Le moment tant attendu

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Tout comme son père Sylvain il y a plus de 25 ans, Olivier Rodrigue sera réclamé samedi au repêchage de la LHJMQ. Classé 4e meilleur espoir, il devra toutefois patienter beaucoup moins longtemps que son paternel.

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Olivier Rodrigue a vraiment le tempérament parfait pour un gardien de but. Le Saguenéen se prépare depuis un bon moment au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), et à quelques heures de connaître sa nouvelle équipe, il demeure très calme.

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Olivier Rodrigue vivra le moment avec ses parents, Sylvain et Catherine Fortin, ainsi que son plus jeune frère, Émile.

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«Je ne suis pas nerveux, mais excité. Peu importe ce qui va arriver, je vais être content. Ce n'est plus moi qui choisis. J'ai fait mes preuves», confie Olivier Rodrigue, classé au 4e rang sur la liste finale de la Centrale de recrutement. «Depuis la dernière semaine, je commence à y penser», finit-il par admettre lors d'une entrevue en compagnie de son père, Sylvain Rodrigue.

Le repêchage de la LHJMQ représentera le point d'exclamation d'une saison extraordinaire pour le jeune gardien qui a aidé les Élites de Jonquière à remporter un premier championnat depuis la saison régulière en 1996-97 où il a été nommé sur la première équipe d'étoiles. Il a également participé aux Jeux olympiques de la Jeunesse à Lillehammer, en Norvège, avec les meilleurs joueurs de son âge au pays. «C'est le meilleur moyen pour finir une belle saison», pointe-t-il. «C'est exactement ce que je lui ai dit: ''Tu as étudié, fait tes devoirs, passé tes examens. Tu vas avoir ta note samedi''. C'est carrément ça», exprime Sylvain Rodrigue qui est passé par le même chemin en 1990, lui qui avait été un choix de 11e tour par les Saguenéens, dont il a défendu le filet pendant trois saisons avant de se retrouver à Val-d'Or. Natif de Montréal, il s'est ensuite établi au Saguenay après sa carrière et entamé une carrière d'enseignant avant de tout laisser tomber pour devenir entraîneur des gardiens, notamment avec les Sags. Depuis quatre saisons, il fait partie de l'organisation des Oilers d'Edmonton. «À force d'être dans ce domaine, tu sais un petit peu ce qui se passe. Tu ne sais pas la tournure que le repêchage va prendre. Je l'ai vécu et ce que je veux avant tout, c'est qu'il se retrouve dans une place où il va grandir en tant que personne, joueur et qu'il aime ses années. Je lui dit souvent que les années juniors, ce sont de belles années», souligne Sylvain Rodrigue.

Une chose semble claire: Olivier Rodrigue n'usera pas sa patience samedi matin dans les estrades du Eastlink Centre de Charlottetown. Il pourrait aboutir à Drummondville dès la troisième sélection selon ce qui circule en coulisses. S'il a rencontré une dizaine d'équipes, dont quelques-unes vendredi, les Voltigeurs ne font pas partie de la liste. «Moi, les Sags ne m'avaient jamais parlé», rappelle son paternel en riant.

Olivier Rodrigue a été approché dernièrement par quelques programmes de hockey américains de la NCAA. Une organisation lui a même offert une bourse complète, mais il n'a jamais envisagé sérieusement cette avenue. «Mon but est de jouer junior majeur», lance-t-il sans hésitation. «Ce n'était pas l'option d'Oli», raconte son père qui assure ne pas avoir tenté d'influencer son choix.

Dès qu'il a enfilé l'équipement de gardien de but dans le novice, Olivier Rodrigue a immédiatement trouvé sa position, malgré les réticences de son père. «Ce n'était pas mon fort», admet Sylvain Rodrigue. «À la fin du MAGH (Méthode d'enseignement de hockey sur glace), il m'a dit qu'il voulait goaler. Je lui ai dit de venir essayer la semaine à Jonquière. Je ne voulais pas qu'il me dise à la fin de la première journée s'il avait aimé ça ou non, mais après la semaine s'il voulait être gardien ou non. Finalement, après la première journée, c'est ce qu'il voulait faire», se souvient-il.

Points de plume

• L'ouverture de la période des transactions vendredi matin ne passera certainement pas à l'histoire. Le directeur général du Drakkar, Steve Ahern, a été le plus actif, bouclant deux transactions importantes. Il a d'abord envoyé le récalcitrant Adam Campanelli aux Wildcats de Moncton et un choix de première ronde, 15e au total, en retour du 8e choix. Il a ensuite envoyé les choix #14 et #20 au Cap-Breton contre le #9, un choix compensatoire accordé aux Screaming Eagles parce que le 4e choix au total l'an dernier, Shane Bowers, ne s'est pas présenté. L'attaquant est de nouveau admissible cette année...

• Ahern a toutefois essuyé une claque de la part de l'espoir de premier plan Jared MacIsaac (aucun lien de parenté avec Keenan des Sags). Le défenseur a confirmé qu'il ne se présentera pas à Baie-Comeau si le Drakkar le sélectionne au 2e rang. Cette situation ouvre sérieusement la porte à une transaction entre le Drakkar et les Mooseheads qui pourraient se retrouver avec les deux premiers choix pour prendre Benoit-Olivier Groulx, un attaquant, et MacIsaac...

• Petit repêchage simulé rapide: 1-Benoit-Olivier Groulx (A), 2-Jared MacIsaac (D), 3-Olivier Rodrigue (G), 4-Gabriel Fortier (SAA), 5-Jeremy Bucheler (D). Il ne reste qu'à déterminer les équipes...

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