De beaux souvenirs pour Martin Daoust

Martin Daoust gravite dans le monde du hockey... (Archives La Presse)

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Martin Daoust gravite dans le monde du hockey depuis 20 ans.

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La dernière fois que les Élites de Jonquière ont été au sommet du classement de la Ligue de hockey midget AAA du Québec, Martin Daoust, un jeune entraîneur, était à la barre de l'équipe.

Une vingtaine d'années plus tard, maintenant avec les Vikings de Saint-Eustache, l'entraîneur de carrière se souvient très bien de son passage au Saguenay, qui a culminé derrière le banc des Saguenéens de Chicoutimi. À l'époque, l'entraîneur recrue avait mené les Élites à deux participations à la demi-finale, en 1995 et 1996, en plus du championnat de la saison régulière en 1995-1996, où il avait été nommé entraîneur de l'année.

Les deux fois, le parcours éliminatoire des Jonquiérois avait pris fin face aux éventuels champions, les puissants Gouverneurs de Sainte-Foy.

«Quand je suis arrivé, je ne connaissais pas le contexte avant. On est allés une année à la fois et la chimie a pris», raconte Martin Daoust qui travaillait notamment avec le Jonquiérois Claude Bouchard comme adjoint.

«Les joueurs avaient acheté le système. Ç'a vraiment été de belles années, exprime-t-il. Quand tu commences et que ça va bien, ça montre que ce que tu enseignes, c'est correct. Avec les années, tu dois t'améliorer. Il n'y a pas de secret ou de recette qui marche. Tu dois te renouveler constamment.»

Depuis, les Élites n'ont jamais obtenu de pareils succès. Maintenant dirigés par Steve Thériault, ils se retrouvent présentement au sommet du classement avec 37 points en 24 rencontres.

«Je ne suis pas le classement ou l'historique de l'équipe, mais je suis content que l'équipe aille bien. Ils sont bien encadrés avec Michel Simard, Steve Thériault et le reste du personnel. Tant mieux si la concession a du succès. Je sais tout le travail qu'il y a derrière ça», rappelle Martin Daoust dont l'équipe connaît également un bon début de saison avec 34 points en 24 rencontres.

Les deux équipes ont rendez-vous samedi et dimanche sur la patinoire du Foyer des Loisirs pour un programme double. Un duel éliminatoire est donc possible, mais Martin Daoust rappelle qu'il reste encore beaucoup de hockey à disputer d'ici là.

«À plus long terme, ça pourrait arriver, mais on commence à rêver», lance-t-il en riant.

Accueil

Ce que Martin Daoust retient en premier de son passage au Saguenay, c'est l'accueil qu'il a reçu des gens de la région. Il a conservé d'excellents liens qui perdurent encore aujourd'hui et il vient faire son tour chaque année, au lac Kénogami.

«J'ai découvert la région et un paquet d'amis. Ça m'a ouvert beaucoup d'horizons sur les relations et les régions. Quand tu es de Montréal, tu penses que c'est le centre de l'univers, mais en quittant, tu t'aperçois que l'univers est l'univers et Montréal n'est pas le centre. Ça m'a permis beaucoup de grandir comme homme et comme entraîneur également», d'insister Daoust.

Bon moment pour un retour dans la LHJMQ

De retour dans la Ligue de hockey midget AAA, Martin Daoust aimerait avoir l'opportunité de diriger de nouveau dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Je ne cours pas après ça. Je me concentre beaucoup sur ce qu'on a à faire aujourd'hui, dans le moment présent», précise Daoust qui, entre son passage avec les Élites et les Saguenéens, a occupé le même poste avec les Voltigeurs de Drummondville le temps de 35 parties en 1998. Après son congédiement par les Saguenéens en 2000, il a aussi effectué un bref passage comme adjoint avec les Huskies de Rouyn-Noranda.

Depuis quelques années, Martin Daoust a été moins visible dans les coulisses du monde du hockey, dans lequel il gravite depuis une trentaine d'années. À la recherche de stabilité familiale avec de jeunes enfants, il avait lui-même décidé de prendre un peu de recul et accepté de se retrouver dans des niveaux inférieurs. Au début de l'été, les Vikings lui ont fait de l'oeil et le moment était bon pour un retour.

«Jusqu'à 2001, j'ai déménagé 12 fois. Depuis, je n'ai pas déménagé. Les enfants sont presque partis. S'il y a une opportunité qui se présente, je vais la prendre, sinon ce n'est pas plus grave que ça. Je vais continuer dans le midget AAA», signale Martin Daoust qui a également dirigé à Laval-Bourassa et Charles-Lemoyne. Signe de sa longévité, il a dépassé en début de saison le cap des 300 rencontres dans le midget AAA et s'approche de la barre des 200 victoires.

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