Des poissons de fond abondants

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Rémi Aubin, de l'Accomodation des 21, a pêché... (Courtoisie)

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Rémi Aubin, de l'Accomodation des 21, a pêché des sébastes, une morue franche et une merluche avec sa fille Lianne.

Courtoisie

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Les amateurs de pêche au poisson de fond dans le fjord du Saguenay connaissent un succès de pêche qui ne s'est pas vu depuis de nombreuses années. Les poissons sont au rendez-vous et mordent aisément au bout des lignes pendant que les cabanes attendent sur la terre ferme d'embarquer sur les glaces.

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Ronald Gauthier à l'ouverture de la pêche au poisson de fond sur le fjord avec les poissons capturés avec sa conjointe Rachelle Saint-Gelais.

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«Ça fait dix ans que je n'ai pas vu un tel début de saison. Je suis un pêcheur de sébastes et en trois sorties de pêche j'ai déjà trois morues franches de capturées, c'est plus que ce que j'ai pêché durant toute la saison passée», témoigne Ronald Gauthier, un pêcheur de plus de 56 ans d'expérience sur le Saguenay.

«Depuis l'ouverture, on connaît beaucoup de succès et je trouve qu'il y a plus de morue franche. En octobre je pêche le thon à l'Île-du-Prince-Édouard et cette année on a capturé plus de 150 morues accidentellement au bout de nos lignes. Peut-être qu'il se passe un phénomène semblable dans le Saguenay», s'interroge le pêcheur.

«Sérieusement, c'est fou ce qu'on voit présentement dans le fjord. Il y a des millions et des millions de petits sébastes dans le fond du Saguenay, les spécimens adultes mordent bien, on fait nos quotas facilement, c'est extraordinaire», fait valoir celui qui profite amplement de ce privilège de manger ces poissons frais.

«De mémoire de pêcheur, ça fait longtemps que je n'ai pas vu ça. Nous ne sommes pas retournés à l'abondance des années 1980 où on sortait du sébaste avec des traîneaux remplis, mais la pêche est excellente. Dimanche dernier j'y suis allé avec ma fille, en touriste à pied avec un traîneau et en deux heures de pêche nous avions quatre sébastes, une morue franche et une morue ogac. C'est bien supérieur à ce qu'on faisait avant», assure Rémi Aubin, de l'accommodation de 21 à La Baie et grand amateur de pêche sous la glace sur le fjord.

«Par les années passées, réussir son quota de cinq poissons c'était de l'ordre de l'exploit. Les clients à la boutique de chasse et pêche disent à la blague qu'avant on prenait cinq bières pour un sébaste alors que cette année c'est cinq sébastes pour une bière», raconte en riant le spécialiste.

Rachelle Saint-Gelais avec un turbot et un sébaste.... (Courtoisie) - image 2.0

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Rachelle Saint-Gelais avec un turbot et un sébaste.

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Dans son cas on parle ici d'un pêcheur avec une canne et des hameçons, alors les pêcheurs qui installent quatre à cinq brimbales risquent d'avoir des surprises. «Leur quota de pêche risque d'être capturé avant que le poêle soit allumé dans la cabane», rigole Rémi Aubin qui constate également avec les témoignages des pêcheurs à la boutique de pêche de l'Accommodation des 21 qu'il se capture plus de morues, de turbots et de flétans que par les années passées.

«Quand la ressource est abondante, ça devient facile d'abuser, les pêcheurs qui utilisent cinq ou six brimbales vont devoir gérer les quotas. Après trois captures ils devront ramasser leurs attirails pour ne pas dépasser les limites permises», dit-il. Ça sera effectivement risqué de se retrouver dans l'illégalité si les adeptes ont trois poissons de capturés et encore cinq lignes à l'eau.

Pêche d'été

Cette abondance annoncée laisse entrevoir un avenir intéressant pour la pêche au poisson de fond dans le Saguenay. «J'ai tout vendu mes équipements au lac Ontario pour m'installer sur le Saguenay, je suis un amoureux du fjord, c'est un endroit extraordinaire. Maintenant il est désormais possible de pêcher le poisson de fond en été grâce aux moteurs électriques qui nous permettent de nous ancrer même s'il y a 300 ou 400 pieds d'eau sous le bateau. Le moteur se branche sur un satellite et permet au bateau de rester au même en tournant sur un ''dix cennes''. On peut donc laisser descendre facilement nos lignes dans le fond sans se faire déplacer par le vent, les courants ou la marée», fait savoir Ronald Gauthier, véritable mordu de pêche sur le Saguenay. Certains habitués du Salon Expo nature pourront se rappeler de Ronald Gauthier comme étant «monsieur jigg» avec un kiosque de leurres et de jiggs très colorés.

En ajoutant la présence du bar rayé avec une abondance de poisson de fond dans le Saguenay, on peut espérer un jour que la pêche sportive occupe une place aussi importante en été que pendant la période hivernale.

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