française tiendront quelques séances d'entraînement conjointes en plus de disputer une rencontre amicale. Grosse différence avec le Canada où le football se joue à 12 joueurs, en France, 11 joueurs se retrouvent sur le terrain en même temps. « Pour cette occasion, on va se faire un petit cahier de jeux », annonce Nicolas Ménachi.

L'activité demeure optionnelle pour la cinquantaine de joueurs, qui devront débourser un certain montant pour leur voyage. Le périple n'occasionnera aucune dépense pour le Cégep de Chicoutimi. L'organisation française prendra en charge le transport local ainsi que le logement de la délégation chicoutimienne. Les Couguars leur rendront la pareille lors de leur visite en 2018.

Les porte-couleurs du club ont déjà commencé à tenir diverses activités de financement pour amasser le montant nécessaire au groupe. Parmi les événements importants, un tournoi de golf aura lieu le 21 août au Club de golf Saguenay-Arvida.

« Si on n'avait pas eu une belle réponse, on ne l'aurait peut-être pas mis de l'avant, mais le retour a été très positif quand on en a parlé aux joueurs lors du précamp en fin de semaine dernière », raconte Jean-Pierre Bolduc.

Pour Nicolas Ménachi, ce sera l'occasion de faire coup double avec du recrutement. Il précise toutefois qu'il ne veut pas amener une vingtaine de joueurs français avec son équipe au détriment des joueurs du Québec. Il veut faire un recrutement ciblé à des positions où il y a des besoins qui ne peuvent être comblés localement.

En préparation pour le Championnat d'Europe

Lors du passage des Couguars, les joueurs de l'équipe nationale française seront en pleine préparation pour le Championnat d'Europe de football. Le pays sera à la recherche d'une médaille lors de la compétition continentale. «Maintenant, plus la couleur sera brillante, plus ce sera intéressant», mentionne l'entraîneur Emmanuel Maguet, dont l'équipe avait dû se contenter d'une quatrième place en 2014.

Cette rencontre amicale face aux Couguars sera donc une belle occasion de valider ce qui aura été fait lors des mois précédents. «Ça va nous permettre d'avoir une rencontre avec une équipe de qualité en face de nous», indique Emmanuel Maguet, estimant que les deux organisations tireront profit de cet échange. «C'est gagnant-gagnant, répond-il. Pour eux, c'est de développer le football. Pour nous, d'avoir des contacts au Québec, c'est super intéressant.»

Effectivement, de plus en plus de joueurs français s'alignent avec différentes équipes collégiales et même dans les rangs universitaires. Emmanuel Maguet voit la chose d'un bon oeil, mais pas à n'importe quel prix.

«Ce qu'on voit de positif, c'est que les joueurs vont chercher un niveau de jeu plus élevé de qu'ils pourraient avoir en France. Au Québec, c'est du bon niveau de jeu. Ce qu'on fait attention à la fédération, c'est que le côté scolaire est important. On ne les envoie pas seulement au Canada jouer au football. Avec Chicoutimi, on sait que ça se passe bien là-bas», confie-t-il, ajoutant que le courant a bien passé avec les dirigeants des Couguars dès la première rencontre.

Emmanuel Maguet convient également que le football est en croissance en France. «Ça fait une trentaine d'années que le football se développe en France. Tous les ans, on a un peu plus de pratiquants. Plus le bassin est élevé, plus le niveau est élevé», fait-il remarquer. Emmanuel Maguet annonce qu'il devrait être de passage au Québec en septembre pour signer un partenariat avec Football Québec et trois institutions de la province, dont le Cégep de Chicoutimi.

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