Sur la glace, sous le soleil

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Louis Munger, Éric Gagnon, Roger Gagnon et Pierre-Luc... (Le Progrès, Roger Blackburn)

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Louis Munger, Éric Gagnon, Roger Gagnon et Pierre-Luc Dubé ont capturé de belles truites mouchetées,  vendredi, sur un lac en milieu périurbain à Falardeau.

Le Progrès, Roger Blackburn

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Les amateurs de pêche de la région ont pu profiter d'une journée chaude et ensoleillée pour célébrer, comme le veut la coutume, la traditionnelle ouverture de la saison de pêche, vendredi. Dès l'aube, les plus mordus se sont installés sur les glaces des lacs en milieu périurbain ou ailleurs sur le territoire libre pour taquiner les premières truites de la saison.

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Les amateurs de pêche de la région ont pu profiter d'une journée chaude et ensoleillée pour célébrer l'ouverture de la saison de pêche, vendredi.

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Les plus mordus se sont installés sur les glaces des lacs en milieu périurbain ou ailleurs sur le territoire libre pour pêcher.

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J'étais en compagnie de quatre pêcheurs sur un des nombreux lacs de villégiature de Falardeau pour faire l'ouverture. Discrétion oblige, vous n'aurez pas le nom du lac, parce qu'on veut toujours protéger le «spot» de pêche des gens qu'on accompagne. Mais je peux vous dire que c'était en face du quai du pêcheur qui nous recevait chez lui!

Le quatuor en était à sa première expérience d'ouverture de la pêche à la truite sur ce lac. Ils se sont installés dès 6 h 30 du matin et en milieu d'après-midi, ils avaient capturé une douzaine de belles truites mouchetées, dont quatre de plus de deux livres.

L'épaisseur de la glace était d'environ huit pouces (20,3cm) avec un couvert de neige mouilleuse. On pêchait dans la slush, des bottes chaudes et imperméables étaient nécessaires. Le quatuor de pêcheurs avait pris congé pour l'ouverture et ils n'ont pas été déçus. «D'habitude, celui qui parle de travail à la pêche est de corvée à la vaisselle», lance Roger Gagnon, qui se laissait étriver par ses collègues de travail.

Évidemment, la truite mordait au vers, au fond, à la ligne dormante. Le poisson est encore en dormance en ce début de saison, mais il se montrait vigoureux une fois au bout de la ligne. J'ai vu des truites de belle taille, ce qui surprend toujours dans des lacs de pêche si près de la ville.

Le groupe de pêcheurs formé de Louis Munger, Roger Gagnon, Éric Gagnon et Pierre-Luc Dubé est arrivé sur les glaces avec une perceuse à gaz, le traîneau, les équipements de pêche, les chaises pliantes et le réchaud au propane pour préparer le café sur la glace. Ce sont des habitués de pêche blanche.

Ce sont de véritables mordus et tout un chacun avait son histoire de pêche à raconter. L'ouverture de la saison de pêche a un petit côté magique, surtout quand le soleil et le poisson sont au rendez-vous. Les amateurs ont hâte de pêcher et de manger les premières truites de la saison. «Ils vont se retrouver directement dans l'assiette ce soir pour souper. C'est un privilège que nous avons de pouvoir manger du poisson frais qui passe direct du lac à l'assiette», exprime Pierre-Luc Dubé, âgé de la mi-vingtaine et qui venait de me montrer sur son téléphone la photo d'une belle grosse morue qu'il avait capturée sur les glaces de la baie des Ha! Ha! cet hiver.

Éric Gagnon, qui a eu la main chanceuse vendredi, a raté une belle prise en milieu d'avant-midi, alimentant ainsi les discussions sur l'état du monofilament en début de saison. Il est préférable d'avoir des lignes en bonne condition, on ne sait jamais quand le monstre du lac se pointera le bout du nez sur votre ligne. «Évidemment, ce sont toujours les plus grosses prises qu'on échappe», dit-il sans trop de regret.

Louis Munger en était à sa première expérience d'ouverture de pêche à la truite. «J'ai loué ce chalet sur le bord du lac, mais je ne croyais pas à cette histoire d'ouvrir la saison ici en face du quai. Mon équipe du bureau est arrivée ici à 6 h 30 et à 7h ils étaient installés sur des chaises avec des tous percés et une truite déjà au bout de la ligne pendant que je coulais du café», détaille celui qui a bien l'intention de remettre ça ce matin (samedi) pour un souper en famille.

J'ai observé une bonne vingtaine de pêcheurs autour du lac où nous étions et j'ai vu plusieurs camionnettes stationnées le long du boulevard Martel à Falardeau, ce qui laisse présager que le beau temps a attiré les pêcheurs sur les glaces.

Portage-des-Roches

Sur la rivière Chicoutimi, au Portage-de-Roches à Laterrière, le niveau de l'eau était très élevé et le débit très rapide. Il y avait à peine une dizaine d'embarcations à l'eau quand je me suis pointé le nez en début d'après-midi. Les quelques pêcheurs que j'ai rencontrés, des amateurs qui pêchaient à gué sur le bord du cours d'eau, ont confié ne pas avoir vu beaucoup d'activité dans la matinée.

«Je viens chaque année et il y a au moins trois pieds (un mètre) d'eau de plus qu'à l'habitude», assure celui qui lançait sa cuillère ondulante dans les bouillons des rapides au pied du barrage. Il y avait au moins quatre pelles d'ouvertes et la crue ne fait que commencer.

Commerces

La fébrilité de l'ouverture de la saison ne se manifeste pas seulement sur les plans d'eau. Les commerces de chasse et pêche connaissent aussi une forte activité en ce début de saison. Les adeptes se précipitent pour acheter leur permis de pêche au coût de 30 $ et finissent par sortir du magasin avec une facture de plus de 200 $. Que voulez-vous, on se laisse tenter par le nouveau leurre, la nouvelle canne, le dernier modèle de moulinet qui va mieux que notre ancien. Ça prend toujours des hameçons, des émerillons, des avançons, de nouvelles cuillères, des poissons-nageurs, des gratteurs de fond; il faut se contrôler, car on ne saurait s'arrêter.

La fin de semaine d'ouverture est toujours un peu spéciale pour les mordus. Il faudra attendre le vendredi 12 mai pour l'ouverture de la ouananiche et le 26 mai pour le doré dans l'aire faunique communautaire du lac Saint-Jean.

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